BETHANIE ST JACQUES DES DEUX PLATEAUX ABIDJAN

septembre 28, 2010

ASSOCIATION BETHANIE

BILAN D’ACTIVITE

ANNEE PASTORALE 2009-2010

BETHANIE : Amour, Amitié, Union, partage, paix et joie

Sommaire

1- Composition du bureau et contact

2- Membres et sympathisants

3- Présentation

4- Notre but

5- Notre objectif

6-Adhésion

7- Notre champ d’action

8- Rapport des activités réalisés

9- Remarques

10-Contact

COMPOSITION DU BUREAU & CONTACT

NOMS ET PRENOMS

CONTACTS

ROLES

KADIO Epouse Koizan C.

07-09-88-00

Visite/Secrétaire

EHOUMAN Nadège

07-92-91-01

Organisation

Assamoi celestine

01-82-90-78

Trésorière

Mme Djawa Ivonne

01-93-65-59

Organisation

Mme KOUASSI walé D.

07-43-60-37

Organisation

Mme Niacadie Agathe

07-70-85-38

Conseillère

Mme Mel Esther

07-07-22-64

Organisation

Mme Aka Anastasie

09-08-90-65

Conseillère

Mme Cobinah Bernadette

22-41-40-39

Conseillère

Mme Akeboue Veronique

01-29-02-27

visite

Mme Tebele Marie louise

22-41-28-12

Visite

Mme Ouedraogo Helene

22-41-70-40

Conseillère/ Visite

Mme Bokola Marie

07-94-27-71

Conseillère

Mme Nouama Noelle

08-71-52-71

Conseillère

Mme Kouame Jeannette

07-77-45-54

Visite

Mme Diop Anne

07-91-33-56

Conseillère

Niago Richard

01-00-02-89

Organisation

Bazongo Richard

07-95-00-20

Organisation

Dr KABAS

07-60-10-78

Conseiller

ALLOU Marie Louise

07-00-58-13

Conseillère

Mme SAWADOGO Berthe

07-14-30-35

Conseillère

Mme BROWN VERONIQUE

09-72-60-60

Coordinatrice

     
     
     

MEMBRES & SYMPATHISANS DE L’ASSOCIATION BETHANIE :

Grand merci à toutes ces personnes inscrites généralement pour la cause et le développement harmonieux de notre Sainte Eglise. Que Dieu les Bénisses.

NOMS

PRENOMS

01

OUEDRAOGO

HELENE

02

BROWN

VERONIQUE

03

N’GUESSAN

SOLANGE

04

Aka

Anastasie

05

Coulibaly

Leontine

06

Essoh

Simeonne

07

Allou

marie louise

08

Mel

esther

09

Aney

Honorine

10

Cobianah

Bernadette

11

Cobianah

Robert

12

Akekoua

Veronique

13

Barou

Lucie

14

Anthony

Kablan odette

15

N’GUESSAN

marguerite

16

Zinsou-GRIS

Victorine

17

Dogui BROWN

Joelle pascal

18

Dr KABAS

Gabriel

19

YEHIRI

Valérie

20

EHOUMAN

Nadège

21

EBROTTIE

Roger

22

Gadeau

Denise

23

MOBIO

reine

24

Lauboueth

Margaret

25

Kadio

Morokro

26

Tanon

Mangoua

27

Dr N’CHO

Mottoh léonard

28

BROWN

Marie

29

KADIO KOIZAN

Claire

30

Konan

Rose

31

Some

Yvonne

32

Chikaya

Catherine

33

Ouattara

Marie helene

34

Coffi

Jacqueline

35

Tiemele

Eugenie

36

Koffi

Alla bernadette

37

Adjoumanie

Clemantine

38

Dr akoua-koffi

CHANTAL

39

BOGA

C2CILE Niava

40

N’Angaté

Yolande

41

KOUAME

Yaba jeannette

42

NOUAMA

Noêlle

43

HOBA

Delplhine

44

BENE

Hoane Agathe

45

NANDIE

Rosalie

46

COULIBALY

Rosalie

47

BOKOLA

Chantal

48

AMON

Victorine

49

ADJO

Léonie

50

Ketoure

Beatrice

51

Tebele

Marie louise

52

Assamoi

Celestine

53

Bouzid

Claire

54

Aholy

Paul

55

Mme AHOLY

 

56

BOKA

Elisabeth

57

KOUASSI

Bah

58

KACOU

Emmanuel

59

BAROU

Aimé

60

DIOUF

Mathurin

61

MODOU

Marcelline

62

BOKOLA

Marie

63

SARAKA

 

64

ATTOUMGBRE

Jeanne

65

BONY

Suzanne

66

AKELE

Virginie

67

GBOHO

Catherine

68

YACE

Emilienne

69

ESSI AMARA

Lucie

70

OKA

Jeanne

71

CADEAU

Angéline

72

BONY

Marie – ange

73

ATTOBRA

Catherine

74

ESSIEN

Dieudonné

75

BOISARD

Monique

76

MOCKEY-SHO

Estelle

77

ZADI

Rose

78

KELETIGUI

Eugénie

79

LEGRE

Rosalie

80

COBlNAH

Nicole

81

BAZONGO

Richard

82

BAZONGO

Annick

83

BOA

Justine

84

CAMARA COULlBALY

Alima Christiane

85

KOUAME PILLAH

Delphine

86

N’ZI PILLAH

Jacqueline

87

DJEDJE

Marthe

88

DJEDJE

Patricia

89

DJAWA

Yvonne k.

90

MOBIO

Flora

91

BROU

Valentine

92

PILLAH

Roger

93

PILLAH

Béatrice

94

N’ZI

Joseph

95

N’ZI

Renée

96

DJEKET

Monique

97

DACOURY TABLET

Bemadette

98

ADOU

Yvette

99

TRAORE

Marie Agnès

100

DIOP

Kacou Anne

101

KOUASSI

Wolet Delphine

102

KOUADlO

Joséphine

103

AHOUNE

Firmin

104

DONVAHI

 

105

DACOURY·TABLET

Agnès

106

KOlZAN

Mireille

107

KOlZAN

Guy

108

ACHI BROU

Marthe

109

DIEZOU

Mondésir-Iouise

110

BEHI

Dominique

111

ASSAYI

Grah

112

DESCLERC

Francis

113

KOUADlO

Jeanne

114

Yahou

Odette

115

OUEDRAOGO

Caroline

116

Dr BA

Zeze

117

DADIE

Christine

118

DESCLERC

Marie Fernande

119

ASSAMOI

Honore

120

BOUAH

Justine

121

BEHI

Bernadette

122

LEZOU

Simone

123

DIARRA

Helene

124

ALBERT

Henriette

125

ADOU

Madeleine

126

DADIE

Jeanne

127

N’GUESSAN

Agnimel Thérèse

128

KOFFY

Marguerite

129

GAHIE

Lucie

130

OHOUO

Brigitte

131

DAMOI

Eugénie

132

ZUNON

Viviane

133

ADOM

Emma

134

BLEY

Isabelle

135

SAWADOGO

Berthe

136

USHER

Sylvain

137

ABIE

Caroline

138

NIACADIE

Agathe

139

GNAHOURE

Anne

140

 

Marie Pascale

141

EKRA

Sery Eliane

142

AHOUZI

Anne Marie

143

GOUIN

Claire Liliane

144

NIAGO

Koffo Richard

145

TOURE

Yolande

146

KOUAKOU

Suzanne

147

WOGNIN

Eugénie

148

BlTTY

 

149

APHlNG KOUASSI

 

150

ZEMGBO

Denis

151

JOPE

Joséphine

152

GODE

Doh Christine

153

KANGAH

Amlan Germaine

154

KOUADlO

Amlan Rosalie

155

SAWADOGO

Dim

156

KANTE

Louise

157

LlGUE

G. Joseph

158

ADHERANT ANONYME

 

PRESENTATION

L’association Béthanie a vu le jour le 20 décembre 2009. Elle compte en son sein plus d’une centaine de membres de tout âge. Les cotisations se font régulièrement sans un montant fixe. Chacun, homme et femme de bonne volonté et plein d’amour pour son prochain, fait parler son cœur. Les dons peuvent se faire en nature (pagne, vives, médicaments, etc.), en espèces Ou en chèque.

Par la bonté de Notre Seigneur Jésus – Christ et grâce aux prières de tous les croyants et croyantes, une association chrétienne catholique de bienfaisance en faveur des parents (père et mère) des prêtres et religieux est née.

Cette œuvre a été baptisée:

Association Béthanie "AB".

Elle a pris forme à la Paroisse Saint Jacques des 2 plateaux mais voudrait s’étendre jusqu’où le seigneur voudra.

NOTRE BUT

Tout est parti d’un constat. Les prêtres, les religieux et religieuses sont consacrés à Dieu.

ü

Cette tâche noble, à cause de ses exigences les coupe de leurs parents géniteurs.

ü

C’est pour combler ce vide par des actions simples mais pleines d’affection, de piété et de compassion que Béthanie visite les familles respectives des prêtres, des religieux et des religieuses.

NOTRE OBJECTIF

Nous voulons unir nos forces, créer une solidarité autour des parents des prêtres, des religieux et religieuses de façon volontaire et spontanée en donnant les mêmes chances à nos bergers afin qu’ils travaillent librement sans être encombrés par des soucis matériels et financiers.

ADHESION

L’Association Béthanie est ouverte à toute personne, homme, femme, jeune qui aime son prochain, qui à la foi et qui comprend le bien fondé de cette association.

On devient membre par adhésion à l’idée.

Les montants des contributions mensuelles pour la survie de l’association sont donnés librement par chacun selon sa foi et ses capacités.

Tenant compte de l’immensité de notre champ d’action, nous laissons chaque membre faire parler son cœur.

NOTRE CHAMP D’ACTION

Nos dons et visites sont faits spécialement dans les familles respectives des prêtres, des religieux et des religieuses pour leur apporter assistance en cas de difficulté et de peine; et partager aussi leur joie .

RAPPORT DES ACTIVITES DE L’ASSOCIATION BETHANIE

Les activités de l’association ont commencé dès sa création.

L’association Béthanie a rendu visite à une vingtaine de parents à leur domicile : Ces visites ont été accompagnées de prières et de partage étant donné que l’objectif de notre mission, c’est de se consacrer à soutenir les parents de nos prêtres et religieuses (pères et mères), être en contact avec eux, prier pour eux et avec eux, partager leurs peines et joies en leur compagnie.

L’association Béthanie avec l’aide et la grâce de Dieu :

-Nous avons réussi à faire opérer une maman qui avait le goitre.

-Nous avons fait passer le scanner à un papa qui souffrait d’hypertension.

-Nous avons également acheté les verres d’une maman qui avait des maux d’yeux.

– Nous avons fait réparer en ces moments de fortes pluies, la toiture de certaines maisons qui avaient des problèmes d’étanchéité.

25 Mai 2010 à l’occasion de la fête des Mère : nous avons, à notre manière célébré cette fête avec beaucoup d’amour en offrant des cadeaux à une centaine de mamans dans différentes paroisses à Abidjan et même à Memni.

Pour ce qui est de la fête des Pères : nous avons également fait parler notre cœur en distribuant des cadeaux à une centaine de papas. Certains les ont reçus en mains propres, d’autres les ont reçus par l’intermédiaire de leurs fils. Tout ceci a été suivi de demandes de messe.

Décès du père d’un prêtre à Lakota : Pendant que nous célébrons la joie, il y a eu des peines. Ainsi, nous avons assisté à Lakota à la cérémonie funéraire du papa de l’Abbé Doukouré. Après l’enterrement, une enveloppe a été remise à la famille éplorée.

26 juin 2010 : Décès de la sœur Marie Bernard de la communauté des religieuses Notre Dame de la Paix

Dés l’annonce du décès, l’association Béthanie s’est rendue en délégation à la maison Mère de la communauté sise à la Riviéra palmeraie, près du collège St viateur. Outre sa présence aux obsèques de sœur Marie Bernard, l’association a offert des intentions de messe pour le repos de son âme.

13 au 23 juillet 2010: Décès du Le Père Tilo Jean Baptiste

L’association Béthanie à pris une part active dans l’organisation et les obsèques du Père Tilo (réception des invités, confection des cartes de mémoire, déplacement au village pour l’enterrement…)Elle a remis une enveloppe symbolique à la sœur du défunt en guise de « yako » il noter que pendant la maladie du Père Tilo, Béthanie a toujours été présent à ses côtés

2 3 juillet 2010 : Soins du père d’un prêtre

Grace a la vigilance de l’association Béthanie, le père d’un prêtre a été hospitalisé suite aux résultats d’examens médicaux qui ont révélés une fièvre typhoïde. Ces examens ont été entièrement pris en charge par l’association. C’est seulement après sa sortie d’hôpital que le prêtre est allé voir son père. C’est dire que nos prêtres n’ont pas le temps pour se consacrer à leur famille.

28 juillet 2010 : Visite à la mère malade d’un prêtre

Ayant appris que la mère d’un prêtre était malade, Béthanie s’est mis en contact avec celui ci pour avoir de amples informations sur l’état de la malade. Béthanie a pu avoir un échange téléphonique avec la consernée grace à son fils et elle lui à fait un don pour ses soins en attendant d’agir. Il faut dire qu’elle est non voyante et très malade. Elle à été très heureure du geste de l’association de même que son fils qui n’a cessé de remercier Béthanie.

Aout 2010 : Visite au Curé de la paroisse Saint Jacques des II Plateaux

C’est avec peine que l’association a appris la maladie du Père Curé. Les membres de Béthanie lui rendu visite et ont profité pour prier avec lui.

15 Aout 2010 : Célébration des 40ans de mariage des parents d’un prêtre

Béthanie a pris une part active à la célébration des 40 ans d’aniversaire de mariage des parents d’un prêtre. Une délégation de 7 membres a participé à toutes les étapes de la cérémonie qui a débuté de 7h00 et s’est achevée à 18h00 elle a remis des dons au nom de l’association au couple qui était très heureux de leur présence et de leurs actions ;

29 Août 2010 : Messe anniversaire des 35 ans de sacerdoce de l’Abbé Marcellin Kouadio

A l’invitation du père curé Marcellin Kouadio de St Charles Luwaga, d’Adjame Béthanie a effectué un déplacement sur Dabbré. A cet effet,elle a loué un car de 18 places pour permettre à ses membres et aux religieuses des communautés les sœurs Filles de Jésus et sœurs de l’immaculé Conception de s’y rendre gratuitement. Le père Marcellin a été très content de la présence des paroissiens St Jacques ou il a eu être le curé.

Début septembre 2010 : Décès du père d » l’Abbé N’kayo de la paroisse Saint de cocody et la mère de la sœur Germaine Toti Zia

Suite aux décès successifs du père de l’abbé N’Kayo et de la mère de sœur Germaine Toli Zia, sœur fille de Jésus. L’association a fait des demandes de Messes pour le repos des âmes des défunts et symboliquement a soutenu financièrement chacun.

Début septembre : Vœux perpétuels des religieuses de la congrégation les sœurs fille de Jesus

Vue que les vœux perpétuels des religieuses de la congrégation auront lieu en Italie, vue l’importance du sacrifice de la messe, Béthanie attentive a pensé à des intentions de messe à cette occasion.

Début septembre : Visite à la mère de feu l’Abbé Kima Lucien

L’association a profité du lendemain de la nuit du Maouloud pour se rendre à Bingerville afin de présenter ses condoléances à la mère de feu l’Abbé Kima Lucien qui à perdu sa sœur au Burkina Faso. Béthanie a profité de cette visite pour lui apporter des petits présents et lui remettre une enveloppe symbolique en guise de « yako »

Grâce à la générosité d’un donateur anonyme, Béthanie a pu ouvrir un compte bancaire provisoire à Ecobank et le numéro du compte est le suivant : 20030111403018

L’association est toujours en éveil et en attendant la reprise de ses visites interrompues pour cause de vacances de certains de ses membres, elle reste en permanence en contact avec les parents des prêtre et religieux grâce à des appels téléphoniques.

Béthanie n’est pas au bout de ses peines mais avec Dieu il n’a rien d’impossible et Béthanie a introduit le cas de la maman malade d’une religieuse de notre dame de la paix.

REMARQUES

Pour la bonne marche de notre association, nous avons imprimé des cartes de visite et des dépliants contenant toutes les informations sur notre association afin de se faire mieux connaître.

Notre mission ne se limite pas uniquement à la ville d’Abidjan et ses alentours. Nous progressons pour aller vers l’intérieur afin d’atteindre toute la Côte d’Ivoire si possible.

Notre souhait, c’est d’avoir le plus grand nombre d’adresses de parents de prêtres, religieux et religieuses du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, car nous sommes très déterminés à poursuivre et à réussir cette mission inspirée par l’Esprit Saint. Elle est noble et pleine d’amour.

Amour, Amitié, Union, partage, paix et joie telles sont les vertus de notre association.

Béthanie vivra … Que Dieu nous y aide parce que la tâche n’est pas facile et l’ennemi rôde, mais d’avance il est vaincu par la main puissante de notre Seigneur Jésus-Christ!

CONTACTS

v Siège basé pour l’instant à :

v St Jacques des 2 plateaux

v Lieux de présence pour l’heure:

– St Jacques des 2 Plateaux

– St Jean de Cocody

– St Paul du Plateau

– Ste Anne d’Abobobaoulé

– St Augustin d’Aboboté

– Notre Dame d’Afrique de Biétry

Contacts coordinateurs :

v Coordonnatrice principale:

Véronique Brown

09 72 90 60 / 22415835

Mail : a.bethanie@yahoo.fr

v Saint Jacques:

N’Guessan Solange

07 83 72 36

Kadio-Koizan Claire

07 09 88 00

v St Jean:

Mme Kouamé Jeannette

07 77 45 54

v St Paul:

Bokola Marie

07 94 27 71

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BETHANIE RAPPORT D’ACTIVITES

juin 3, 2010

BETHANIE rapport d’activités

Après une vingtaine de visites dans les familles des prêtres, nous avons interrompu nos activités pour des courses urgentes.

1 VOYAGE A LAKOTA

Nous avons appris le décès du papa d’un prêtre l’Abbé DOUKOURE BOGA. En réunion, nous avons décidé de former une délégation pour nous rendre à Lakota. Nous étions Trois membres à effectuer le voyage à Zokolilié du Vendredi 21 au Samedi 22 Mai 2010. Grâce à la générosité des uns et des autres, Béthanie est venu au secours de la famille éplorée.

Nous avons pu offrir une enveloppe à la famille, au prêtre et à l’Evêque(pour son transport). Tous s’est bien passé et nous sommes revenus joyeux. C’était la première fois que les gens et les prêtres de làs-bas, et même l’évêque Aké Joseph entendaient parler de Béthanie.

Deux choses nous ont consolées. Monseigneur AKE très heureux s’est exprimé en ces termes : « Mais venez à Gagnoa Guessiho pour mieux nous informer. » Nous n’avons pas manqué de lui dire que l’Archevêque Jean-Pierre Koutouan est informé. Nous avons été aussi heureux de savoir que le Père Rapetit qui a fait une mission de Lakota il y a 30 ans nous disait : « En Italie également, il y a un groupe de ce genre qui est né et qui s’occupe des parents des prêtres ? » Ce prêtre réside actuellement aux Missions Africaines à Abobodoumé. Nous souhaitons de prendre contact avec lui afin d’en savoir plus.

2. DEPLACEMENT SUR BIETRY A LA MESSE D’ACTION DE GRACE DE L’ABBE FARMAN BONAVENTURE HERMAN

Nous n’avons pas pu résister au coup de fil de l’Abbé. Il était tout enthousiasmé de nous inviter et nous sommes partis en force. A notre descente de véhicules, nous avons été accueillis par notre ancien vicaire de Saint Jacques, Père Vincent de Paul. A Biétry nous nous sommes senties en famille.

3. FETE DES MERES : C’ETAIT LES 28 ET 29 MAI 2010

Notre raison d’être n’est-elle pas de rendre heureux, les chers parents de nos prêtres ? Et qu’est-ce que nous ne ferons pas pour que ce but soit atteint ?

Pour cette fêtre des mères, nous avons distribué (50 paquets) aux mamans dont nous avons pu obtenir les adresses telles que : St Jacques, St Albert, St Jean, Notre Dame de l’incarnation, Notre Dame de la Tendresse, Ste Famille, St Augustin de Bingerville, Notre Dame d’Afrique, Aboboté, Abobo Baoulé, Ancien Koumassi, Memni, Adjamé, Yopougon, Cathédrale St Paul, Jubilé Angré, Blockaus.

Nous avons demandé des messes le dimanche 30 Mai 2010 dans plusieurs paroisses, aux intentions des chères mamans de nos prêtres et religieuses. Nous avons également pensé aux mamans qui ne vivent plus (aux intentions des fidèles défunts).

Partout, c’était la joie qui se lisait sur les visages et des expressions touchantes telles que la prière de cette mère : « C’était mon seul fils, Seigneur tu l’as pris, et voilà qu’en son nom, des personnes viennent s’occuper de moi. » Elle était contente et pleurait de joie. Bref, nous qui avons parcouru les quartiers pour apporter ces joies, nous étions plus heureuses encore et nous avons touché du doigt cette parole d’évangile : « Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ».

NOS PROJETS

Nous visions à présent la fête des pères, mais nous allons sillonner auparavant les paroisses pour inscrire les prêtres. Nous commencerons par ceux qui ont été lésés. Nous n’avions pas appris le décès du religieux d’Elokato. Mais nous nous sommes rattrapées par la suite en lui offrant une petite enveloppe pour sa mère par un de ses confrères.

Le secrétariat de Béthanie s/c Père AKE Patrice Jean, curé de St Jacques, accompagnateur 05669369

BETHANIE RAPPORT D’ACTIVITES

juin 3, 2010

BETHANIE rapport d’activités

Après une vingtaine de visites dans les familles des prêtres, nous avons interrompu nos activités pour des courses urgentes.

1 VOYAGE A LAKOTA

Nous avons appris le décès du papa d’un prêtre l’Abbé DOUKOURE BOGA. En réunion, nous avons décidé de former une délégation pour nous rendre à Lakota. Nous étions Trois membres à effectuer le voyage à Zokolilié du Vendredi 21 au Samedi 22 Mai 2010. Grâce à la générosité des uns et des autres, Béthanie est venu au secours de la famille éplorée.

Nous avons pu offrir une enveloppe à la famille, au prêtre et à l’Evêque(pour son transport). Tous s’est bien passé et nous sommes revenus joyeux. C’était la première fois que les gens et les prêtres de làs-bas, et même l’évêque Aké Joseph entendaient parler de Béthanie.

Deux choses nous ont consolées. Monseigneur AKE très heureux s’est exprimé en ces termes : « Mais venez à Gagnoa Guessiho pour mieux nous informer. » Nous n’avons pas manqué de lui dire que l’Archevêque Jean-Pierre Koutouan est informé. Nous avons été aussi heureux de savoir que le Père Rapetit qui a fait une mission de Lakota il y a 30 ans nous disait : « En Italie également, il y a un groupe de ce genre qui est né et qui s’occupe des parents des prêtres ? » Ce prêtre réside actuellement aux Missions Africaines à Abobodoumé. Nous souhaitons de prendre contact avec lui afin d’en savoir plus.

2. DEPLACEMENT SUR BIETRY A LA MESSE D’ACTION DE GRACE DE L’ABBE FARMAN BONAVENTURE HERMAN

Nous n’avons pas pu résister au coup de fil de l’Abbé. Il était tout enthousiasmé de nous inviter et nous sommes partis en force. A notre descente de véhicules, nous avons été accueillis par notre ancien vicaire de Saint Jacques, Père Vincent de Paul. A Biétry nous nous sommes senties en famille.

3. FETE DES MERES : C’ETAIT LES 28 ET 29 MAI 2010

Notre raison d’être n’est-elle pas de rendre heureux, les chers parents de nos prêtres ? Et qu’est-ce que nous ne ferons pas pour que ce but soit atteint ?

Pour cette fêtre des mères, nous avons distribué (50 paquets) aux mamans dont nous avons pu obtenir les adresses telles que : St Jacques, St Albert, St Jean, Notre Dame de l’incarnation, Notre Dame de la Tendresse, Ste Famille, St Augustin de Bingerville, Notre Dame d’Afrique, Aboboté, Abobo Baoulé, Ancien Koumassi, Memni, Adjamé, Yopougon, Cathédrale St Paul, Jubilé Angré, Blockaus.

Nous avons demandé des messes le dimanche 30 Mai 2010 dans plusieurs paroisses, aux intentions des chères mamans de nos prêtres et religieuses. Nous avons également pensé aux mamans qui ne vivent plus (aux intentions des fidèles défunts).

Partout, c’était la joie qui se lisait sur les visages et des expressions touchantes telles que la prière de cette mère : « C’était mon seul fils, Seigneur tu l’as pris, et voilà qu’en son nom, des personnes viennent s’occuper de moi. » Elle était contente et pleurait de joie. Bref, nous qui avons parcouru les quartiers pour apporter ces joies, nous étions plus heureuses encore et nous avons touché du doigt cette parole d’évangile : « Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ».

NOS PROJETS

Nous visions à présent la fête des pères, mais nous allons sillonner auparavant les paroisses pour inscrire les prêtres. Nous commencerons par ceux qui ont été lésés. Nous n’avions pas appris le décès du religieux d’Elokato. Mais nous nous sommes rattrapées par la suite en lui offrant une petite enveloppe pour sa mère par un de ses confrères.

Le secrétariat de Béthanie s/c Père AKE Patrice Jean, curé de St Jacques, accompagnateur 05669369

LA SORCELLERIE EXISTE

mai 20, 2010

LA SORCELLERIE EXISTE

Dans la dédicace à son récent ouvrage, la sorcellerie n’existe pas (Abidjan, Editions du CERAP 2010) le Prof. BOA THIEMELE Léon Ramsès m’écrivait ces quelques mots : « Au Prof. Dr. AKE Patrice, il nous faut nous libérer de fausses croyances. Merci et bonne lecture. » Dans son avant-propos, l’auteur écrit : « Révolté à la fois par la soumission collective à l’idéologie de la sorcellerie et par les effets pervers de cette même croyance, j’ai voulu exercé mon droit de révolte[1]. » La révolte, cher confrère, n’est pas un argument, car on ne convainc pas avec l’écume à la bouche. Heureusement que dans l’introduction, l’auteur nous invite « à réfléchir sur le système de la sorcellerie à partir des faits révoltants[2]. »

1. L’OBJET DE LA RECHERCHE : LA SORCELLERIE

Pour bien assoir notre argumentation, je voudrais que nous accordions nos violons autour de l’objet de notre recherche : la sorcellerie, qu’est-ce que c’est ? Pour le Prof. BOA, « la sorcellerie « est une production de notre mentalité. Elle n’a ni consistance, ni existence en soi[3]. » Pour lui, « son mode de fonctionnement (est) fondé en réalité sur un principe explicatif du désordre ou des conflits sociaux[4]. » Ou encore, « elle est une simple verbalisation de notre souffrance et de notre désir de plénitude[5]. » En bon rationaliste, le Prof. BOA nie au sorcier, « la possession (des) pouvoirs surnaturels[6]. »

L’auteur va recourir ensuite à la psychologie jungienne pour expliquer rationnellement la sorcellerie. La sorcellerie « peut être comptée par (les) réactions face à certaines situations de peurs, d’angoisses[7]. » Plus loin, il soutient catégoriquement qu’il « serait plus juste de renvoyer la sorcellerie à une production de l’inconscient répondant aux structures de l’âme humaine et relevant des formes symboliques[8]. » Une question que nous nous posons est celle-ci : comment peut-on donner des définitions à quelque chose qui a priori n’existe pas.

Quant aux définitions proprement dites du sorcier, le Prof. Boa distingue le sorcier européen qui est « une personne censée pratiquer l’envoûtement à distance, connaître les vertus de certaines drogues, se métamorphoser en animal tel le chat, connaître en quelque sorte les recettes de l’action maléfique[9]. » En Afrique, par contre, le sorcier, selon les termes du Prof. Boa est « un villageois[10] ». Il ajoute plus loin, « c’est un paysan illettré sur lequel viennent s’accumuler les haines et les jalousies de ses frères de misère[11]. » Il me semble que le Prof.Boa a oublié son axiome de départ et il s’expose en définitions ; lui qui avait postulé que la sorcellerie n’existe pas. Tenez par exemple : « le sorcier est défini comme un être humain mu par des effets négatifs et antisociaux que sont la haine, la jalousie, le ressentiment, l’envie, l’égoïsme[12]. »Toutes les langues africaines ont un mot pour dire sorcier, ce qui prouve que la réalité existe bel et bien : « le bayifo en Agni ou en Ashanti, le kpalao en Abbey, subaka en Bamabara[13]. » A ce stade de la question, je me demande pourquoi, le Prof. BOA a-t-il nié le fait de la sorcellerie, pour ensuite, affirmer l’existence du fait de sorcier. Il va même jusqu’à affirmer à la suite d’autres auteurs comme N’cho Chayé, l’existence de la sorcellerie noire ou vilaine sorcellerie[14]. Quant à Jean-Alexis Mfoutou, lle sorcier(ndoki) « un individu suspecté d’être malfaisant. Il est doté du pouvoir maléfique de nuire aux autres, il attire la force vitale d’un être totalement dépourvu de moyens de défense. Le ndoki reste dangereux même mort car il se transforme en mauvais esprit, en démon[15]. » Prof. Boa revient ensuite à sa langue agni, où il reconnaît au bayifo « une connaissance obscure, celui qui détruit[16]. » Il poursuit en disant : « le terme bayefuo est composé du lexème nominal baye, qui désigne un pouvoir d’agression qui s’exerce de manière invisible, et du morphème dérivatif fuo qui désigne celui qui, la personne[17]. »Il mange l’âme de ceux qu’il veut faire souffrir, par des actions volontaires ou involontaires. Le Prof. BOA nous entraîne ensuite dans la cosmogonie des religions traditionnelles africaines, où il finit par avouer que, « pour la société traditionnelle, le sorcier est doué de pouvoirs surhumains grâce auxquels il peut se métamorphoser en animal, en vent, ou tout autre objet, pour commettre des crimes…contrairement aux hommes ordinaires, les sorciers ont le don de la clairvoyance. Ils sont capables de percevoir des choses que nous ne voyons pas. Ils ont, un troisième œil qu’ils utilisent pour passer à travers l’espace et le temps[18]. »

Piteuse conclusion que celle qui consiste à avouer après moultes négations que « la sorcellerie est un fait social indéniable. On ne peut nier son existence en tant que donnée sociale autonome obéissant à ses lois selon la logique interne. » Cette conclusion, franchement très contradictoire m’a fait arrêter la lecture du livre du Prof. BOA. S’est-il rendu compte de la contradiction qui fonde son livre ?

Ayant suffisamment défini l’objet de notre recherche, il nous revient de définir à présent la méthode de recherche : la dégaoutique ;

2. LA METHODOLOGIE DE RECHERCHE : LA DEGAOUTIQUE

Le Prof. BOA définit sa méthode de recherche en disant « qu’est-ce que la dégaoutique ? » <la dégaoutique, dont on peut tirer le verbe « dégaoutiser » et l’adverbe « dégaoutiquement » est « la jonction d’un préfixe « de », qui a un caractère privatif et d’un radical, « gaou » qui est issu du langage populaire de Côte d’Ivoire, le Nouchi. Le Gaou, c’est le niais. Il est incapable de voir la vérité qui s’offre à lui ; c’est celui qui s’abandonne aux informations dérivées des sens sans exercer la fonction critique de la raison. Le gaou croit à tout ce qu’on lui dit. Il devient en fin de compte la proie des rumeurs et de la routine. La coutume fondant ses choix, il se réfugie derrière une pensée collective[19]. »

La dégaoutique, « en tant que philosophie critique des vérités premières, est dépassement de l’évidence. Elle propose une lecture complexe du réel selon une rationalité ouverte. Toujours à la recherche de la diversité de signification du monde, elle prend ses distances avec les discours prétendant détenir la norme intangible du vrai[20]. » A entendre le Prof. BOA la dégaoutique estime « que le monde est trop stable pour produire, selon les ordonnances surnaturelles d’une mauvaise volonté, des changements intempestifs. A lui donner raison, le mal, le diable n’existe pas. Son jugement est sans appel : « la sorcellerie est simplement un système que les représentants des valeurs traditionnelles exploitent comme moyens totalitaires de privation de liberté, de contrôle de la norme idéologique et de conjuration du désordre[21]. »

CONCLUSION

Magic Système, un groupe de 4 chanteurs zouglou a revalorisé le concept de « gaou » dans leur opus célèbre « premier gaou n’est pas gaou », mais c’est le deuxième gaou qui est gnanta ». Prof. BOA nous a pris pour un gaou de la raison, en voulant nier une évidence sociologique « la sorcellerie » il a d’abord montré que cette réalité relevait de la psychologie. Finalement il a mis en valeur ce qu’il détruisait. C’est cela la vraie gaouterie. Il faudrait qu’il essaie une autre piste, la foi, pour voir comment lutter effectivement contre la sorcellerie, car la sorcellerie existe.

Père AKE Patrice Jean pakejean@yahoo.fr


[1] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 9

[2] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 13

[3] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 16

[4] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), pp. 16-17

[5] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 17

[6] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 19

[7] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 27

[8] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 93

[9] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 27

[10] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 29

[11] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 30

[12] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 30

[13] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 36

[14] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 36

[15] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 37

[16] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 37

[17] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 37

[18] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 46

[19] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 94

[20] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 95

[21] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 109

LA SORCELLERIE EXISTE

mai 20, 2010

LA SORCELLERIE EXISTE

Dans la dédicace à son récent ouvrage, la sorcellerie n’existe pas (Abidjan, Editions du CERAP 2010) le Prof. BOA THIEMELE Léon Ramsès m’écrivait ces quelques mots : « Au Prof. Dr. AKE Patrice, il nous faut nous libérer de fausses croyances. Merci et bonne lecture. » Dans son avant-propos, l’auteur écrit : « Révolté à la fois par la soumission collective à l’idéologie de la sorcellerie et par les effets pervers de cette même croyance, j’ai voulu exercé mon droit de révolte[1]. » La révolte, cher confrère, n’est pas un argument, car on ne convainc pas avec l’écume à la bouche. Heureusement que dans l’introduction, l’auteur nous invite « à réfléchir sur le système de la sorcellerie à partir des faits révoltants[2]. »

1. L’OBJET DE LA RECHERCHE : LA SORCELLERIE

Pour bien assoir notre argumentation, je voudrais que nous accordions nos violons autour de l’objet de notre recherche : la sorcellerie, qu’est-ce que c’est ? Pour le Prof. BOA, « la sorcellerie « est une production de notre mentalité. Elle n’a ni consistance, ni existence en soi[3]. » Pour lui, « son mode de fonctionnement (est) fondé en réalité sur un principe explicatif du désordre ou des conflits sociaux[4]. » Ou encore, « elle est une simple verbalisation de notre souffrance et de notre désir de plénitude[5]. » En bon rationaliste, le Prof. BOA nie au sorcier, « la possession (des) pouvoirs surnaturels[6]. »

L’auteur va recourir ensuite à la psychologie jungienne pour expliquer rationnellement la sorcellerie. La sorcellerie « peut être comptée par (les) réactions face à certaines situations de peurs, d’angoisses[7]. » Plus loin, il soutient catégoriquement qu’il « serait plus juste de renvoyer la sorcellerie à une production de l’inconscient répondant aux structures de l’âme humaine et relevant des formes symboliques[8]. » Une question que nous nous posons est celle-ci : comment peut-on donner des définitions à quelque chose qui a priori n’existe pas.

Quant aux définitions proprement dites du sorcier, le Prof. Boa distingue le sorcier européen qui est « une personne censée pratiquer l’envoûtement à distance, connaître les vertus de certaines drogues, se métamorphoser en animal tel le chat, connaître en quelque sorte les recettes de l’action maléfique[9]. » En Afrique, par contre, le sorcier, selon les termes du Prof. Boa est « un villageois[10] ». Il ajoute plus loin, « c’est un paysan illettré sur lequel viennent s’accumuler les haines et les jalousies de ses frères de misère[11]. » Il me semble que le Prof.Boa a oublié son axiome de départ et il s’expose en définitions ; lui qui avait postulé que la sorcellerie n’existe pas. Tenez par exemple : « le sorcier est défini comme un être humain mu par des effets négatifs et antisociaux que sont la haine, la jalousie, le ressentiment, l’envie, l’égoïsme[12]. »Toutes les langues africaines ont un mot pour dire sorcier, ce qui prouve que la réalité existe bel et bien : « le bayifo en Agni ou en Ashanti, le kpalao en Abbey, subaka en Bamabara[13]. » A ce stade de la question, je me demande pourquoi, le Prof. BOA a-t-il nié le fait de la sorcellerie, pour ensuite, affirmer l’existence du fait de sorcier. Il va même jusqu’à affirmer à la suite d’autres auteurs comme N’cho Chayé, l’existence de la sorcellerie noire ou vilaine sorcellerie[14]. Quant à Jean-Alexis Mfoutou, lle sorcier(ndoki) « un individu suspecté d’être malfaisant. Il est doté du pouvoir maléfique de nuire aux autres, il attire la force vitale d’un être totalement dépourvu de moyens de défense. Le ndoki reste dangereux même mort car il se transforme en mauvais esprit, en démon[15]. » Prof. Boa revient ensuite à sa langue agni, où il reconnaît au bayifo « une connaissance obscure, celui qui détruit[16]. » Il poursuit en disant : « le terme bayefuo est composé du lexème nominal baye, qui désigne un pouvoir d’agression qui s’exerce de manière invisible, et du morphème dérivatif fuo qui désigne celui qui, la personne[17]. »Il mange l’âme de ceux qu’il veut faire souffrir, par des actions volontaires ou involontaires. Le Prof. BOA nous entraîne ensuite dans la cosmogonie des religions traditionnelles africaines, où il finit par avouer que, « pour la société traditionnelle, le sorcier est doué de pouvoirs surhumains grâce auxquels il peut se métamorphoser en animal, en vent, ou tout autre objet, pour commettre des crimes…contrairement aux hommes ordinaires, les sorciers ont le don de la clairvoyance. Ils sont capables de percevoir des choses que nous ne voyons pas. Ils ont, un troisième œil qu’ils utilisent pour passer à travers l’espace et le temps[18]. »

Piteuse conclusion que celle qui consiste à avouer après moultes négations que « la sorcellerie est un fait social indéniable. On ne peut nier son existence en tant que donnée sociale autonome obéissant à ses lois selon la logique interne. » Cette conclusion, franchement très contradictoire m’a fait arrêter la lecture du livre du Prof. BOA. S’est-il rendu compte de la contradiction qui fonde son livre ?

Ayant suffisamment défini l’objet de notre recherche, il nous revient de définir à présent la méthode de recherche : la dégaoutique ;

2. LA METHODOLOGIE DE RECHERCHE : LA DEGAOUTIQUE

Le Prof. BOA définit sa méthode de recherche en disant « qu’est-ce que la dégaoutique ? » <la dégaoutique, dont on peut tirer le verbe « dégaoutiser » et l’adverbe « dégaoutiquement » est « la jonction d’un préfixe « de », qui a un caractère privatif et d’un radical, « gaou » qui est issu du langage populaire de Côte d’Ivoire, le Nouchi. Le Gaou, c’est le niais. Il est incapable de voir la vérité qui s’offre à lui ; c’est celui qui s’abandonne aux informations dérivées des sens sans exercer la fonction critique de la raison. Le gaou croit à tout ce qu’on lui dit. Il devient en fin de compte la proie des rumeurs et de la routine. La coutume fondant ses choix, il se réfugie derrière une pensée collective[19]. »

La dégaoutique, « en tant que philosophie critique des vérités premières, est dépassement de l’évidence. Elle propose une lecture complexe du réel selon une rationalité ouverte. Toujours à la recherche de la diversité de signification du monde, elle prend ses distances avec les discours prétendant détenir la norme intangible du vrai[20]. » A entendre le Prof. BOA la dégaoutique estime « que le monde est trop stable pour produire, selon les ordonnances surnaturelles d’une mauvaise volonté, des changements intempestifs. A lui donner raison, le mal, le diable n’existe pas. Son jugement est sans appel : « la sorcellerie est simplement un système que les représentants des valeurs traditionnelles exploitent comme moyens totalitaires de privation de liberté, de contrôle de la norme idéologique et de conjuration du désordre[21]. »

CONCLUSION

Magic Système, un groupe de 4 chanteurs zouglou a revalorisé le concept de « gaou » dans leur opus célèbre « premier gaou n’est pas gaou », mais c’est le deuxième gaou qui est gnanta ». Prof. BOA nous a pris pour un gaou de la raison, en voulant nier une évidence sociologique « la sorcellerie » il a d’abord montré que cette réalité relevait de la psychologie. Finalement il a mis en valeur ce qu’il détruisait. C’est cela la vraie gaouterie. Il faudrait qu’il essaie une autre piste, la foi, pour voir comment lutter effectivement contre la sorcellerie, car la sorcellerie existe.

Père AKE Patrice Jean pakejean@yahoo.fr


[1] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 9

[2] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 13

[3] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 16

[4] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), pp. 16-17

[5] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 17

[6] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 19

[7] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 27

[8] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 93

[9] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 27

[10] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 29

[11] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 30

[12] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 30

[13] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 36

[14] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 36

[15] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 37

[16] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 37

[17] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 37

[18] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 46

[19] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 94

[20] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 95

[21] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 109

YASSAP DU 2 AU 3 MAI 2010

mai 4, 2010

YASSAP 2 AU 3 MAI 2010

Après la dernière réunion d’Akoupé, la fraternité des Clercs, Religieux et Religieuses Adioukrou, s’est donné rendez-vous à Yassap. Cette réunion avait ce caractère particulier que ceux-ci devaient venir passer la nuit à Yassap, le 2mai. 40 personnes avaient été annoncées aux villageois qui avaient pris leurs dispositions depuis la veille ; Malheureusement nous étions huit précisément(les Abbés Fabien Yedo, Bruno Yedo, Patrice AKE, Kock Mel, Odjo, Essis Essoh Désiré et Thomas Memel.

Ces sept personnes ont été logées, nourries et blanchies par les villageois, après l’échange des nouvelles. Le lendemain les autres prêtres sont arrivés entre autres les Abbés Guillaume Agnimal, Sr Melanie Essyeble, Tite Lath, Memel François, Akro jacques Essoh, et d’autres encore par exemple le Père Claretain de Vridi Cité.

La messe a débuté à 9H, aux intentions des prêtres et religieuses adioukrous décédées(Le Cardinal YAGO, l’Abbé jacques Nomel, Camille AGNEROD, Bedi Mathias LASME, Mathurin ESSOH, Jean Luc Atchori et Christine YOU. Notre Doyen l’Abbé Guillaume AGNIMEL a présidé cette messe. L’homélie a été dite par le Père MEMEL Akproh François qui a axé son intervention sur la vie des Apôtres Philippe et Jacques qui ont donné leurs vies par amour pour le Christ par amour pour le Christ et il nous a exhortés à l’amour vraie. La fin de la messe a été une cérémonie de présentation des prêtres selon leur nom, année d’ordination, village et lieu de fonction. Puis l’assemblée est allée se recueillir sur la tombe de l’Abbé AMANDI avant de prendre une photo de famille.

Après la messe sous le coup de 11H à commencé la réunion proprement dite qui a pris fin à 14H par un repas. Après lecture et adoption du rapport d’AKOUPE, l’assemblée s’est donné comme ordre du jour la collecte des traductions du Missel, puis la fête de la Commission et des Marie Jowel, puis les cotisations.

Sur le premier point 4 personnes seulement ont déposé leur travail. Les autres ont jusqu’à la fin du mois pour le faire. Le bureau a proposé d’étendre les traductions aux autres années pour qu’on ait le missel complet.

Sur le second point, nos représentants que nous avons mandaté pour rencontré la commission et les Marie Jowel étant absents. Inquiets de la faiblesse de notre mobilisation, nous avons décidé d’aller les rencontrer ce jeudi chez le Père Guillaume Agnimel notre doyen. Nous avons décidé de porter notre participation sur les médias pour élargir cette fête aux delà de la Commission et des Marie Jowel, mais de l’étendre à tous les fils et filles du Leboutou ;

Enfin, la cotisation mensuelle aux réunions a été portée à 1000FCFA et les événements tristes à 20.000F. Le clerc peut cotiser en une fois en début d’année ou en plusieurs tranches selon ses moyens. L’idée d’un comité de gestion n’a pas été retenue. On a demandé de reconduire les trésoriers.

Après la réunion est repas copieux a été servi et nous avons à la fin rencontré le Conseil de l’Eglise.

La date de la prochaine réunion est fixé au 7 Juin 2010 à SONGON KASSEMBRE et ce sera la sortie détente. La liste de ceux qui doivent apporter quelque chose sera modifiée.

YASSAP DU 2 AU 3 MAI 2010

mai 4, 2010

YASSAP 2 AU 3 MAI 2010

Après la dernière réunion d’Akoupé, la fraternité des Clercs, Religieux et Religieuses Adioukrou, s’est donné rendez-vous à Yassap. Cette réunion avait ce caractère particulier que ceux-ci devaient venir passer la nuit à Yassap, le 2mai. 40 personnes avaient été annoncées aux villageois qui avaient pris leurs dispositions depuis la veille ; Malheureusement nous étions huit précisément(les Abbés Fabien Yedo, Bruno Yedo, Patrice AKE, Kock Mel, Odjo, Essis Essoh Désiré et Thomas Memel.

Ces sept personnes ont été logées, nourries et blanchies par les villageois, après l’échange des nouvelles. Le lendemain les autres prêtres sont arrivés entre autres les Abbés Guillaume Agnimal, Sr Melanie Essyeble, Tite Lath, Memel François, Akro jacques Essoh, et d’autres encore par exemple le Père Claretain de Vridi Cité.

La messe a débuté à 9H, aux intentions des prêtres et religieuses adioukrous décédées(Le Cardinal YAGO, l’Abbé jacques Nomel, Camille AGNEROD, Bedi Mathias LASME, Mathurin ESSOH, Jean Luc Atchori et Christine YOU. Notre Doyen l’Abbé Guillaume AGNIMEL a présidé cette messe. L’homélie a été dite par le Père MEMEL Akproh François qui a axé son intervention sur la vie des Apôtres Philippe et Jacques qui ont donné leurs vies par amour pour le Christ par amour pour le Christ et il nous a exhortés à l’amour vraie. La fin de la messe a été une cérémonie de présentation des prêtres selon leur nom, année d’ordination, village et lieu de fonction. Puis l’assemblée est allée se recueillir sur la tombe de l’Abbé AMANDI avant de prendre une photo de famille.

Après la messe sous le coup de 11H à commencé la réunion proprement dite qui a pris fin à 14H par un repas. Après lecture et adoption du rapport d’AKOUPE, l’assemblée s’est donné comme ordre du jour la collecte des traductions du Missel, puis la fête de la Commission et des Marie Jowel, puis les cotisations.

Sur le premier point 4 personnes seulement ont déposé leur travail. Les autres ont jusqu’à la fin du mois pour le faire. Le bureau a proposé d’étendre les traductions aux autres années pour qu’on ait le missel complet.

Sur le second point, nos représentants que nous avons mandaté pour rencontré la commission et les Marie Jowel étant absents. Inquiets de la faiblesse de notre mobilisation, nous avons décidé d’aller les rencontrer ce jeudi chez le Père Guillaume Agnimel notre doyen. Nous avons décidé de porter notre participation sur les médias pour élargir cette fête aux delà de la Commission et des Marie Jowel, mais de l’étendre à tous les fils et filles du Leboutou ;

Enfin, la cotisation mensuelle aux réunions a été portée à 1000FCFA et les événements tristes à 20.000F. Le clerc peut cotiser en une fois en début d’année ou en plusieurs tranches selon ses moyens. L’idée d’un comité de gestion n’a pas été retenue. On a demandé de reconduire les trésoriers.

Après la réunion est repas copieux a été servi et nous avons à la fin rencontré le Conseil de l’Eglise.

La date de la prochaine réunion est fixé au 7 Juin 2010 à SONGON KASSEMBRE et ce sera la sortie détente. La liste de ceux qui doivent apporter quelque chose sera modifiée.

ST JOSEPH FETE A LA PAROISSE ST JACQUES DES DEUX PLATEAUX

mai 4, 2010

ST JOSEPH FETE A LA PAROISSE ST JACQUES DES DEUX PLATEAUX

Ce samedi 1er Mai 2010 fut un jour mémorable pour les Amis de St Joseph de la paroisse St jacques qui recevaient à l’occasion de la fête de St Joseph travailleur, leurs collègues des autres sessions implantés sur le diocèse. Déjà à 7H, la fanfare de Blockhauss nous égayait par des hymnes de fête, tandis que les paroissiens et amis de St joseph commençaient à arriver et demandaient des intentions de messe. Radio Espoir arrivée une heure après a fait ses installations. Puis le célébrant principal, son Excellence, Mgr Boniface ZIRI, évêque d’Abengourou est arrivé, accompagné par son cérémoniaire, le Père Modeste DJEKE. Il fut accueilli par le Curé de la Paroisse l’abbé AKE Patrice Jean.

Il fut conduit à la sacristie où attendaient les prêtres concélébrants : les abbés Pascal AKAFOU, Serges Daniel AKAFOU, Poda Charles(aumônier paroissial des amis de St Joseph), Oko Cyprien, Amagoua Eric et d’autres prêtres venus d’ailleurs (Gagnoa, Brofodoumé et grand Séminaire d’Anyama).

La messe a commencé à 9H précises et après la salutation d’usage : la première nouvelle fut donnée par Mme ANOH Jeanne, responsable paroissiale des amis de St Joseph qui a souhaité la bienvenue à tous. Puis le Curé de la paroisse, l’Abbé AKE, a donné la deuxième nouvelle.

L’évêque a poursuivi la messe par le Confiteor et nous avons écouté les textes du jour. A l’homélie, son Excellence a dit sa joie de se retrouver de nouveau à St Jacques, la paroisse où il a passé les meilleures années de sa vie de prêtre. Il a surtout exhorté les chrétiens à l’humilité et à l’esprit de partage. Après la messe, la responsable diocèse des amis de St Joseph Mme LEA Zoukougbély. a remercié les participants à la messe et l’évêque. Un copieux repas a été servi, à la fin de la messe, au grand bonheur des convives.

ST JOSEPH FETE A LA PAROISSE ST JACQUES DES DEUX PLATEAUX

mai 4, 2010

ST JOSEPH FETE A LA PAROISSE ST JACQUES DES DEUX PLATEAUX

Ce samedi 1er Mai 2010 fut un jour mémorable pour les Amis de St Joseph de la paroisse St jacques qui recevaient à l’occasion de la fête de St Joseph travailleur, leurs collègues des autres sessions implantés sur le diocèse. Déjà à 7H, la fanfare de Blockhauss nous égayait par des hymnes de fête, tandis que les paroissiens et amis de St joseph commençaient à arriver et demandaient des intentions de messe. Radio Espoir arrivée une heure après a fait ses installations. Puis le célébrant principal, son Excellence, Mgr Boniface ZIRI, évêque d’Abengourou est arrivé, accompagné par son cérémoniaire, le Père Modeste DJEKE. Il fut accueilli par le Curé de la Paroisse l’abbé AKE Patrice Jean.

Il fut conduit à la sacristie où attendaient les prêtres concélébrants : les abbés Pascal AKAFOU, Serges Daniel AKAFOU, Poda Charles(aumônier paroissial des amis de St Joseph), Oko Cyprien, Amagoua Eric et d’autres prêtres venus d’ailleurs (Gagnoa, Brofodoumé et grand Séminaire d’Anyama).

La messe a commencé à 9H précises et après la salutation d’usage : la première nouvelle fut donnée par Mme ANOH Jeanne, responsable paroissiale des amis de St Joseph qui a souhaité la bienvenue à tous. Puis le Curé de la paroisse, l’Abbé AKE, a donné la deuxième nouvelle.

L’évêque a poursuivi la messe par le Confiteor et nous avons écouté les textes du jour. A l’homélie, son Excellence a dit sa joie de se retrouver de nouveau à St Jacques, la paroisse où il a passé les meilleures années de sa vie de prêtre. Il a surtout exhorté les chrétiens à l’humilité et à l’esprit de partage. Après la messe, la responsable diocèse des amis de St Joseph Mme LEA Zoukougbély. a remercié les participants à la messe et l’évêque. Un copieux repas a été servi, à la fin de la messe, au grand bonheur des convives.

FORUM DE TRIBUNE LIBRE DES PRETRES DE L’ARCHIDIOCESE D’ABIDJAN

mai 4, 2010

FORUM DE TRIBUNE LIBRE DES PRETRES DE L’ARCHIDIOCESE D’ABIDJAN

Le conseil presbytéral de l’Archidiocèse d’Abidjan, dans le cadre de l’année sacerdotale, a initié un forum de discussion de tous les prêtres de l’Archidiocèse, autour de leur Archevêque, Son Excellence Mgr Jean-Pierre KUTWAN, le jeudi 29 Avril 2010 de 9H à 12H30, au Centre Culturel de la Cathédrale.

Le conseil presbytéral s’était réuni le Mardi 23 Mars 2010, pour réfléchir sur l’organisation pratique de cette tribune. Après les échanges, le Conseil avait souhaité engager le Forum de tribune libre sur les points suivants :

Les ressources humaines du Diocèse – les agents pastoraux (Recrutement – Structures d’accompagnement) (gestion des ressources humaines – formation continue (paroisse et session) – évaluation).

Les ressources financières du Diocèse (l’état de la Procure – la question de l’EMI – le patrimoine diocésain).

La vie spirituelle du presbyterium (la prière en équipe presbytérale – rapport entre anciens et jeunes – participation aux retraites recollections et rencontres du diocèse – la conformité aux normes liturgiques des célébrations de mariage et funérailles ;

Après la prière d’ouverture, Mgr est revenu sur le forum de l’année dernière et a répondu à quelques points restés en suspens. Une question concernait les jeunes prêtres qui reprochaient aux anciens de ne pas leur faire assez confiance. Notre évêque a répondu que la confiance se mérite. Le comportement indigne de certains jeunes prêtres amène certains vieux à s’interroger sur leurs motivations réelles à devenir prêtres. Pour la question des études, notre évêque a dit que cela se ferait par promotion. En ce qui concerne l’érection des paroisses, Mgr a dit qu’il faut un presbytère pour les secteurs urbains. Pour les secteurs ruraux, il faut en plus, une plantation. Un autre a parlé de la formation du personnel ecclésiastique. Mgr a répondu que cette formation est déjà donnée au sein du FDLP. Pour les affectations, Mgr a dit que cela répond aux besoins du diocèse. Tout prêtre peut aller dans n’importe quel paroisse qu’elle soit rurale ou urbaine.

Puis Mgr s’est étendu sur la baisse du pouvoir d’achat des chrétiens et la baisse des ressources financières des paroisses. Elles ont beaucoup chuté. Il a demandé aux prêtres de faire preuve de plus de rigueur dans la gestion des paroisses qui ne sont pas leurs biens propres. Il les a aussi invités à ne pas faire des ponctions sur les quêtes. A verser intégralement les quêtes impérées. Chaque paroisse a été invitée à retirer le dossier qu’a établi pour elle, le directeur de la Procure.

Puis les modérateurs du jour, les Pères Jean-Pierre Ouédraogo et Patrice Bohui ont prié l’assistance de respecter le timing et le forum s’est ouvert. De bonnes propositions ont été faites pour le premier chapitre : quelqu’un a proposé de créer une direction des ressources humaines pour le diocèse. Puis un autre a demandé que le personnel soit aussi affecté comme les prêtres, chaque année. Ma proposition sur ce chapitre a été la suivante : désormais pour l’entrée au grand séminaire, le test écrit doit être suivi d’un entretien. Mgr présidera ce grand oral pour discerner les motivations réelles des candidats. Il sera entouré de compétences de son diocèse en sciences humaines (philosophie, psychologie, psychanalyse, sociologie, spiritualité…). Celui qui aurait des motivations louches et douteuses sera tout simplement ajourné et réorienté.

Ma deuxième proposition sur ce chapitre a concerné la question de déperdition des candidats du petit séminaire de Bingerville au Moyen Séminaire de Yopougon. Je me suis interrogé sur l’opportunité de ce séminaire. Si l’on veut le maintenir, il faut arrêter au plus vite la cohabitation entre collégiens et séminaristes, expérience désastreuse. Et renforcer au plus vite le personnel encadreur.

Le chapitre sur les ressources a suscité aussi des discussions passionnées. Mais avant ces discussions, le Père Nazaire M’Banza qui avait été indexé par un confrère, lors des communications diverses à la récollection du mardi saint et venu préciser les raisons de son absence aux réunions presbytérales. Cet interlude ne fut pas accepté par les confrères et s’est terminé en queue de poisson. Finalement des propositions intéressantes ont été faites comme celle qui voulait l’établissement de plantations, de pompes funèbres… Ma troisième proposition a consisté en la motivation des agents pastoraux qui se seraient montrés excellents. Les motiver à l’instar des agents des douanes, de l’économie et des finances et des impôts, pour ne pas être tentés à faire des ponctions sur l’argent.

Le chapitre sur la vie spirituelle des prêtres n’est pas allé à son terme : à peine quelqu’un a fait sa proposition sur le recyclage des prêtres et un autre sur les funérailles chrétiennes(particulièrement le fait que nos paroisses se transforment en pompes funèbres, que le temps imparti pour ce débat fut achevé.

L’Archevêque a félicité les participants et promis de se pencher sur les propositions et a donné sa bénédiction à la fin de la réunion : quelques communications ont été entendues auparavant.