Zarathoustra et le prêtre de Nietzsche (fin 3)

Par ailleurs, dans Ecce Homo, Nietzsche couronne Zarathoustra en écrivant : « Parmi mes œuvres, mon Zarathoustra occupe une place à part. En l’offrant à l’humanité, je lui ait fait le plus grandiose présent qu’elle ait jamais reçu[1]. » Il fonde cette affirmation sur une autre un peu plus loin – en disant que c’est le livre, dont la voix porte au-delà des millénaires… c’est le livre le plus haut qui soit, le vrai livre de l’air des cimes… c’est aussi le plus profond jamais surgi des trésors les plus secrets de la vérité, …  « qui parle dans ces pages n’est pas un prophète, ni aucun de ces hybrides de maladie et de volonté de puissance que l’on nomme ‘fondateurs de religion[2].’ » Comme Nietzsche, Zarathoustra n’est ni une présumée « humanité améliorée », mais une bouche qui parle des sons alcyoniens, que seulement les plus sélects peuvent entendre au-dessus des marteaux tonitruants de coups retentissants que les gens du peuple prennent pour un cri de ralliement pour leur auot-destruction. Le haut degré d’identification ou d’affinité entre Nietzsche et Zarathoustra me conduit à ajouter un appendice à cet article, pour dire, après beaucoup de considérations, que les fonctions mythiques de Zarathoustra comme celles de Nietzsche, sont d’une seule pièce.

Lou Salomé arrive à cette conclusion unique, dans son portrait sur Nietzsche quand elle écrit : « Le personnage de Zarathoustra peut être considéré comme une autotransfiguration de Nietzsche, comme un reflet et une déification de sa plénitude intérieure, et comme tel, sa genèse est parfaitement analogue à la façon dont l’humain donne naissance au surhumain. Zarathoustra représente, pour ainsi dire, le « surhomme-Nietzsche », le « sur-Nietzsche[3] ». Zarathoustra, comme l’alter-ego mythique de la projection de Nietzsche, sert comme un complexe auto-portrait de Nietzsche. Bien que sur certains points, il soit sage de faire la différence entre Nietzsche et Zarathoustra, à cause de l’herméneutique, problème dû à l’intention attribuée à l’auteur, chaque fois, il faut faire ressortir fortement la différence entre les deux entités qui apparaissent pour donner chacune son propre point de vue. Naturellement, nous devons nous efforcer de garder ces deux entités aussi distinctes que cela soit possible dans notre discussion, chaque fois qu’il est pertinent de la faire.

Deux objections sont à faire à cette hypothèse : d’abord, premièrement, Nietzsche est un auteur qui parle à travers ses personnages, et non pas seulement à travers l’un d’entre eux, et ensuite, deuxièmement, l’équation virtuelle entre Nietzsche et Zarathoustra simplifie la rhétorique ésotérique de Nietzsche. Le premier point est certainement valide, et il est vrai que tout auteur détourne sa pensée à travers les personnages qu’il crée ; et vraiment, dans Nietzsche, on a le sentiment que les côtés sombres de Nietzsche parlent à travers les plus odieuses créatures qu’il crée, telles que le plus laid des hommes. Cependant, de mon point de vue, il apparaît que cependant, Nietzsche peint de tels personnages comme des échecs par rapport à l’aristocratie et la moralité anti-chrétienne que Nietzsche souhaite propager. Ces personnages peuvent reluire encore de façon brillante dans le Zarathoustra. De plus, bien que l’ermite, l’homologue de l’ours, que Zarathoustra rencontre lors de sa première descente, est un double de Zarathoustra (ceci est une évidence à cause de sa communion avec la nature), cet ermite est un double décadent : un miroir brisé qui rend avec éclat la noblesse et la sagesse les plus grandes de Zarathoustra, démontrées par la sagesse de la mort de Dieu, démontrée par Zarathoustra dont l’ermite ne sait rien.  Le point central de la perspective de Zarathoustra est ce qui lie le récit ensemble, et depuis que Nietzsche ne semble pas textuellement établir une ouverture entre ses points de vue et ceux de Zarathoustra, je pense que cette approche est un chemin porteur de fruits pour arriver à un discours intelligent au sujet de la politique probable de Nietzsche et de ses buts philosophiques.

CONCLUSION

A l’issue d’une possible simplification exagérée, nous pensons que la rhétorique de Nietzsche ne doit pas perdre de sa simplicité, en posant Zarathoustra comme un mythe d’une seule pièce. Zarathoustra est une figure complexe, qui passe par des aventures qui sont difficiles à saisir. Il est une figure qui est à la fois éclairée, encore mortelle, qui prône la faiblesse de la pitié – traits que Nietzsche s’est attribués et qui le désignent comme « l’homme prématuré », dont  le dernier acte qui précède sa descente dans la folie, a été d’embrasser un cheval qui a été brutalement battu par son propriétaire. La complexité de la rhétorique de Nietzsche ne diminue pas, même si nous prenons Zarathoustra comme une lentille qui peut concentrer sur elle les rayons de la perspicacité de Nietzsche. C’est Zarathoustra qui dit plus parfaitement et qui célèbre l’ésotérisme de Nietzsche et sa langue exotérique ; de plus, aucun ésotérisme ne semble être perdu dans sa pensée en fonctionnant comme un mythe d’une seule pièce pour Nietzsche. Ce n’est pas pour fournir une réponse facile à l’issue herméneutique de l’intention de l’écrivain Nietzsche, mais il s’agit d’un essai constructif – semblable au jeu d’échecs qui se construit à partir d’une observation de modèles groupés et de futurs mouvements probables – pour arriver à une formulation intelligente du large contenu opérant dans la philosophie politique de Nietzsche. Naturellement, je ne soutiens pas que les intentions de Nietzsche soient exprimées de façon limpide par Zarathoustra ; au contraire, les actions de Zarathoustra et ses paroles ne sont pas loin d’être ambiguës. D’ailleurs nous disons que nous ne sommes pas capables d’entrer dans la pensée de Nietzsche en scrutant la rhétorique de Zarathoustra. Ce que nous essayons de faire, c’est de voir où les essais d’interprétation de Zarathoustra comme un alter-ego mythique de Nietzsche, construit par lui, peuvent me permettre de comprendre comment Nietzsche voit d’une façon probable sa politique en relation avec les questions de « féminité » et de la « femme » – et de localiser, plus ou moins, comment la persistance pour la Romantisme agit sur et motive son attrait pour la culture classique.

Zarathoustra et Nietzsche, comme le Dandy et le Romantique, cherchent le caractère unique de leurs propres étants et les placent eux-mêmes obstinément contre le travail, l’utilité, la nature, la femme, le progrès et la démocratie. Comme le Dandy et le Romantique, ils s’autorisent eux-mêmes à faire l’expérience du pouvoir ravissant des émotions ; comme le Dandy, ils aspirent à la fois néanmoins à retenir leur self contrôle devant les circonstances, « comme le loup pris en chasse de la fable de Vigny, qui souffre et meurt sans daigner prononcer un mot[4]. »

Ainsi le masque du classique Dionysos, le Dieu du théâtre et de l’horreur, pour qui les éléments de la pitié et de la terreur, sont essentiels à la catharsis, se transforme en un masque du Dandy civilisé, avec des gants blancs, des bottes cirés à la cheville, des bijoux et dentelles. C’est le masque de quelqu’un qui connaît la folie de tous et essaie de faire et de prendre à l’intérieur de lui-même l’effronterie de cette âpre réalisation, avec un sourire méprisant – adhérant ainsi au Dandy du Romantisme aux idéaux mythiques de son Romantisme fait de combinaisons de volonté de puissance et de passion extrêmes, de mélange d’impassivité classique avec cette conscience personnelle faite de dureté. C’est un masque « oublié par dédain et tenu en place avec fierté… (lequel habilite le Dandy) de sentir que sa chair vivante… (est) devenue quelque chose qu’on impose en plus sur un masque artificiel[5]. » La délivrance d’un discours de conclusion de Zarathoustra, porte l’empreinte de ce dédain et de son héroïcité montante à l’impassivité de sa souffrance.

Dans sa section finale, Zarathoustra pousse momentanément un cri de pitié vers les hommes supérieurs. Il renforce ce cri par la suite, sa face devient de bronze, et il se durcit lui-même le visage et sa attention n’est pas concernée par la joie, mais par son œuvre. « Pitié ! La pitié pour l’homme supérieur ! s’écria-t-il, et son visage devint d’airain. Bon ! Cela – a eu son temps ! Ma passion et ma compassion – qu’importe d’elles ! Est-ce que j’aspire au bonheur ? J’aspire à mon œuvre[6] ! »

En gardant la tentative de décrire le tempérament romantique, Jean Lorrain décrit un bal masqué dans lequel les invités, cherchant un peu plus d’amusement, ôtèrent leurs masques. Ils arrachèrent le masque d’un invité peu disposé – seulement pour découvrir qu’il n’avait pas porté de masque. La conclusion choquante met à nu l’une des doctrines fondamentales et mythiques que le Dandy épouse prudemment – l’horrible et glorieuse anticipation de sa propre mort[7].

Au dessous de la bravade des cris tumultueux et émerveillés, quelqu’un entrevoit le secret longeant le royaume de la nuit d’une mort immortalisée dans Les hymnes de la nuit de Novalis. Zarathoustra, qui porte lui-même le poids de la doctrine de l’amor fati et la vision de l’éternel retour, proclame la clarté de minuit, et évite la grossièreté du jour – la quintessence héroïque pose pour le Dandy et le Romantique : « Laisse-moi ! Laisse-moi ! Je suis trop pur pour toi. Ne me touche pas ! Mon monde ne vient-il pas d’être parfait ? Ma peau est trop propre pour tes mains. Laisse-moi, jour étouffant et niais, jour balourd ! L’heure de minuit n’est-elle pas plus claire[8] ? »

C’est le cri caché de quelqu’un qui accepte avec une passivité héroïque, le fardeau, les impuretés et la destruction afin de mettre au monde le Surhomme. La mère phallique cherche secrètement une odeur et un parfum d’éternité, une odeur de vin brun aux reflets d’or où passe le bonheur des roses, une odeur de vieux bonheur, «de bonheur ivre, du bonheur mortel de minuit qui chnate : le monde est profond, et plus profond que ne le pensait le jour ! [9] ! » Ce sont les cris et les désirs de sa propre mort glorieuse, sensuelle et héroïque. Ce sont les paroles de la mère phallique qui ne recherche que l’immortalité dans les affres de la mort, afin de tenter de mettre au monde le Surhomme – pendant qu’il connaît encore les douleurs de l’enfantement douloureux que sont les affres de la mort. C’est un homme qui pourrait très bien comprendre le lien entre le sensualisme érotique et l’attrait mortel du Massacre at Chios de Delacroix et The Death of Sardanapalus. Il s’agit d’un homme qui boit profondément à la source capiteuse et mortelle du Romantisme, ivre, et qui attend l’étreinte de la mort avec un visage plein de vitalité et de santé[10].

BIBLIOGRAPHIE

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2) AKE(Patrice, Jean).- « Nietzsche et la Critique du Prêtre », Thèse de Doctorat Unique en Philosophie, sous la direction du Prof. Niamkey Koffi Robert Salomon, UFR-SHS, Université de Cocody, (Abidjan, Cocody, 2003)

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20) LE BRIS(Michel).- Romantics and Romanticism (New York : Rizzoli International Publications, 1981)

21) LOU(Andréas-Salomé).- Friedrich Nietzsche à travers ses œuvres , (Paris, Bernard Grasset, 1992), traduit de l’Allemand par Jacques Benoist-Méchin

22) MAVILLE(Patrick).- « Le Discours poétique en philosophie » in L’Univers Philosophique . Encyclopédie Philosophique Universelle, (Paris, P.U.F., 1989)

23) NIETZSCHE(Friedrich), « Essai d’une critique de soi-même » dans La naissance de la tragédie, (Le livre de poche classique/Librairie Générale Française, 1994),  traduction de Jean Marnold et Jacques Morland, revue par Angèle Kremer-Marietti.

24) NIETZSCHE(Friedrich).- Le Cas Wagner, suivi de Nietzsche contre Wagner (Paris, Gallimard, 1974)

25) NIETZSCHE(Friedrich).- « Versuch einer Selbskritik » in Sämtliche Werke : Die Geburt der Tragödie ; Unzeitgemaße Betrachtungen 1 – 4 ; Nachgelassene Schriften 1870 – 1873, ed. Giorgio Colli and Mazzino Montarini (Berlin : de Gruyter, 1988)

26) NIETZSCHE(Friedrich).- Ainsi parlait Zarathoustra  (France, Cher 10/18), traduction Marthe Robert

27) NIETZSCHE(Friedrich).- L’Antéchrist, suivi de Ecce Homo, (Paris, Folio/Essais, Gallimard, 1974),  textes et variantes établis par Giorgio Colli et Mazzino Montinari, traduit par Jean-Claude Hémery.

28) NIETZSCHE(Friedrich).- La Généalogie de la Morale , (Paris, Gallimard 1971), traduction Isabelle Hildenbrand et Jean Gratien

29) NIETZSCHE(Friedrich).- La Volonté de Puissance, Essai d’une transmutation de toutes les valeurs(Etudes et Fragments), traduction d’Henri Albert, (Paris, le livre de poche, librairie générale français 1991)

30) NIETZSCHE(Friedrich).- Le Gai Savoir (Paris, GF Flammarion 1997), traduction de Wotling Patrick.

31) PICART(Caroline Joan S.).- Resentment and the ‘‘ Feminine’’ in Nietzsche’s Politico-Aesthetics (Pennsylvania State University 1999)

32) PICART.- « Nietzsche as Masked Romantic » Journal of Aesthetics and Art Criticism 55 (Summer 1997)

33) PINSENT(John).- Greek Mythology (Yugoslavia, Newnes Books, 1983).

34) PLATON.- Œuvres Complètes , Tome VII – 1ère Partie, la République VI 508 b – c, (Paris, Belles Lettres 1975), texte d’Emile Chambry.

35) ROSEN(Stanley).- The Mask of Enlightment : Nietzsche’s Zarathoustra, (Cambridge, Cambridge University Press, 1995)

36) SANKHARE (Oumar).-  Actes du Symposium International à l’occasion du Centenaire de la Mort de Friedrich Nietzsche, Dakar, 18 avril-20 avril 2001, paru dans A.M.O. numéro du 4 novembre 2001.

37) STASSINNOPOULOS(S.) and BENY(R.).- The Gods of Greece (New York, Harry N. Abrams, 1983)

38) VARENNE(Jean).- Zarathushtra et la tradition mazdéenne (Paris, Seuil, 1966)

39) WÜRZBACH(Friedrich).- introduction à NIETZSCHE.- Ainsi Parlait Zarathoustra (Paris, Gallimard, 1942), traduction Maurice Betz

 


[1] NIETZSCHE(Friedrich).- L’Antéchrist suivi de Ecce Homo, p. 95

[2] Ibidem, p. 95

[3] ANDREAS-SALOME(Lou).- Friedrich Nietzsche à travers ses œuvres, (Paris, Bernard Grasset, 1992), p. 167, traduit par Jacques Benoist-Méchin

[4] LE BRIS(Michel).- Romantics and Romanticism (New York : Rizzoli International Publications, 1981), p. 132 (C’est nous qui traduisons).

[5] Ibidem, p. 133

[6] NIETZSCHE(Friedrich).- Ainsi parlait Zarathoustra IV, le Signe, p. 309

[7]  LE BRIS(Michel).- O.c., p. 133 (C’est nous qui traduisons)

[8] NIEZTSCHE(Friedrich).- Ainsi parlait Zarathoustra IV, le chant de minuit, 7, p. 303.

[9] NIETZSCHE.- Ibidem, p. 306

[10] PICART.- « Nietzsche as Masked Romantic » Journal of Aesthetics and Art Criticism 55 (Summer 1997), pp. 273-291.

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