Archive for mai 2010

LA SORCELLERIE EXISTE

mai 20, 2010

LA SORCELLERIE EXISTE

Dans la dédicace à son récent ouvrage, la sorcellerie n’existe pas (Abidjan, Editions du CERAP 2010) le Prof. BOA THIEMELE Léon Ramsès m’écrivait ces quelques mots : « Au Prof. Dr. AKE Patrice, il nous faut nous libérer de fausses croyances. Merci et bonne lecture. » Dans son avant-propos, l’auteur écrit : « Révolté à la fois par la soumission collective à l’idéologie de la sorcellerie et par les effets pervers de cette même croyance, j’ai voulu exercé mon droit de révolte[1]. » La révolte, cher confrère, n’est pas un argument, car on ne convainc pas avec l’écume à la bouche. Heureusement que dans l’introduction, l’auteur nous invite « à réfléchir sur le système de la sorcellerie à partir des faits révoltants[2]. »

1. L’OBJET DE LA RECHERCHE : LA SORCELLERIE

Pour bien assoir notre argumentation, je voudrais que nous accordions nos violons autour de l’objet de notre recherche : la sorcellerie, qu’est-ce que c’est ? Pour le Prof. BOA, « la sorcellerie « est une production de notre mentalité. Elle n’a ni consistance, ni existence en soi[3]. » Pour lui, « son mode de fonctionnement (est) fondé en réalité sur un principe explicatif du désordre ou des conflits sociaux[4]. » Ou encore, « elle est une simple verbalisation de notre souffrance et de notre désir de plénitude[5]. » En bon rationaliste, le Prof. BOA nie au sorcier, « la possession (des) pouvoirs surnaturels[6]. »

L’auteur va recourir ensuite à la psychologie jungienne pour expliquer rationnellement la sorcellerie. La sorcellerie « peut être comptée par (les) réactions face à certaines situations de peurs, d’angoisses[7]. » Plus loin, il soutient catégoriquement qu’il « serait plus juste de renvoyer la sorcellerie à une production de l’inconscient répondant aux structures de l’âme humaine et relevant des formes symboliques[8]. » Une question que nous nous posons est celle-ci : comment peut-on donner des définitions à quelque chose qui a priori n’existe pas.

Quant aux définitions proprement dites du sorcier, le Prof. Boa distingue le sorcier européen qui est « une personne censée pratiquer l’envoûtement à distance, connaître les vertus de certaines drogues, se métamorphoser en animal tel le chat, connaître en quelque sorte les recettes de l’action maléfique[9]. » En Afrique, par contre, le sorcier, selon les termes du Prof. Boa est « un villageois[10] ». Il ajoute plus loin, « c’est un paysan illettré sur lequel viennent s’accumuler les haines et les jalousies de ses frères de misère[11]. » Il me semble que le Prof.Boa a oublié son axiome de départ et il s’expose en définitions ; lui qui avait postulé que la sorcellerie n’existe pas. Tenez par exemple : « le sorcier est défini comme un être humain mu par des effets négatifs et antisociaux que sont la haine, la jalousie, le ressentiment, l’envie, l’égoïsme[12]. »Toutes les langues africaines ont un mot pour dire sorcier, ce qui prouve que la réalité existe bel et bien : « le bayifo en Agni ou en Ashanti, le kpalao en Abbey, subaka en Bamabara[13]. » A ce stade de la question, je me demande pourquoi, le Prof. BOA a-t-il nié le fait de la sorcellerie, pour ensuite, affirmer l’existence du fait de sorcier. Il va même jusqu’à affirmer à la suite d’autres auteurs comme N’cho Chayé, l’existence de la sorcellerie noire ou vilaine sorcellerie[14]. Quant à Jean-Alexis Mfoutou, lle sorcier(ndoki) « un individu suspecté d’être malfaisant. Il est doté du pouvoir maléfique de nuire aux autres, il attire la force vitale d’un être totalement dépourvu de moyens de défense. Le ndoki reste dangereux même mort car il se transforme en mauvais esprit, en démon[15]. » Prof. Boa revient ensuite à sa langue agni, où il reconnaît au bayifo « une connaissance obscure, celui qui détruit[16]. » Il poursuit en disant : « le terme bayefuo est composé du lexème nominal baye, qui désigne un pouvoir d’agression qui s’exerce de manière invisible, et du morphème dérivatif fuo qui désigne celui qui, la personne[17]. »Il mange l’âme de ceux qu’il veut faire souffrir, par des actions volontaires ou involontaires. Le Prof. BOA nous entraîne ensuite dans la cosmogonie des religions traditionnelles africaines, où il finit par avouer que, « pour la société traditionnelle, le sorcier est doué de pouvoirs surhumains grâce auxquels il peut se métamorphoser en animal, en vent, ou tout autre objet, pour commettre des crimes…contrairement aux hommes ordinaires, les sorciers ont le don de la clairvoyance. Ils sont capables de percevoir des choses que nous ne voyons pas. Ils ont, un troisième œil qu’ils utilisent pour passer à travers l’espace et le temps[18]. »

Piteuse conclusion que celle qui consiste à avouer après moultes négations que « la sorcellerie est un fait social indéniable. On ne peut nier son existence en tant que donnée sociale autonome obéissant à ses lois selon la logique interne. » Cette conclusion, franchement très contradictoire m’a fait arrêter la lecture du livre du Prof. BOA. S’est-il rendu compte de la contradiction qui fonde son livre ?

Ayant suffisamment défini l’objet de notre recherche, il nous revient de définir à présent la méthode de recherche : la dégaoutique ;

2. LA METHODOLOGIE DE RECHERCHE : LA DEGAOUTIQUE

Le Prof. BOA définit sa méthode de recherche en disant « qu’est-ce que la dégaoutique ? » <la dégaoutique, dont on peut tirer le verbe « dégaoutiser » et l’adverbe « dégaoutiquement » est « la jonction d’un préfixe « de », qui a un caractère privatif et d’un radical, « gaou » qui est issu du langage populaire de Côte d’Ivoire, le Nouchi. Le Gaou, c’est le niais. Il est incapable de voir la vérité qui s’offre à lui ; c’est celui qui s’abandonne aux informations dérivées des sens sans exercer la fonction critique de la raison. Le gaou croit à tout ce qu’on lui dit. Il devient en fin de compte la proie des rumeurs et de la routine. La coutume fondant ses choix, il se réfugie derrière une pensée collective[19]. »

La dégaoutique, « en tant que philosophie critique des vérités premières, est dépassement de l’évidence. Elle propose une lecture complexe du réel selon une rationalité ouverte. Toujours à la recherche de la diversité de signification du monde, elle prend ses distances avec les discours prétendant détenir la norme intangible du vrai[20]. » A entendre le Prof. BOA la dégaoutique estime « que le monde est trop stable pour produire, selon les ordonnances surnaturelles d’une mauvaise volonté, des changements intempestifs. A lui donner raison, le mal, le diable n’existe pas. Son jugement est sans appel : « la sorcellerie est simplement un système que les représentants des valeurs traditionnelles exploitent comme moyens totalitaires de privation de liberté, de contrôle de la norme idéologique et de conjuration du désordre[21]. »

CONCLUSION

Magic Système, un groupe de 4 chanteurs zouglou a revalorisé le concept de « gaou » dans leur opus célèbre « premier gaou n’est pas gaou », mais c’est le deuxième gaou qui est gnanta ». Prof. BOA nous a pris pour un gaou de la raison, en voulant nier une évidence sociologique « la sorcellerie » il a d’abord montré que cette réalité relevait de la psychologie. Finalement il a mis en valeur ce qu’il détruisait. C’est cela la vraie gaouterie. Il faudrait qu’il essaie une autre piste, la foi, pour voir comment lutter effectivement contre la sorcellerie, car la sorcellerie existe.

Père AKE Patrice Jean pakejean@yahoo.fr


[1] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 9

[2] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 13

[3] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 16

[4] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), pp. 16-17

[5] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 17

[6] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 19

[7] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 27

[8] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 93

[9] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 27

[10] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 29

[11] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 30

[12] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 30

[13] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 36

[14] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 36

[15] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 37

[16] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 37

[17] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 37

[18] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 46

[19] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 94

[20] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 95

[21] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 109

LA SORCELLERIE EXISTE

mai 20, 2010

LA SORCELLERIE EXISTE

Dans la dédicace à son récent ouvrage, la sorcellerie n’existe pas (Abidjan, Editions du CERAP 2010) le Prof. BOA THIEMELE Léon Ramsès m’écrivait ces quelques mots : « Au Prof. Dr. AKE Patrice, il nous faut nous libérer de fausses croyances. Merci et bonne lecture. » Dans son avant-propos, l’auteur écrit : « Révolté à la fois par la soumission collective à l’idéologie de la sorcellerie et par les effets pervers de cette même croyance, j’ai voulu exercé mon droit de révolte[1]. » La révolte, cher confrère, n’est pas un argument, car on ne convainc pas avec l’écume à la bouche. Heureusement que dans l’introduction, l’auteur nous invite « à réfléchir sur le système de la sorcellerie à partir des faits révoltants[2]. »

1. L’OBJET DE LA RECHERCHE : LA SORCELLERIE

Pour bien assoir notre argumentation, je voudrais que nous accordions nos violons autour de l’objet de notre recherche : la sorcellerie, qu’est-ce que c’est ? Pour le Prof. BOA, « la sorcellerie « est une production de notre mentalité. Elle n’a ni consistance, ni existence en soi[3]. » Pour lui, « son mode de fonctionnement (est) fondé en réalité sur un principe explicatif du désordre ou des conflits sociaux[4]. » Ou encore, « elle est une simple verbalisation de notre souffrance et de notre désir de plénitude[5]. » En bon rationaliste, le Prof. BOA nie au sorcier, « la possession (des) pouvoirs surnaturels[6]. »

L’auteur va recourir ensuite à la psychologie jungienne pour expliquer rationnellement la sorcellerie. La sorcellerie « peut être comptée par (les) réactions face à certaines situations de peurs, d’angoisses[7]. » Plus loin, il soutient catégoriquement qu’il « serait plus juste de renvoyer la sorcellerie à une production de l’inconscient répondant aux structures de l’âme humaine et relevant des formes symboliques[8]. » Une question que nous nous posons est celle-ci : comment peut-on donner des définitions à quelque chose qui a priori n’existe pas.

Quant aux définitions proprement dites du sorcier, le Prof. Boa distingue le sorcier européen qui est « une personne censée pratiquer l’envoûtement à distance, connaître les vertus de certaines drogues, se métamorphoser en animal tel le chat, connaître en quelque sorte les recettes de l’action maléfique[9]. » En Afrique, par contre, le sorcier, selon les termes du Prof. Boa est « un villageois[10] ». Il ajoute plus loin, « c’est un paysan illettré sur lequel viennent s’accumuler les haines et les jalousies de ses frères de misère[11]. » Il me semble que le Prof.Boa a oublié son axiome de départ et il s’expose en définitions ; lui qui avait postulé que la sorcellerie n’existe pas. Tenez par exemple : « le sorcier est défini comme un être humain mu par des effets négatifs et antisociaux que sont la haine, la jalousie, le ressentiment, l’envie, l’égoïsme[12]. »Toutes les langues africaines ont un mot pour dire sorcier, ce qui prouve que la réalité existe bel et bien : « le bayifo en Agni ou en Ashanti, le kpalao en Abbey, subaka en Bamabara[13]. » A ce stade de la question, je me demande pourquoi, le Prof. BOA a-t-il nié le fait de la sorcellerie, pour ensuite, affirmer l’existence du fait de sorcier. Il va même jusqu’à affirmer à la suite d’autres auteurs comme N’cho Chayé, l’existence de la sorcellerie noire ou vilaine sorcellerie[14]. Quant à Jean-Alexis Mfoutou, lle sorcier(ndoki) « un individu suspecté d’être malfaisant. Il est doté du pouvoir maléfique de nuire aux autres, il attire la force vitale d’un être totalement dépourvu de moyens de défense. Le ndoki reste dangereux même mort car il se transforme en mauvais esprit, en démon[15]. » Prof. Boa revient ensuite à sa langue agni, où il reconnaît au bayifo « une connaissance obscure, celui qui détruit[16]. » Il poursuit en disant : « le terme bayefuo est composé du lexème nominal baye, qui désigne un pouvoir d’agression qui s’exerce de manière invisible, et du morphème dérivatif fuo qui désigne celui qui, la personne[17]. »Il mange l’âme de ceux qu’il veut faire souffrir, par des actions volontaires ou involontaires. Le Prof. BOA nous entraîne ensuite dans la cosmogonie des religions traditionnelles africaines, où il finit par avouer que, « pour la société traditionnelle, le sorcier est doué de pouvoirs surhumains grâce auxquels il peut se métamorphoser en animal, en vent, ou tout autre objet, pour commettre des crimes…contrairement aux hommes ordinaires, les sorciers ont le don de la clairvoyance. Ils sont capables de percevoir des choses que nous ne voyons pas. Ils ont, un troisième œil qu’ils utilisent pour passer à travers l’espace et le temps[18]. »

Piteuse conclusion que celle qui consiste à avouer après moultes négations que « la sorcellerie est un fait social indéniable. On ne peut nier son existence en tant que donnée sociale autonome obéissant à ses lois selon la logique interne. » Cette conclusion, franchement très contradictoire m’a fait arrêter la lecture du livre du Prof. BOA. S’est-il rendu compte de la contradiction qui fonde son livre ?

Ayant suffisamment défini l’objet de notre recherche, il nous revient de définir à présent la méthode de recherche : la dégaoutique ;

2. LA METHODOLOGIE DE RECHERCHE : LA DEGAOUTIQUE

Le Prof. BOA définit sa méthode de recherche en disant « qu’est-ce que la dégaoutique ? » <la dégaoutique, dont on peut tirer le verbe « dégaoutiser » et l’adverbe « dégaoutiquement » est « la jonction d’un préfixe « de », qui a un caractère privatif et d’un radical, « gaou » qui est issu du langage populaire de Côte d’Ivoire, le Nouchi. Le Gaou, c’est le niais. Il est incapable de voir la vérité qui s’offre à lui ; c’est celui qui s’abandonne aux informations dérivées des sens sans exercer la fonction critique de la raison. Le gaou croit à tout ce qu’on lui dit. Il devient en fin de compte la proie des rumeurs et de la routine. La coutume fondant ses choix, il se réfugie derrière une pensée collective[19]. »

La dégaoutique, « en tant que philosophie critique des vérités premières, est dépassement de l’évidence. Elle propose une lecture complexe du réel selon une rationalité ouverte. Toujours à la recherche de la diversité de signification du monde, elle prend ses distances avec les discours prétendant détenir la norme intangible du vrai[20]. » A entendre le Prof. BOA la dégaoutique estime « que le monde est trop stable pour produire, selon les ordonnances surnaturelles d’une mauvaise volonté, des changements intempestifs. A lui donner raison, le mal, le diable n’existe pas. Son jugement est sans appel : « la sorcellerie est simplement un système que les représentants des valeurs traditionnelles exploitent comme moyens totalitaires de privation de liberté, de contrôle de la norme idéologique et de conjuration du désordre[21]. »

CONCLUSION

Magic Système, un groupe de 4 chanteurs zouglou a revalorisé le concept de « gaou » dans leur opus célèbre « premier gaou n’est pas gaou », mais c’est le deuxième gaou qui est gnanta ». Prof. BOA nous a pris pour un gaou de la raison, en voulant nier une évidence sociologique « la sorcellerie » il a d’abord montré que cette réalité relevait de la psychologie. Finalement il a mis en valeur ce qu’il détruisait. C’est cela la vraie gaouterie. Il faudrait qu’il essaie une autre piste, la foi, pour voir comment lutter effectivement contre la sorcellerie, car la sorcellerie existe.

Père AKE Patrice Jean pakejean@yahoo.fr


[1] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 9

[2] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 13

[3] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 16

[4] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), pp. 16-17

[5] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 17

[6] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 19

[7] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 27

[8] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 93

[9] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 27

[10] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 29

[11] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 30

[12] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 30

[13] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 36

[14] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 36

[15] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 37

[16] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 37

[17] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 37

[18] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 46

[19] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 94

[20] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 95

[21] BOA Thiémélé Ramsès.- La sorcellerie n’existe pas (Abidjan, CERAP 2010), p. 109

YASSAP DU 2 AU 3 MAI 2010

mai 4, 2010

YASSAP 2 AU 3 MAI 2010

Après la dernière réunion d’Akoupé, la fraternité des Clercs, Religieux et Religieuses Adioukrou, s’est donné rendez-vous à Yassap. Cette réunion avait ce caractère particulier que ceux-ci devaient venir passer la nuit à Yassap, le 2mai. 40 personnes avaient été annoncées aux villageois qui avaient pris leurs dispositions depuis la veille ; Malheureusement nous étions huit précisément(les Abbés Fabien Yedo, Bruno Yedo, Patrice AKE, Kock Mel, Odjo, Essis Essoh Désiré et Thomas Memel.

Ces sept personnes ont été logées, nourries et blanchies par les villageois, après l’échange des nouvelles. Le lendemain les autres prêtres sont arrivés entre autres les Abbés Guillaume Agnimal, Sr Melanie Essyeble, Tite Lath, Memel François, Akro jacques Essoh, et d’autres encore par exemple le Père Claretain de Vridi Cité.

La messe a débuté à 9H, aux intentions des prêtres et religieuses adioukrous décédées(Le Cardinal YAGO, l’Abbé jacques Nomel, Camille AGNEROD, Bedi Mathias LASME, Mathurin ESSOH, Jean Luc Atchori et Christine YOU. Notre Doyen l’Abbé Guillaume AGNIMEL a présidé cette messe. L’homélie a été dite par le Père MEMEL Akproh François qui a axé son intervention sur la vie des Apôtres Philippe et Jacques qui ont donné leurs vies par amour pour le Christ par amour pour le Christ et il nous a exhortés à l’amour vraie. La fin de la messe a été une cérémonie de présentation des prêtres selon leur nom, année d’ordination, village et lieu de fonction. Puis l’assemblée est allée se recueillir sur la tombe de l’Abbé AMANDI avant de prendre une photo de famille.

Après la messe sous le coup de 11H à commencé la réunion proprement dite qui a pris fin à 14H par un repas. Après lecture et adoption du rapport d’AKOUPE, l’assemblée s’est donné comme ordre du jour la collecte des traductions du Missel, puis la fête de la Commission et des Marie Jowel, puis les cotisations.

Sur le premier point 4 personnes seulement ont déposé leur travail. Les autres ont jusqu’à la fin du mois pour le faire. Le bureau a proposé d’étendre les traductions aux autres années pour qu’on ait le missel complet.

Sur le second point, nos représentants que nous avons mandaté pour rencontré la commission et les Marie Jowel étant absents. Inquiets de la faiblesse de notre mobilisation, nous avons décidé d’aller les rencontrer ce jeudi chez le Père Guillaume Agnimel notre doyen. Nous avons décidé de porter notre participation sur les médias pour élargir cette fête aux delà de la Commission et des Marie Jowel, mais de l’étendre à tous les fils et filles du Leboutou ;

Enfin, la cotisation mensuelle aux réunions a été portée à 1000FCFA et les événements tristes à 20.000F. Le clerc peut cotiser en une fois en début d’année ou en plusieurs tranches selon ses moyens. L’idée d’un comité de gestion n’a pas été retenue. On a demandé de reconduire les trésoriers.

Après la réunion est repas copieux a été servi et nous avons à la fin rencontré le Conseil de l’Eglise.

La date de la prochaine réunion est fixé au 7 Juin 2010 à SONGON KASSEMBRE et ce sera la sortie détente. La liste de ceux qui doivent apporter quelque chose sera modifiée.

YASSAP DU 2 AU 3 MAI 2010

mai 4, 2010

YASSAP 2 AU 3 MAI 2010

Après la dernière réunion d’Akoupé, la fraternité des Clercs, Religieux et Religieuses Adioukrou, s’est donné rendez-vous à Yassap. Cette réunion avait ce caractère particulier que ceux-ci devaient venir passer la nuit à Yassap, le 2mai. 40 personnes avaient été annoncées aux villageois qui avaient pris leurs dispositions depuis la veille ; Malheureusement nous étions huit précisément(les Abbés Fabien Yedo, Bruno Yedo, Patrice AKE, Kock Mel, Odjo, Essis Essoh Désiré et Thomas Memel.

Ces sept personnes ont été logées, nourries et blanchies par les villageois, après l’échange des nouvelles. Le lendemain les autres prêtres sont arrivés entre autres les Abbés Guillaume Agnimal, Sr Melanie Essyeble, Tite Lath, Memel François, Akro jacques Essoh, et d’autres encore par exemple le Père Claretain de Vridi Cité.

La messe a débuté à 9H, aux intentions des prêtres et religieuses adioukrous décédées(Le Cardinal YAGO, l’Abbé jacques Nomel, Camille AGNEROD, Bedi Mathias LASME, Mathurin ESSOH, Jean Luc Atchori et Christine YOU. Notre Doyen l’Abbé Guillaume AGNIMEL a présidé cette messe. L’homélie a été dite par le Père MEMEL Akproh François qui a axé son intervention sur la vie des Apôtres Philippe et Jacques qui ont donné leurs vies par amour pour le Christ par amour pour le Christ et il nous a exhortés à l’amour vraie. La fin de la messe a été une cérémonie de présentation des prêtres selon leur nom, année d’ordination, village et lieu de fonction. Puis l’assemblée est allée se recueillir sur la tombe de l’Abbé AMANDI avant de prendre une photo de famille.

Après la messe sous le coup de 11H à commencé la réunion proprement dite qui a pris fin à 14H par un repas. Après lecture et adoption du rapport d’AKOUPE, l’assemblée s’est donné comme ordre du jour la collecte des traductions du Missel, puis la fête de la Commission et des Marie Jowel, puis les cotisations.

Sur le premier point 4 personnes seulement ont déposé leur travail. Les autres ont jusqu’à la fin du mois pour le faire. Le bureau a proposé d’étendre les traductions aux autres années pour qu’on ait le missel complet.

Sur le second point, nos représentants que nous avons mandaté pour rencontré la commission et les Marie Jowel étant absents. Inquiets de la faiblesse de notre mobilisation, nous avons décidé d’aller les rencontrer ce jeudi chez le Père Guillaume Agnimel notre doyen. Nous avons décidé de porter notre participation sur les médias pour élargir cette fête aux delà de la Commission et des Marie Jowel, mais de l’étendre à tous les fils et filles du Leboutou ;

Enfin, la cotisation mensuelle aux réunions a été portée à 1000FCFA et les événements tristes à 20.000F. Le clerc peut cotiser en une fois en début d’année ou en plusieurs tranches selon ses moyens. L’idée d’un comité de gestion n’a pas été retenue. On a demandé de reconduire les trésoriers.

Après la réunion est repas copieux a été servi et nous avons à la fin rencontré le Conseil de l’Eglise.

La date de la prochaine réunion est fixé au 7 Juin 2010 à SONGON KASSEMBRE et ce sera la sortie détente. La liste de ceux qui doivent apporter quelque chose sera modifiée.

ST JOSEPH FETE A LA PAROISSE ST JACQUES DES DEUX PLATEAUX

mai 4, 2010

ST JOSEPH FETE A LA PAROISSE ST JACQUES DES DEUX PLATEAUX

Ce samedi 1er Mai 2010 fut un jour mémorable pour les Amis de St Joseph de la paroisse St jacques qui recevaient à l’occasion de la fête de St Joseph travailleur, leurs collègues des autres sessions implantés sur le diocèse. Déjà à 7H, la fanfare de Blockhauss nous égayait par des hymnes de fête, tandis que les paroissiens et amis de St joseph commençaient à arriver et demandaient des intentions de messe. Radio Espoir arrivée une heure après a fait ses installations. Puis le célébrant principal, son Excellence, Mgr Boniface ZIRI, évêque d’Abengourou est arrivé, accompagné par son cérémoniaire, le Père Modeste DJEKE. Il fut accueilli par le Curé de la Paroisse l’abbé AKE Patrice Jean.

Il fut conduit à la sacristie où attendaient les prêtres concélébrants : les abbés Pascal AKAFOU, Serges Daniel AKAFOU, Poda Charles(aumônier paroissial des amis de St Joseph), Oko Cyprien, Amagoua Eric et d’autres prêtres venus d’ailleurs (Gagnoa, Brofodoumé et grand Séminaire d’Anyama).

La messe a commencé à 9H précises et après la salutation d’usage : la première nouvelle fut donnée par Mme ANOH Jeanne, responsable paroissiale des amis de St Joseph qui a souhaité la bienvenue à tous. Puis le Curé de la paroisse, l’Abbé AKE, a donné la deuxième nouvelle.

L’évêque a poursuivi la messe par le Confiteor et nous avons écouté les textes du jour. A l’homélie, son Excellence a dit sa joie de se retrouver de nouveau à St Jacques, la paroisse où il a passé les meilleures années de sa vie de prêtre. Il a surtout exhorté les chrétiens à l’humilité et à l’esprit de partage. Après la messe, la responsable diocèse des amis de St Joseph Mme LEA Zoukougbély. a remercié les participants à la messe et l’évêque. Un copieux repas a été servi, à la fin de la messe, au grand bonheur des convives.

ST JOSEPH FETE A LA PAROISSE ST JACQUES DES DEUX PLATEAUX

mai 4, 2010

ST JOSEPH FETE A LA PAROISSE ST JACQUES DES DEUX PLATEAUX

Ce samedi 1er Mai 2010 fut un jour mémorable pour les Amis de St Joseph de la paroisse St jacques qui recevaient à l’occasion de la fête de St Joseph travailleur, leurs collègues des autres sessions implantés sur le diocèse. Déjà à 7H, la fanfare de Blockhauss nous égayait par des hymnes de fête, tandis que les paroissiens et amis de St joseph commençaient à arriver et demandaient des intentions de messe. Radio Espoir arrivée une heure après a fait ses installations. Puis le célébrant principal, son Excellence, Mgr Boniface ZIRI, évêque d’Abengourou est arrivé, accompagné par son cérémoniaire, le Père Modeste DJEKE. Il fut accueilli par le Curé de la Paroisse l’abbé AKE Patrice Jean.

Il fut conduit à la sacristie où attendaient les prêtres concélébrants : les abbés Pascal AKAFOU, Serges Daniel AKAFOU, Poda Charles(aumônier paroissial des amis de St Joseph), Oko Cyprien, Amagoua Eric et d’autres prêtres venus d’ailleurs (Gagnoa, Brofodoumé et grand Séminaire d’Anyama).

La messe a commencé à 9H précises et après la salutation d’usage : la première nouvelle fut donnée par Mme ANOH Jeanne, responsable paroissiale des amis de St Joseph qui a souhaité la bienvenue à tous. Puis le Curé de la paroisse, l’Abbé AKE, a donné la deuxième nouvelle.

L’évêque a poursuivi la messe par le Confiteor et nous avons écouté les textes du jour. A l’homélie, son Excellence a dit sa joie de se retrouver de nouveau à St Jacques, la paroisse où il a passé les meilleures années de sa vie de prêtre. Il a surtout exhorté les chrétiens à l’humilité et à l’esprit de partage. Après la messe, la responsable diocèse des amis de St Joseph Mme LEA Zoukougbély. a remercié les participants à la messe et l’évêque. Un copieux repas a été servi, à la fin de la messe, au grand bonheur des convives.

FORUM DE TRIBUNE LIBRE DES PRETRES DE L’ARCHIDIOCESE D’ABIDJAN

mai 4, 2010

FORUM DE TRIBUNE LIBRE DES PRETRES DE L’ARCHIDIOCESE D’ABIDJAN

Le conseil presbytéral de l’Archidiocèse d’Abidjan, dans le cadre de l’année sacerdotale, a initié un forum de discussion de tous les prêtres de l’Archidiocèse, autour de leur Archevêque, Son Excellence Mgr Jean-Pierre KUTWAN, le jeudi 29 Avril 2010 de 9H à 12H30, au Centre Culturel de la Cathédrale.

Le conseil presbytéral s’était réuni le Mardi 23 Mars 2010, pour réfléchir sur l’organisation pratique de cette tribune. Après les échanges, le Conseil avait souhaité engager le Forum de tribune libre sur les points suivants :

Les ressources humaines du Diocèse – les agents pastoraux (Recrutement – Structures d’accompagnement) (gestion des ressources humaines – formation continue (paroisse et session) – évaluation).

Les ressources financières du Diocèse (l’état de la Procure – la question de l’EMI – le patrimoine diocésain).

La vie spirituelle du presbyterium (la prière en équipe presbytérale – rapport entre anciens et jeunes – participation aux retraites recollections et rencontres du diocèse – la conformité aux normes liturgiques des célébrations de mariage et funérailles ;

Après la prière d’ouverture, Mgr est revenu sur le forum de l’année dernière et a répondu à quelques points restés en suspens. Une question concernait les jeunes prêtres qui reprochaient aux anciens de ne pas leur faire assez confiance. Notre évêque a répondu que la confiance se mérite. Le comportement indigne de certains jeunes prêtres amène certains vieux à s’interroger sur leurs motivations réelles à devenir prêtres. Pour la question des études, notre évêque a dit que cela se ferait par promotion. En ce qui concerne l’érection des paroisses, Mgr a dit qu’il faut un presbytère pour les secteurs urbains. Pour les secteurs ruraux, il faut en plus, une plantation. Un autre a parlé de la formation du personnel ecclésiastique. Mgr a répondu que cette formation est déjà donnée au sein du FDLP. Pour les affectations, Mgr a dit que cela répond aux besoins du diocèse. Tout prêtre peut aller dans n’importe quel paroisse qu’elle soit rurale ou urbaine.

Puis Mgr s’est étendu sur la baisse du pouvoir d’achat des chrétiens et la baisse des ressources financières des paroisses. Elles ont beaucoup chuté. Il a demandé aux prêtres de faire preuve de plus de rigueur dans la gestion des paroisses qui ne sont pas leurs biens propres. Il les a aussi invités à ne pas faire des ponctions sur les quêtes. A verser intégralement les quêtes impérées. Chaque paroisse a été invitée à retirer le dossier qu’a établi pour elle, le directeur de la Procure.

Puis les modérateurs du jour, les Pères Jean-Pierre Ouédraogo et Patrice Bohui ont prié l’assistance de respecter le timing et le forum s’est ouvert. De bonnes propositions ont été faites pour le premier chapitre : quelqu’un a proposé de créer une direction des ressources humaines pour le diocèse. Puis un autre a demandé que le personnel soit aussi affecté comme les prêtres, chaque année. Ma proposition sur ce chapitre a été la suivante : désormais pour l’entrée au grand séminaire, le test écrit doit être suivi d’un entretien. Mgr présidera ce grand oral pour discerner les motivations réelles des candidats. Il sera entouré de compétences de son diocèse en sciences humaines (philosophie, psychologie, psychanalyse, sociologie, spiritualité…). Celui qui aurait des motivations louches et douteuses sera tout simplement ajourné et réorienté.

Ma deuxième proposition sur ce chapitre a concerné la question de déperdition des candidats du petit séminaire de Bingerville au Moyen Séminaire de Yopougon. Je me suis interrogé sur l’opportunité de ce séminaire. Si l’on veut le maintenir, il faut arrêter au plus vite la cohabitation entre collégiens et séminaristes, expérience désastreuse. Et renforcer au plus vite le personnel encadreur.

Le chapitre sur les ressources a suscité aussi des discussions passionnées. Mais avant ces discussions, le Père Nazaire M’Banza qui avait été indexé par un confrère, lors des communications diverses à la récollection du mardi saint et venu préciser les raisons de son absence aux réunions presbytérales. Cet interlude ne fut pas accepté par les confrères et s’est terminé en queue de poisson. Finalement des propositions intéressantes ont été faites comme celle qui voulait l’établissement de plantations, de pompes funèbres… Ma troisième proposition a consisté en la motivation des agents pastoraux qui se seraient montrés excellents. Les motiver à l’instar des agents des douanes, de l’économie et des finances et des impôts, pour ne pas être tentés à faire des ponctions sur l’argent.

Le chapitre sur la vie spirituelle des prêtres n’est pas allé à son terme : à peine quelqu’un a fait sa proposition sur le recyclage des prêtres et un autre sur les funérailles chrétiennes(particulièrement le fait que nos paroisses se transforment en pompes funèbres, que le temps imparti pour ce débat fut achevé.

L’Archevêque a félicité les participants et promis de se pencher sur les propositions et a donné sa bénédiction à la fin de la réunion : quelques communications ont été entendues auparavant.

FORUM DE TRIBUNE LIBRE DES PRETRES DE L’ARCHIDIOCESE D’ABIDJAN

mai 4, 2010

FORUM DE TRIBUNE LIBRE DES PRETRES DE L’ARCHIDIOCESE D’ABIDJAN

Le conseil presbytéral de l’Archidiocèse d’Abidjan, dans le cadre de l’année sacerdotale, a initié un forum de discussion de tous les prêtres de l’Archidiocèse, autour de leur Archevêque, Son Excellence Mgr Jean-Pierre KUTWAN, le jeudi 29 Avril 2010 de 9H à 12H30, au Centre Culturel de la Cathédrale.

Le conseil presbytéral s’était réuni le Mardi 23 Mars 2010, pour réfléchir sur l’organisation pratique de cette tribune. Après les échanges, le Conseil avait souhaité engager le Forum de tribune libre sur les points suivants :

Les ressources humaines du Diocèse – les agents pastoraux (Recrutement – Structures d’accompagnement) (gestion des ressources humaines – formation continue (paroisse et session) – évaluation).

Les ressources financières du Diocèse (l’état de la Procure – la question de l’EMI – le patrimoine diocésain).

La vie spirituelle du presbyterium (la prière en équipe presbytérale – rapport entre anciens et jeunes – participation aux retraites recollections et rencontres du diocèse – la conformité aux normes liturgiques des célébrations de mariage et funérailles ;

Après la prière d’ouverture, Mgr est revenu sur le forum de l’année dernière et a répondu à quelques points restés en suspens. Une question concernait les jeunes prêtres qui reprochaient aux anciens de ne pas leur faire assez confiance. Notre évêque a répondu que la confiance se mérite. Le comportement indigne de certains jeunes prêtres amène certains vieux à s’interroger sur leurs motivations réelles à devenir prêtres. Pour la question des études, notre évêque a dit que cela se ferait par promotion. En ce qui concerne l’érection des paroisses, Mgr a dit qu’il faut un presbytère pour les secteurs urbains. Pour les secteurs ruraux, il faut en plus, une plantation. Un autre a parlé de la formation du personnel ecclésiastique. Mgr a répondu que cette formation est déjà donnée au sein du FDLP. Pour les affectations, Mgr a dit que cela répond aux besoins du diocèse. Tout prêtre peut aller dans n’importe quel paroisse qu’elle soit rurale ou urbaine.

Puis Mgr s’est étendu sur la baisse du pouvoir d’achat des chrétiens et la baisse des ressources financières des paroisses. Elles ont beaucoup chuté. Il a demandé aux prêtres de faire preuve de plus de rigueur dans la gestion des paroisses qui ne sont pas leurs biens propres. Il les a aussi invités à ne pas faire des ponctions sur les quêtes. A verser intégralement les quêtes impérées. Chaque paroisse a été invitée à retirer le dossier qu’a établi pour elle, le directeur de la Procure.

Puis les modérateurs du jour, les Pères Jean-Pierre Ouédraogo et Patrice Bohui ont prié l’assistance de respecter le timing et le forum s’est ouvert. De bonnes propositions ont été faites pour le premier chapitre : quelqu’un a proposé de créer une direction des ressources humaines pour le diocèse. Puis un autre a demandé que le personnel soit aussi affecté comme les prêtres, chaque année. Ma proposition sur ce chapitre a été la suivante : désormais pour l’entrée au grand séminaire, le test écrit doit être suivi d’un entretien. Mgr présidera ce grand oral pour discerner les motivations réelles des candidats. Il sera entouré de compétences de son diocèse en sciences humaines (philosophie, psychologie, psychanalyse, sociologie, spiritualité…). Celui qui aurait des motivations louches et douteuses sera tout simplement ajourné et réorienté.

Ma deuxième proposition sur ce chapitre a concerné la question de déperdition des candidats du petit séminaire de Bingerville au Moyen Séminaire de Yopougon. Je me suis interrogé sur l’opportunité de ce séminaire. Si l’on veut le maintenir, il faut arrêter au plus vite la cohabitation entre collégiens et séminaristes, expérience désastreuse. Et renforcer au plus vite le personnel encadreur.

Le chapitre sur les ressources a suscité aussi des discussions passionnées. Mais avant ces discussions, le Père Nazaire M’Banza qui avait été indexé par un confrère, lors des communications diverses à la récollection du mardi saint et venu préciser les raisons de son absence aux réunions presbytérales. Cet interlude ne fut pas accepté par les confrères et s’est terminé en queue de poisson. Finalement des propositions intéressantes ont été faites comme celle qui voulait l’établissement de plantations, de pompes funèbres… Ma troisième proposition a consisté en la motivation des agents pastoraux qui se seraient montrés excellents. Les motiver à l’instar des agents des douanes, de l’économie et des finances et des impôts, pour ne pas être tentés à faire des ponctions sur l’argent.

Le chapitre sur la vie spirituelle des prêtres n’est pas allé à son terme : à peine quelqu’un a fait sa proposition sur le recyclage des prêtres et un autre sur les funérailles chrétiennes(particulièrement le fait que nos paroisses se transforment en pompes funèbres, que le temps imparti pour ce débat fut achevé.

L’Archevêque a félicité les participants et promis de se pencher sur les propositions et a donné sa bénédiction à la fin de la réunion : quelques communications ont été entendues auparavant.