L’éducation au service de la paix et du développement

CELAF INSTITUT

Conférence du jeudi 14 mai 2009.

Fr Pierre OUATTARA

«L’éducation au service de la paix et du développement »

Lorsque vous participez à la responsabilité d’éduquer des enfants et des jeunes, il est utile de tenter d’expliciter l’objectif visé à travers cette éducation. Pour aller dans cette direction, serait-il sage de s’accorder avec une éducation qui viserait la paix et le développement ? Tout le monde conviendra sans doute qu’il ne saurait y avoir d’éducation, au sens respectable du terme, qu’en vue de la liberté. Or, est-il possible qu’une éducation se donnant pour objectif le service de la paix et du développement soit autre chose qu’une formatrice d’esclaves ? En effet, faire de la paix et du développement, en somme de la prospérité de la société, la principale finalité de l’éducation, n’est-ce pas s’exposer au risque de contribuer à aliéner les individus à la société, à sacrifier les citoyens à l’Etat ? Mais un Etat, pour autant qu’il se prétend un Etat de droit, doit-il faire autre chose que promouvoir la liberté ?

S’il y a lieu de poursuivre la paix, et une paix durable, celle-ci ne doit-elle pas être compatible avec notre dignité humaine et impliquer alors le respect des libertés ? Or, avec l’avènement, au moins souhaité, de la démocratie, on se laisse couramment convaincre, à tort ou à raison, qu’être libre signifie agir selon sa volonté. Mais, avec une telle façon de concevoir la liberté, comment construire ensemble la paix si chacun, dans sa volonté de faire valoir sa volonté, cherche à l’imposer aux autres à tout prix ? Les conflits, entre et dans nos différents Etats africains, montrent que ce n’est pas spontanément que les êtres humains entretiennent des relations de paix. Ils semblent plutôt naturellement portés à la violence. Libre, l’individu humain a besoin d’être éduqué afin d’apprendre à construire une société de paix avec ses semblables. Il ne peut vivre en citoyen pacifique sans apprendre à accorder sa volonté avec celle des autres. Suivant ces vues, quelle éducation permettrait de préparer et susciter des artisans de développement et de paix ?

I – L’éducation au service de la paix par le développement.

Sauf erreur, la guerre ne se choisit pas, elle s’impose à vous. Il semble effectivement que les peuples, désireux surtout de paix, y soient entraînés, contre leur gré, par la nature même. Font partie de ces guerres imposées aux populations celles dues à une nature agressive. L’agressivité de la nature se manifeste à travers des pandémies, des calamités naturelles, les insectes et autres êtres nuisibles… Après avoir été, pendant des siècles, sur la défensive face à la nature, les peuples sont passés à l’offensive. Ils ne se contentent pas de subir les lois de la nature mais cherchent à lui imposer les leurs en la forçant à produire selon leurs besoins. La pauvreté, cause de conditions de vie inhumaines, synonyme de société en panne, est ainsi déclarée partout l’ennemie publique numéro un. Lorsqu’un être humain a faim et soif, est malade et logé dans des conditions insalubres, s’il est dans la misère, comment peut-il avoir la paix en lui-même et avec lui-même en tant qu’être physique et social ; comment sera-t-il capable de faire la paix avec la société et ses semblables ? Si nous voulons la paix, elle ne s’obtiendra que par le développement. Le Pape Paul VI l’a déjà énoncé, « Le développement est le nouveau nom de la paix ».[1] Un cercle apparemment vicieux se dessine alors ici chez nous Africains : tant que nous ne serons pas développés, nous ne connaîtrons pas la paix ; mais sans la paix, nous est-il possible de nous développer ? La paix est, d’une part, la condition nécessaire, mais non suffisante, du développement et d’autre part, elle en est le résultat. Il y a donc paix et paix, c’est-à-dire différentes qualités de paix.

Le premier des rôles de l’éducation, dans la visée de la paix par le développement, est d’armer les citoyens, de les former en leur donnant les moyens, c’est-à-dire les connaissances et les techniques nécessaires pour soumettre la nature hostile à leur volonté. Déjà, dans l’Europe des 18ème et 19ème siècles, les illettrés étaient assimilés à des êtres violents parce qu’incapables de discerner où se trouvent leurs vrais intérêts et d’agir dans ce sens. Le fait de savoir lire, écrire et compter représentait la condition de l’apparition d’un type de citoyen nouveau, à la conduite éclairée par la science, et surtout disposé aux changements de comportement indispensables à l’avènement d’une société plus prospère.

Si les populations demeurent pauvres, n’est-ce pas parce qu’elles n’ont pas accès à l’instruction et ne voient pas alors pourquoi, ni comment, elles devraient changer de manière de vivre, de manière de travailler et de s’organiser ? Seule l’instruction pourrait les persuader d’adopter de nouvelles techniques de travail, de changer de mode de vie et de comportement, en leur faisant connaître et respecter les règles d’hygiène, en leur indiquant comment prévenir les maladies, comment prendre soin de leur environnement, comment améliorer les espèces animales ou végétales et en leur apprenant à faire des calculs et des économies… Par ailleurs, l’instruction met un frein à la violence aveugle due à la bêtise, à l’égoïsme irréfléchi et à un égocentrisme inconscient, car elle permet de mieux comprendre dans quelle mesure, les autres faisant partie de nos conditions d’existence, il est de notre intérêt de faire la paix avec eux.

La lutte contre la pauvreté ne se gagnera donc qu’en mettant les moyens nécessaires pour élever le niveau d’instruction du peuple. Sans instruction, les enfants n’auront que peu de chances réelles de trouver plus tard un emploi bien rémunéré et de devenir des agents de développement efficaces. Pour se développer, une société ne peut se passer d’enseignants, de médecins, d’entrepreneurs capables de créer des emplois, de techniciens, d’ingénieurs, bref de personnes formées et converties à de nouvelles valeurs telles que le sens de la rigueur, de la ponctualité, l’esprit d’entreprise, la rentabilité, la productivité… L’idéal d’éducation par l’instruction reste valable et fait l’unanimité comme moyen de renouvellement et de valorisation des ressources humaines de nos pays… Loin d’être réalisé partout et pour tous, cet idéal d’instruction par l’école est cependant vivement critiqué car considéré insuffisant. Sa réalisation en Afrique se heurte à plusieurs obstacles tels que la faiblesse des ressources allouées par les Etats à l’éducation, le nombre insuffisant d’écoles, d’universités et d’enseignants, la fonction d’enseignant peu valorisée, la mauvaise orientation des jeunes dans leurs études, une école débouchant sur le chômage, la baisse de niveau et le peu de motivation chez les élèves et étudiants, les grèves à répétition… Mais, à moins qu’on ne soit prêt à réserver les bienfaits de l’instruction à une minorité sociale privilégiée, une école à la portée de tous continuera d’être souhaitable afin de gagner la bataille du développement. Une mobilisation mondiale en faveur de l’éducation serait donc du plus grand intérêt de tous les pays.

II- L’éducation à la paix, un besoin mondial de notre temps.

S’il est admis que la paix est une conquête collective liée aux progrès des techniques de production massive de biens, avec pour préalable l’élévation du niveau d’instruction des populations, c’est-à-dire le progrès des mentalités, il s’ensuit que le monde change dans les têtes avant de changer visiblement dans la pratique. Comment cependant ne pas constater que l’humanité a grandi plus vite en puissance qu’en sagesse ?[2] A l’évidence, l’éducation par l’instruction et la formation professionnelle ne suffit pas. Cela s’observe, une fois instruits et bien formés, les hommes n’en deviennent pas pour autant plus pacifiques ni plus faciles à vivre. Être instruit et bien formé professionnellement diffère du fait d’être bien éduqué. L’instruction n’écarte pas tout à fait la misère affective, morale et spirituelle.

Le progrès économique et social s’accompagne le plus souvent d’un relâchement des mœurs interprété comme étant l’indice de plus de liberté. L’accroissement des richesses entraîne l’apparition de nouveaux maux tels que des maladies inconnues jusque là, la dégradation de l’environnement, la consommation ostentatoire, des inégalités sociales croissantes, l’incivisme, la corruption, la montée de l’insécurité… Plusieurs exigences des traditions morales et religieuses tendent, avec l’évolution, à être rejetées ou oubliées. Des voix s’élèvent même pour parler d’agonie de la morale … Au vu de tout cela, il apparaît que la construction de la paix passe par des efforts de moralisation de la vie publique. Dans le nouveau contexte social, se pose la question de savoir si le progrès économique et social ne révèle pas en nous davantage des êtres domestiques que des êtres sociables véritablement libres. L’instruction tend finalement à nous faire tourner le dos à l’éducation au sens traditionnel du terme. L’école dispose à imiter principalement des modèles culturels extérieurs à nos sociétés, à consommer préférentiellement ce que nous ne produisons pas. Elle a tendance à produire des êtres plus solitaires que solidaires.

Or, traditionnellement, être éduqué signifiait avoir le sens du savoir vivre en société, le sens pratique des valeurs de la vie communautaire…[3] L’éducation a pour postulat l’existence en chacun d’un désir de faire société avec les autres et donc un refus de laisser s’instaurer l’indifférence et la violence dans les relations. Une volonté de paix, que manifestent ses manières et son comportement sociables, est supposée partir du cœur hospitalier du « bien éduqué ». L’éduqué témoigne, à travers ses gestes, ses manières, ses paroles, son comportement, de sa fidélité à une culture commune donnée. Bien des conflits africains viennent précisément de l’inexistence d’une véritable culture commune liant les membres des diverses communautés ethniques et religieuses d’un même pays les uns aux autres. Une telle culture n’est pas donnée, elle est à créer. Ce qui survit de l’éducation traditionnelle ne constitue-t-il pas, sous certains aspects, un frein, ou une gêne, à l’entrée dans un monde ouvert, dominé par la culture de l’efficacité, de la rentabilité, monde de la vitesse où le temps c’est de l’argent ? Dans la société en développement, où règne la compétition, l’agressivité passe pour une valeur positive. De sorte que la politesse, la courtoisie, la douceur, des marques de savoir vivre de la société traditionnelle, risquent de passer dans ce contexte pour des manières de perdre du temps sinon des signes de faiblesse…

Eblouis par les modèles occidentaux, sommes-nous encore capables de penser à d’autres modèles de société et d’école que ceux d’Europe ? L’école moderne prépare surtout à reproduire la société occidentale. Elle n’apprend pas à nos jeunes la sociabilité et ne réussit pas non plus à les disposer à gagner patiemment leur vie. Du point de vue de la vie domestique, à laquelle prépare l’instruction, les règles et lois de la vie sociale paraissent des entraves à la liberté et non l’expression d’une volonté de vivre ensemble en harmonie. L’école encourage à vouloir être « quelqu’un », incite à se distinguer des autres et n’inculque pas le sens d’un lien commun, de la liberté en tant que bien commun car fruit d’une conquête collective. Du coup, la société se rapproche d’une jungle où les lois ne sont faites que pour les plus faibles, où il s’agit par conséquent de se montrer plus fort et plus rusé que tous les autres. C’est dire que les gens s’associent par calcul d’intérêt, pour être plus forts. Ce n’est pas le lien social qui, ordinairement, importe mais le pouvoir économique et social que l’on en tire.

La préoccupation ordinaire, à courte vue, des populations laborieuses, n’est pas tant la paix que l’obtention de la satisfaction de leurs besoins. La paix, elles l’espèrent de l’Etat. Dans le cadre de l’Etat, chacun est sensé abandonner sa liberté « sauvage » au profit d’une liberté « civilisée », c’est-à-dire soumise aux lois de la cité. La paix est le fruit du respect d’un pacte social tacite de non agression entre citoyens, pacte en même temps d’association et de soumission à une même autorité, l’Etat. Il est attendu alors de ceux qui sont à la tête de l’Etat qu’ils assurent la paix civile et sociale, qu’ils garantissent la sécurité des personnes, des biens et des affaires dans les limites des frontières nationales et même au-delà. Les raisons ne manquent pas d’admettre que le développement et la paix sont d’abord l’affaire de l’Etat, plus précisément celle des gouvernants et non des éducateurs.

En effet, faire régner la paix synonyme d’absence de troubles sociaux, de maintien de l’ordre et de stabilité politique, se ramène partiellement à un problème presque purement technique, c’est-à-dire de pouvoir de contrôle de la société par l’appareil d’Etat. Le gouvernement, détenant le monopole des pouvoirs de planification et de coercition, disposant des forces armées et de la police, peut les utiliser pour mobiliser et encadrer de façon autoritaire les populations en vue d’une croissance économique rapide. La restriction des libertés, supposée provisoire, est alors justifiée par l’évocation de l’intérêt supérieur de la nation. Il se peut que les citoyens, peu instruits, avant tout épris de sécurité, ayant peur du changement, craignent la liberté et se résignent à subir la condition d’esclaves. Mais l’autoritarisme de l’Etat vis-à-vis de la société[4] risque, à la longue, de s’affaiblir. L’Etat non seulement arbitre les luttes sociales mais représente également leur enjeu. S’il manque la paix c’est qu’il y a perpétuellement lutte en vue de conquérir ou garder la direction de la société à travers l’Etat. L’Etat représente à la fois le problème et la solution à la question d’une éducation au service du développement et de la paix.

Que les gouvernants et les aspirants à prendre les rênes du pouvoir en soient conscients ou pas, l’Etat, à travers les multiples contraintes auxquelles il soumet les citoyens, constitue un formidable instrument d’éducation à la liberté. Il arrive qu’il conduise les populations au désespoir en laissant prospérer l’incompétence, l’injustice, la corruption, l’immoralité, bref toutes sortes de formes de violence ou alors qu’il encourage la vie vertueuse en suscitant l’espoir d’une société meilleure. Cet espoir d’une société meilleure entretient la paix sociale. L’éducation ne se passe donc pas exclusivement dans les murs des écoles. La politique donne lieu à une forme d’éducation des populations et l’éducation, par l’école, donne aux populations les moyens de s’approprier des institutions de l’Etat. La force de l’Etat repose sur les libertés bien comprises de ses citoyens. A ses débuts, l’éducation prend l’aspect d’une discipline venue de l’extérieur ; elle a cependant pour visée ultime d’encourager l’autodiscipline, base d’une paix durable, voulue et non plus imposée.

Aujourd’hui la recherche de la paix en Afrique se déroule sur deux fronts : celui de la lutte contre la pauvreté et celui de la démocratisation. Faut-il privilégier la lutte contre la pauvreté, au détriment de la démocratie, ou mener ces deux luttes concomitamment ? Certes, la démocratie n’apportera pas la solution à tous les maux de l’Afrique, tout au moins elle repose sur le postulat d’une liberté à éduquer de l’être humain. Libre, une fois ses besoins matériels fondamentaux satisfaits, l’individu ne trouve pas pour autant la paix ; une part de lui réclame la reconnaissance de sa valeur infinie. Cette part le pousse à se mesurer aux autres, à se comparer à eux, afin de prouver sa valeur et de la faire respecter. Il y a désir de faire société mais un désir en même temps insociable. Comment en ce cas la paix deviendra-t-elle l’objectif commun à tous si au lieu de chercher l’égalité, chacun tente plutôt d’exploiter et de dominer les autres ? Si l’individu est liberté en ce sens, c’est dire que, sans éducation, il demeure un être naturellement violent. Le problème fondamental qui se pose dans le cadre d’une démocratie est celui-ci : comment concilier les libertés individuelles afin qu’elles se nuisent le moins possible les unes aux autres ? [5] C’est ici que l’éducation joue son rôle le plus profond : affronter le premier des obstacles à la paix, la violence en l’homme lui-même. [6]

Sans une culture de base commune, comment constituer en un seul peuple des citoyens appartenant à une diversité d’ethnies, à une pluralité de traditions culturelles ? Un véritable Etat démocratique ne saurait se construire sans une démocratisation de l’instruction, sans culture démocratique. Il est difficile d’imaginer une démocratie fonctionnant correctement sans un peuple instruit. C’est ici que se pose le problème de la mise en oeuvre d’une politique éducative efficace. La démocratie commence par une éducation de base accessible à tous les citoyens, les introduisant à la conscience des droits et devoirs d’une commune identité nouvelle. Cette éducation est réussie lorsqu’elle produit des citoyens sachant se montrer exigeants vis-à-vis d’eux-mêmes et capables de participer à créer une morale concrète nouvelle à partir de traditions anciennes.

Conclusion : réinventer l’éducation ?

De nombreux citoyens africains vivent une sorte d’exil intérieur sur le continent car ils n’arrivent pas à y trouver véritablement l’hospitalité, autrement dit la paix. Comment y trouveraient-ils la paix sans avoir appris à habiter leur environnement naturel et institutionnel ? Habiter un pays, y trouver l’hospitalité est fondamentalement une question d’éducation. C’est un fait indéniable, sans instruction, les gens sont dépassés par le  monde dans lequel ils vivent. Ils ne le comprennent pas et cela est source de bien des troubles. Intellectuellement, moralement et spirituellement en retard dans un monde en avance sur eux, ils sont incapables d’en affronter les défis. Comment, en tant qu’Africains, être à la hauteur des défis que lance notre environnement sans revoir nos systèmes éducatifs ? Pour y arriver, il faudra bien réfléchir aux dispositions d’esprit, de cœur et de caractère nécessaires pour bâtir une paix durable.

A présent, la nature elle-même ne pousse-t-elle pas l’humanité vers la paix ? En effet, avec les enseignements des sciences telles que l’écologie et la biologie, émerge la conscience croissante d’une solidarité de fait entre les nations. Il est devenu clair que si les hommes continuent à se comporter en groupes nationaux motivés par leurs seuls intérêts égoïstes divergents, il risque de n’y avoir d’avenir réjouissant pour personne. La conscience de la nécessité d’une gestion concertée des ressources naturelles, indispensables à la vie, oblige les nations à négocier des accords. Il est clair aujourd’hui qu’il faut se développer autrement que par le passé. Un développement sans éducation à la protection de la nature, au respect de l’environnement et au sens de l’interdépendance des vivants s’annonce catastrophique.

S’il est de la responsabilité des hommes politiques d’éviter le plus possible à nos pays des conflits internes ou externes et d’élaborer des politiques éducatives efficaces, celle de préparer une paix durable incombe aux éducateurs. La paix correspond à un choix collectif de société mais également à un choix de vie personnel. Pour la construire et la protéger, la culture d’un courage sans violence, d’une force sans dureté et d’un amour sans désir de domination, reste à créer. Au- delà de la volonté de ne pas se nuire mutuellement, la paix invite à la charité. Elle réside dans une manière acquise de se rapporter à soi-même. Cette manière s’identifie à la douceur, signe non de faiblesse mais d’humilité d’une puissance assez forte contre elle-même pour ne pas succomber à la violence. Sans combat avec soi-même, sans vertu, pas de paix réelle. L’intérêt de la démocratie c’est qu’elle conduit à poser le problème d’une éducation qui mette la vie vertueuse à la portée de tous.

Bibliographie

Aboubacar Yenikoye Ismaël, Réinventer les stratégies de développement de l’Afrique, Paris, L’Harmattan, 2007. 256 p.

Cheikh Tidiane DIOP, L’Afrique en attente, Paris, L’Harmattan, 2006. 121 p.

Eric WEIL, « L’éducation en tant que problème de notre temps » in Philosophie et réalité. Derniers Essais et conférences, Paris, Beauchesne, 1982. P. 297- 309.

Jean Marie NZEKOUE, Afrique : faux débats et vrais défis, Paris, L’Harmattan, 2008. 309 p.

Joseph BRANDOLIN, Réinventer l’éducation en Afrique, Afrique Education T.B. Conseils, 1997. 191 p.

Joseph KI-ZERBO, Eduquer ou périr, Paris, L’Harmattan, 1990. 120 p.

Mamadou KOULIBALY, Leadership et développement africain. Les défis, les modèles et les principes, Paris, L’Harmattan, 2008. 51 p.

Momar Sokhna DIOP, Quelles alternatives pour l’Afrique ?, Paris, L’Harmattan, 2008. 180 p.

René NGUETTIA KOUASSI, Les chemins du développement de l’Afrique, Paris, L’Harmattan, 2008. 255p.


[1] Paul VI, Populorum progressio, 1967.

[2] Cf. Maria MONTESSORI, L’éducation et la paix, Paris, Desclée de Brouwer, 1996, p 10- 12.

[3] Olivier REBOUL, Les valeurs de l’éducation, Paris, PUF, 1992 cf. 210-211.

[4] Totalitarisme, despotisme, dictature…

[5] Cf. Mathieu Lou BAMBA, « La philosophie dans le processus de démocratisation en Afrique », Revue CAPHIA, 1er numéro spécial 2004, Presses Universitaires de Ouagadougou. P. 45 – 61.

[6] Mieux que de ne pas nuire, il s’agit d’apprendre à être le bien de tous.

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