COMMENTAIRES SUIVIS D’EVANGILE POUR PRIERE AFRICAINE 2009

JEUDI 1 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

C’est dans la foi, que nous vous souhaitons, une Bonne, Heureuse et Sainte Année 2009 ! Cette foi doit inspirer nos vœux. Une nouvelle année commence, pleine de promesses. Que cette année puisse nous rapprocher du Dieu vivant, nous permettre de le mieux connaître, en faisant l’expérience de son amour infini. Dieu est né dans notre monde, en un petit enfant, depuis une semaine déjà. Ainsi commencent les œuvres de Dieu. Sur les pas des bergers, nous aussi, nous venons nous émerveiller auprès de la crèche.

Aujourd’hui nous fêtons sa maman. Jésus est né d’une femme, pour montrer comment s’accomplit le dessein de Dieu ; le Fils Unique de Dieu devient le fils de Marie, pour faire de nous des fils de Dieu. Le Fils du Dieu Tout-Puissant reposes dans la faiblesse d’un nouveau-né. Marie, c’est cette jeune fille bien disponible au dessein de Dieu, qui rend possible l’Incarnation. Humble servante, ouverte à l’action de l’Esprit Saint, en elle le Verbe de Dieu prend chair. A juste titre, elle est proclamée, Mère de Dieu, par le Concile d’Ephèse en 431. C’est son premier titre de gloire, celui qui englobe et résume tous les autres. Nous ne pouvons qu’à son exemple, retenir ces événements et les méditer, afin que notre cœur vive dans la louange et répande la paix.

A l’aube de cette nouvelle année 2009, telle une nouvelle Eve, elle est, par son Fils, à l’origine de la nouvelle humanité, et elle est invoquée dans ce sens. Que durant cette année, elle renouvelle les chrétiens et les chrétiennes, dans leur attachement à Jésus-Christ, et qu’en cette journée mondiale de prière pour la paix, son exemple encourage et stimule tous les artisans de paix de par le monde entier, pour qu’il s continuent de construire un monde meilleur.

VENDREDI 2 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

En ce deuxième jour de l’an des Saints Basile et Grégoire. Unis dans un même culte, Basile et Grégoire l’étaient déjà par l’amitié, depuis leurs études à Athènes. Ensemble, ils devinrent moines. Les textes du jour sont de l’apôtre Saint Jean. La première lettre, lue en première lecture, nous invite à observer le commandement divin de l’Amour. Il s’agit de connaître Dieu, c’est-à-dire, de ne pas seulement avoir de lui une notion abstraite, mais d’entrer en relation personnelle et de vivre en communion avec lui. Devant les chrétiens de s’évader dans les spéculations religieuses, Saint Jean se montre soucieux de ce que la foi informe réellement toute leur existence. Le critère d’une authentique connaissance de Dieu est la pratique de ses commandements.

Pourtant, il y a des personnes qui n’observent pas les commandements. Celles-ci sont des menteurs et des hérétiques. Elles ne nient pas la dignité messianique de l’homme Jésus, mais elles détachent le Christ céleste de cet être jugé trop humain qui s’appelle Jésus de Nazareth. Soutenir une telle opinion, c’est interdire à l’homme toute union avec le Père, c’est le priver du don reçu au baptême. En cette eucharistie, demandons au Seigneur la grâce d’une foi inébranlable, afin de pouvoir confesser que Jésus est le Messie.

SAMEDI 3 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Saint Jean nous indique, en ce troisième jour de l’an, que pratiquer la justice, c’est ne pas pécher. Puis il nous apprend que le plus grand don que le Père nous fait, c’est d’être appelés fils de Dieu. En effet, le monde est incapable de découvrir en Dieu, le Père qui dans le Fils nous révèle son amour. Il ne peut davantage connaître les chrétiens dans leur condition d’enfants de Dieu.

Saint Jean distingue ainsi deux étapes dans la connaissance filiale des croyants : le stade initial, réalisé dès le début de la vie chrétienne, et son accomplissement à la fin des temps, dans la parfaite ressemblance au Fils de Dieu. En effet, la certitude que nous avons déjà de voir un jour le Fils de Dieu dans sa gloire, nous donne l’assurance que nous lui serons alors pleinement semblables. Malgré cela, des chrétiens tombent dans l’incrédulité pour devenir finalement des anti-christs. Dans cette incrédulité, se manifeste déjà l’iniquité du monde, soumis à l’empire du diable. Demandons au seigneur, au cours de cette eucharistie, de nous purifier, afin que notre foi au Christ grandisse en qualité.

DIMANCHE 4 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Nous célébrons, en ce jour, l’épiphanie du Seigneur, sa manifestation au monde sous ses aspects multiples. Dans un premier temps, l’épiphanie prolonge la fête de Noël, sa naissance et son enfance. Dans un second temps, il s’agit de la première manifestation publique du Christ. Le premier sens montre que lors de la naissance à Bethléem à quelques privilégiés, les bergers. Aujourd’hui, par l’épisode des rois mages, c’est une manifestation plus solennelle de Jésus au monde.

Si la venue des mages a retenu l’attention davantage que celle des bergers, c’est que ces hommes arrivaient d’au-delà des frontières d’Israël, du lointain Orient. En les attirant au Christ Enfant, Dieu a dévoilé le mystère de notre salut pour que tous les peuples en soient illuminés. Fête du Christ, donc fête de gloire, l’épiphanie est aussi une fête de l’humilité, fête de la vocation des hommes à la foi, puis à la vision de Dieu.

En cette solennité, le Seigneur nous invite à ne pas séparer ces deux aspects de notre vie spirituelle, la gloire et l’humilité. Nous ne pouvons nous approcher du Christ glorifié, sans nous approcher en même temps du Christ humilié, ni du Christ humilié sans nous approcher du Christ glorifié. Si nous désirons que le Christ soit manifesté en nous, dans nos vies, ce ne peut être qu’en étreignant le Christ humble et en adorant d’un même élan Celui qui est aussi un Dieu, un Roi et un Vainqueur. Finalement, l’épiphanie correspond dans notre vie intérieure, à notre première conversion, notre première rencontre consciente de notre âme avec notre Sauveur, au moment où nous acceptons Jésus comme Maître et comme ami.

LUNDI 5 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

La fête de l’épiphanie que nous avons célébrée hier marquait le commencement de la mission publique de Jésus. L’évangile de saint Mathieu renforce cette idée, en ce lendemain de cette fête, en insistant sur cette mission publique de Jésus, qui commence en Galilée. Devant le danger imminent qui s’est manifesté en l’arrestation de Jean Baptiste le Précurseur, Jésus s’est retiré. Il abandonne Nazareth, c’est-à-dire, sa patrie et ses ennemis et vient habiter Capharnaüm, au bord du lac de Gennésareth.

Pour préciser non seulement le lieu, mais la signification prophétique du ministère de Jésus dès le début, saint Mathieu cite un texte d’Isaïe, en le modifiant profondément. En cela, il veut simplement affirmer qu’en Galilée, Jésus s’adresse aux tribus du peuple, les plus menacées par la nuit païenne, comme l’était Israël de la part des Assyriens. Ainsi ce ministère de Jésus prend contact avec toutes les nations. Il choisit la Galilée et non le désert ou encore Jérusalem pour commencer sa mission, car il veut établir son centre de rayonnement dans une région contaminée par le paganisme. A nous aussi, d’imiter Jésus en portant l’évangile en territoire païen, dans nos familles et nos lieux d’évangélisation les plus difficiles à pénétrer.

MARDI 6 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

En ce deuxième jour après l’épiphanie, saint Marc nous fait entrevoir la bonté surabondante de Jésus. Il part du constat que le peuple de Dieu est abandonné et a pitié du troupeau qui est sans berger, à cause de l’incurie des chefs responsables. Comme le berger messianique, à l’image de Moïse ou de David, il prend soin de son peuple, en lui donnant lui-même à manger. Il oblige ses disciples à l’action et les prépare ainsi à collaborer à son œuvre. Imitons notre maître, qui ne désespère jamais devant les pires difficultés et qui prend soin des petits et des pauvres.

MERCREDI 7 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Nous poursuivons notre méditation avec St Marc qui nous invite aujourd’hui à contempler la Seigneurie de Jésus qui marche sur les eaux. Il montre ainsi qu’il est Dieu quand il foule les hauteurs de la mer et la domine. En cela Jésus est plus grand que Moïse et Elie. Devant les disciples apeurés et effrayés, il affirme sa Divinité : « C’est Moi », autrement dit « Je Suis ». St Marc comprend ce récit, comme la manifestation de l’être secret de Jésus, Fils de Dieu, d’où la recommandation habituelle dans les récits de révélations surnaturelles : « N’ayez pas peur ». Cette confiance exprime l’effet de la présence de Jésus au milieu des dangers représentés par la mer. St Marc lie étroitement le récit de la multiplication des pains d’hier et celui d’aujourd’hui, la marche sur les eaux, comme des signes chargés d’une révélation qui échappe encore aux disciples : en Jésus se manifeste le pouvoir de Dieu rassasiant son peuple au désert et dominant la mer.

VENDREDI 16 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

En cette première semaine du temps ordinaire, où nous poursuivons notre marche à la suite du Christ, saint Marc nous conduit à Capharnaüm, où ce dernier est en pleine discussion avec ses adversaires. L’intérêt du passage se porte sur les paroles de Jésus, qui s’exprime nettement sur le sens de sa mission. Il a autorité, en tant que Fils de l’Homme, c’est-à-dire Dieu, sur le sens de sa mission. Il montre sa divinité quand il pardonne les péchés sur la terre. Ce miracle du paralytique qu’il opère, a lieu chez lui, dans sa propre maison. La foi est ici exprimée par la démarche vers Jésus accomplie par le malade et les porteurs. Ainsi il réalise le miracle devant la foi et celle de son entourage. Jésus vient sauver tout l’homme, corps et âme ; en guérissant le paralytique par ce miracle, il signifie son intention et son pouvoir de guérir son cœur en pardonnant tous ses péchés. Les paralytiques d’aujourd’hui que nous sommes, avons besoin de compagnons débordants de foi qui nous conduisent jusqu’à Jésus. Par nos seules forces, nous sommes incapables de le faire. Demandons-lui de nous pardonner toutes nos fautes, malgré nos handicaps.

SAMEDI 17 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Aujourd’hui Jésus s’en va de nouveau au bord de la mer et à la foule qui vient vers lui, il enseigne sa parole. Saint Marc nous raconte ici l’appel de Lévi, le fils d’Alphée qui est collecteur d’impôts. Cet appel, rapporté sous la même forme que celui des quatre premiers disciples, introduit une controverse sur l’attitude de Jésus à l’égard des pécheurs. Comment un collaborateur des occupants romains, qui oppressent et saignent le peuple juif, peut devenir disciple du Christ et messager de la bonne nouvelle ? Si le Maître choisit ce pécheur public, c’est pour signifier que tous les hommes sont pécheurs et qu’il vient pour sauver ceux qui reconnaissent avoir besoin du salut.

Beaucoup d’entre nous, par leurs charges, sont exposés continuellement au péché, au piège de l’argent et de l’orgueil. Tentés, ils sont fragilisés et régulièrement catalogués par leurs proches. Qu’ils se tournent vers Dieu et son salut les fortifiera dans leurs épreuves quotidiennes.

DIMANCHE 18 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Aujourd’hui commence, en ce deuxième dimanche du temps ordinaire, la semaine de prières pour l’unité des chrétiens. En raison de la brièveté de l’évangile de saint Marc que nous lisons cette année, nous sommes obligés de le compléter, de temps à autre, par celui de saint Jean. Ce chapitre de saint Jean décrit la rencontre que fit Jésus après son baptême avec ceux qui allaient devenir ses premiers disciples, Jean, André et Pierre. Ceux-ci virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui. Jean est le seul évangéliste à citer le mot « Messie » et il traduit aussitôt : « celui qui a reçu l’onction. Jésus connaît intimement tous ceux qui l’approchent et il annonce le nouveau nom qui sera imposé à Simon ; ce nom de Pierre, bien connu des lecteurs annonce sa vocation particulière, le pouvoir de lier et de délier, c’est-à-dire d’interdire ou de permettre, d’exclure ou de réintroduire dans la communauté religieuse.

La lecture du premier livre de Samuel évoque pour sa part, le premier appel adressé par le Seigneur à ce dernier, alors que celui-ci était encore tout enfant. Quant à la seconde lecture, il s’agit d’un extrait de la première lettre de St Paul apôtre aux Corinthiens. Pour mettre en garde les fidèles du Christ contre la licence de la grande ville païenne, l’Apôtre leur rappelle que leurs corps sont les membres du Christ et le temple du Saint Esprit.

Chacun de nous a reçu un premier appel, lors de son baptême et s’est mis à la suite du Christ. Aujourd’hui pouvons-nous arrêter pour faire un peu notre bilan. Sommes-nous déjà émoussés ou avons-nous encore la ferveur de notre enfance spirituelle ? Où en est notre foi ? Dans cette grande ville païenne d’Abidjan, nouvelle Corinthe, quel est notre rapport aux nouvelles idoles (argent, sexe, sport, culte de la personne, orgueil, démesure, politique…) ? Dieu a-t-il encore une place dans nos cœurs ?

LUNDI 19 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

En ce lundi de la deuxième semaine du temps ordinaire, nous revenons à saint Marc où son évangile présente Jésus, aux prises avec ses adversaires, dans une autre controverse au sujet du jeûne. Le fait est le suivant : les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens respectent la prescription du jeûne. Ceux de Jésus sont plus souples. Vient alors la question : pourquoi les derniers nommés ne jeûnent-ils pas comme les autres ? La question posée provoque la réponse décisive de Jésus : les invités de la noce ne peuvent pas jeûner tant que l’époux est avec eux, mais à sa mort, ils le feront. Le sens de cette réponse énigmatique de Jésus est une allusion claire à sa mort. Il reconnaît l’existence des jeûnes cultuels dont certains sont facultatifs et qui sont plus ou moins importants en soi. Mais Jésus accorde plus d’intérêt au jeûne lui-même qui est en train de se dévoyer de son temps ; car il doit être une ouverture radicale à Dieu lui-même. Parfois nous sommes, à la recherche de dévotions spectaculaires qui obscurcissent notre visibilité de Dieu. Puisse sa Parole nous éclairer, sur sa présence, dans l’ordinaire de nos vies !

MARDI 20 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Le temps ordinaire que nous vivons en ce moment, ne doit pas nous faire oublier la prière pour l’unité des chrétiens, et avec saint Marc, entrons dans une autre controverse de Jésus avec ses adversaires, au sujet de l’observance du sabbat. Le nouveau fait est le suivant : un jour de sabbat, Jésus et ses disciples, en traversant des champs, arrachent des épis. La question suivante est posée à Jésus : pourquoi vous n’observez pas le sabbat ? La réponse de Jésus nous révèle que l’obligation du sabbat cesse quand son observation entraîne un grave dommage pour l’homme. Il affirme donc son autorité jusque sur l’institution divine du sabbat. Bien souvent, beaucoup de lois et de prescriptions dans l’Eglise nous asservissent au lieu de nous libérer. Faisons en sorte que nos pratiques, ne nous écrasent pas, mais soient pour notre épanouissement. La miséricorde, en toutes choses, doit précéder le légalisme et nous faire vivre pleinement dans la liberté de l’Esprit.

MERCREDI 21 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Sainte Agnès dont nous faisons mémoire en ce jour est une jeune fille romaine de douze ans, qui, au début du IVè siècle, affronte la mort, plutôt que de renier le Christ qu’elle aime par-dessus tout. A sa manière, elle a suivi le Christ, à la façon du paralytique de l’évangile. Ce récit ne suit pas le modèle habituel des récits de miracle : l’intérêt ne porte ici sur la guérison qu’en tant qu’elle offre matière à controverse au sujet du sabbat, et qu’elle constitue la réponse de Jésus au débat. D’après les adversaires de Jésus, on ne pouvait soulager un malade durant le sabbat que s’il était en danger. Or, Jésus soulage ce paralytique. Son action s’oppose à celui de ses adversaires qui l’épient avec malveillance. Ne pas guérir dans ce cas, équivaut pour Jésus à tuer ou à faire le mal. Il est venu dans notre monde pour être au service du bien et de la vie. Combien de fois notre formalisme, nos habitudes personnelles et nos coutumes vont à l’encontre de la foi en Jésus-Christ ? Que toutes nos actions puissent servir au bien réel des hommes et des femmes qui nous entourent.

JEUDI 22 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Avec saint Vincent, l’église honore un diacre martyr qui est devenu « vainqueur »(vincit) d’atroces souffrances. Par la foi, il a remporté la victoire en Celui par qui le monde a été vaincu. Ce fidèle du Christ aurait certainement appartenu à cette foule qui suivait Jésus de son temps. L’attrait que celui-ci exerçait sur la foule, contrastait avec l’hostilité de tout Israël autour du Fils de Dieu et prépare l’institution des Douze. Cette foule, en effet, vient, non seulement de Galilée, mais de toutes les régions habitées par les Juifs. Aujourd’hui nos rassemblements suscitent beaucoup d’interrogations : ces longues veillées de prières lors ne nos rassemblements ne sont-elles pas pour la recherche du sensationnel et des miracles à tous prix ? Quelles guérisons désirons-nous ? Est-ce que Jésus est mieux connu ? Vivons-nous réellement en chrétiens ?

VENDREDI 23 JANVIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens tire à sa fin. Aujourd’hui, dans l’évangile de Marc, Jésus institue les Douze. D’abord, il monte dans la montagne pour prier, à l’écart de la foule mais aussi pour demander l’assistance du Père pour l’acte important qu’il va poser. L’initiative de Jésus d’appeler lui-même ses disciples s’ajoute à leur disponibilité à le suivre. Les Douze sont des apôtres, c’est-à-dire des envoyés. Ils sont Douze comme les douze tribus d’Israël. Dans cette liste de saint Marc, André est nommé avant les fils de Zébédée qui forment avec Pierre, un trio privilégié. Parmi ces douze l’un d’eux fut un traître et un autre un rénégat. Nous autres aujourd’hui qui désirons travailler avec Jésus au salut de nos frères, est-ce que nous sommes fidèles ? Avons-nous le courage de revenir à lui, après nos chutes et nos reniements ? Quelle est la qualité de notre intimité de vie avec Dieu ? Que faisons-nous quand les foules nous acclament ? Ne cherchons-nous pas souvent la gloriole pour nous-mêmes ? Prenons-nous le temps du retrait de nos activismes pour laisser Dieu seul agir dans nos vies ?

1 ER FEVRIER 2009

En ce 4è dimanche du temps ordinaire, nous voyons dans l’Evangile, les foules étonnées de ce que Jésus donne un enseignement nouveau : il parle comme un homme qui a autorité. La scène se passe dans la synagogue de Capharnaüm, le jour du sabbat. L’enseignement de Jésus et sa victoire sur l’esprit du mal, sont une seule manifestation de son autorité qui vient de Dieu. Nous ne savons pas l’objet de l’enseignement de Jésus, mais le fait qu’il enseigne est souvent noté par l’évangéliste, ainsi que la forte impression qu’il laisse à ses auditeurs. L’autorité qu’il manifeste lui vient de Dieu. Jésus est ici présenté par opposition aux scribes, interprètes attitrés de la loi et spécialistes des Ecritures, qui se retranchaient derrière l’autorité des textes ou de la tradition. Il est le grand prophète annoncé par Moïse : en lui, c’est Dieu qui parle. Mais nous savons que Jésus est plus qu’un prophète, il est la Parole de Dieu faite chair. St Paul, quant à lui, continue à orienter les chrétiens vers un au-delà de la vie terrestre, en proclamant la valeur du célibat, qui permet de se consacrer à Dieu sans partage. Et, nous, par quoi, sommes-nous possédés aujourd’hui, au point de devenir des personnes impures aux yeux de Dieu ? Quelles sont les influences négatives dans nos vies qui s’opposent au bien et à la sainteté de Dieu ? Consacrons-nous nous dans nos vies à faire luire la lumière divine et ne soyons pas des muets qui ne peuvent parler devant les injustices d’aujourd’hui ?

2 FEVRIER 2009

La fête de la Présentation de Jésus au temple ou encore la fête de la chandeleur est célébrée, quarante jours après la naissance de Jésus. Cette fête est aussi appelée fête de la purification de Marie, qui montre ainsi la fidélité des parents de Jésus à la loi juive, selon la loi du Lévitique (Lv 12,1-8). Une petite remarque à faire d’entrée de jeu : saint Luc ne raconte pas, dans son évangile, de présentation de Jean-Baptiste au temple. C’est dire que cette présentation de Jésus n’est pas requise par la loi. En la rapportant, l’évangéliste veut indiquer le zèle avec lequel les parents de Jésus s’acquittent de la tâche que Dieu leur a confiée. Ce n’est pas à titre biographique qu’il le fait ; c’est pour mettre en relief le chemin par lequel passera Jésus pour accomplir sa mission de Sauveur universel. En effet, au moment où la Sainte Famille pénètre dans le Temple, l’Esprit Saint fait parler Syméon, le dernier prophète de l’Ancien Testament, qui salue l’événement du sauveur et dévoile à ses parents quelques nouveaux traits de sa mission. Comme le serviteur annoncé par le livre d’Isaïe, le fils de Marie souffrira la contradiction. C’est sous les traits d’un Messie souffrant qu’il réalisera les promesses faites à son peuple, représenté par les deux vieillards, Siméon et Anne.

La procession du jour symbolise la marche vers la maison de Dieu, où a lieu la rencontre du Seigneur avec son peuple. En portant nos cierges allumés, nous nous souvenons que pour cheminer vers le Père, nous avons pour guide Celui qui est la lumière des nations. Marchant dans sa clarté, nous pouvons devenir, à notre tour, des lumières, pour nos frères et sœurs. Mais, à l’exemple de notre Maître, nous ne témoignerons de la gloire du Christ qu’en acceptant d’affronter la contradiction.

MARDI 3 FEVRIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

En ce mardi de la quatrième semaine du temps ordinaire, l’église fait mémoire de saint Blaise, évêque arménien, décapité pour sa foi au Christ, au IVè siècle. L’évangile du jour insère le récit de la guérison d’une femme hémorroïsse et celui de la résurrection de la fille de Jaïre. Dans les deux récits de miracle, saint Marc insiste sur la foi et le salut obtenus par un contact physique de Jésus, d’une part. D’autre part, les deux miracles sont secrets, le premier par la nature des choses, le second par la volonté de Jésus. Le contact physique, le toucher de la femme anonyme, inspiré par la foi, montre que celle-ci discerne en Jésus, la puissance divine de sauver. Quant à l’autre miracle, il indique que le pouvoir de Jésus est une force de résurrection. Notre contact physique à l’eucharistie discerne-t-il suffisamment l’énergie divine qui s’en dégage ? De quelles hémorragies souffrons-nous aujourd’hui ? De quelles morts désirerions-nous être ressuscités ?

MERCREDI 4 FEVRIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

L’évangile de ce mercredi nous ramène à Nazareth. Jésus retourne dans sa patrie avec ses disciples. Dans ce récit, il se heurte à l’incrédulité de ses compatriotes qui ne voient qu’en lui le fils du charpentier. Parce qu’ils croient le contraire et restent sans foi, Jésus devient pour eux la pierre d’achoppement contre laquelle ils butent. Sommes-nous aussi des incrédules au point de ne pas nous apercevoir des signes de Dieu dans nos vies de chaque jour ?

JEUDI 5 FEVRIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

En ce jeudi, nous retrouvons les douze apôtres qui sont envoyés en mission par Jésus. L’évangéliste insiste sur leur caractère de pauvreté. Les paroles de Jésus, ici, ont été adaptées aux conditions nouvelles des missionnaires, hors de Palestine, où le bâton et les sandales pouvaient être nécessaires à la pauvreté. Sommes-nous aujourd’hui sensibles aux conditions matérielles de la vie de nos missionnaires ? Ouvrons-nous leurs nos maisons pour les accueillir et partager avec eux quelques biens ? Qu’attendons-nous d’eux exactement ? Des miracles ? Quelque autorité découlant de la parole de Jésus ?

VENDREDI 6 FREVRIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

En ce vendredi de la quatrième semaine du temps ordinaire, l’église fait mémoire des saints Paul Miki et de ses compagnons qui furent mis en croix et percés de coups de lance, à Nagasaki en 1597. Leur sort s’apparente à celui de Jean le Baptiste dans l’évangile de ce jour. Tout part du tétrarque Hérode Antipas qui pensait qu’il n’y avait plus de prophètes depuis longtemps. Or l’autorité de Jésus se répand dans toute la région et il apparaît comme un prophète semblable aux anciens. Il semble alors que pour Hérode, le prophète des temps anciens est apparu. Pour saint Marc, il n’y a pas de contradiction avec l’opinion selon laquelle Jean le Baptiste accomplit le retour d’Elie, comme précurseur du Messie et son sort préfigure celui de Jésus. Pourrions-nous quitter nos opinions sur Jésus, pour nous attacher à la vraie foi ? Quels rapports entretenons-nous avec le pouvoir aujourd’hui ? La peur ? L’allégeance malsaine ? La collaboration franche qui admet la séparation des pouvoirs ? Celle qui admet aussi la supériorité du spirituel sur le temporel ?

SAMEDI 7 FEVRIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

En ce samedi, les douze apôtres rentrent de mission. Leur retour et leur rapport d’activité missionnaire vont entraîner cet épisode de la multiplication des pains, où saint Marc les trouve fermés, à la révélation du secret de Jésus. Il semble qu’après l’apprentissage qu’ils viennent de faire, Jésus va leur manifester la vraie nature de leur tâche en leur révélant le mystère caché de son œuvre et de sa personne. Comme missionnaires, savons-nous nous aménager des temps de repos ? Combien de temps passons-nous à écouter le Seigneur ? A scruter les Ecritures ?

8 FEVRIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Vous l’avez remarqué, vous aussi, en quelques lignes, ce texte d’Évangile fait le compte-rendu de la journée de Jésus à Capharnaüm, une fameuse journée ! Le matin, Jésus est à la synagogue. Puis dans la maison de ses amis où il guérit la belle-mère de Pierre. Enfin au coucher du soleil, quand le sabbat est fini, on lui amène malades et infirmes, la ville entière se presse à sa porte, il guérit toute sorte de malades et chasse beaucoup d’esprits mauvais. Dans la nuit, on le retrouve en prière et il décidera de repartir pour les villages voisins. Fameuse journée ! Et nous avons envie de dire : "C’est un bon exemple qu’il nous donne. Ne serait-ce pas quelque chose comme cela que nous aurions à faire, nous aussi, à notre manière, pour nous montrer dignes de l’Évangile ?". Pourquoi pas ? Cela me rappelle d’ailleurs, cette réflexion pleine d’humour d’un ami prêtre, aumônier de lycée, au cours d’une marche pèlerinage de lycéens : "Tous les jours, nous aussi, nous rencontrons la belle-mère, l’adversaire et la prière". Oui, mon ami ne manquait pas d’humour, mais c’est une lecture un peu trop simple, un peu trop courte de l’Évangile, une lecture moralisante. L’Évangile n’est pas un guide pratique. L’Évangile, la Bonne Nouvelle, ce n’est pas d’abord quelque chose que nous devons faire, mais c’est QUELQU’UN qui nous arrive. En lisant l’Évangile, la première question qu’il convient de se poser, c’est : "Qu’est-ce que ce récit nous dit de Jésus ?" Eh bien ! Qu’est-ce que l’Évangile de ce dimanche nous dit de Jésus ?

LUNDI 9 FEVRIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

En ce lundi de la cinquième semaine du temps ordinaire, saint Marc nous parle des guérisons que Jésus opère à Gennésareth. Elles montrent la foi de cette foule enthousiaste qui veut le contact avec Jésus. Si ce contact du Corps du Christ guérit les malades, c’est que la foi de ceux-ci les met en contact spirituel avec Jésus et les livre à l’action vivifiante de son esprit. Nous sommes tous des malades (physiques, moraux, spirituels). Comment allons-nous à Jésus et comment touchons-nous son Corps ? Le contact journalier avec l’eucharistie est-il bienfaisant pour nous ?

MARDI 10 FEVRIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

L’évangile de ce mardi de la cinquième semaine du temps ordinaire rend compte des discussions de Jésus avec les pharisiens, sur les traditions et sur le pur et l’impur. Jésus a du succès auprès des foules de Galilée. Mais la foule est inquiète, parce qu’il veut se rendre en terre païenne, hors de son pays. Comment évangélisons-nous nos traditions aujourd’hui ?

MERCREDI 11 FEVRIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Le message de Lourdes qui est appel à la conversion et à la prière fait écho à celui de Jésus dans l’évangile de ce jour. Il est aux prises avec les pharisiens qui discutent sur la question du pur et de l’impur. Pour lui, la vraie pureté est celle du cœur. Jésus montre que tous les païens convertis sont admis à sa table. Dans la nouvelle religion, tous les interdits alimentaires sont abrogés. Les rites de purifications sont inutiles si l’on oublie leur sens, qui est d’inviter l’homme à purifier son cœur de ses vices. Où se situent nos efforts vers la pureté et l’amour ? Sommes-nous continuellement des artisans de paix, de joie et de charité ?

JEUDI 12 FEVRIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Saint marc nous invite aujourd’hui à contempler la foi d’une païenne. Jésus se tourne, de plus en plus vers les païens. En le faisant, il ne retire pas à Israël son privilège de peuple choisi mais il montre qu’Israël, s’il est le Fils aîné, n’est pas fils unique. C’est pour le salut de tous les hommes que vient le Fils de Dieu : il suffit, pour être sauvé, d’accueillir Jésus avec l’humble foi dont la païenne est le modèle. Pouvons-nous, à notre tour, faire preuve d’une telle foi devant les difficultés de la vie de chaque jour ?

VENDREDI 13 FEVRIER 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

La guérison d’un sourd-muet nous est exposée en ce jour. Jésus est venu ouvrir nos cœurs. Il ne veut pas qu’on admire ce qu’il fait, mais qu’on en comprenne le sens : le sourd-muet, c’est le pécheur au cœur fermé ; le Christ lui donne de s’ouvrir à la Parole de Dieu et de la transmettre. Que de fois ne sommes-nous pas sourds à l’appel de Dieu et muets devant le témoignage à rendre ?

1 ER MARS 2009

Chers frères et sœurs dans le Christ !

Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Cette question ne cesse de hanter l’humanité et Dieu ne cesse d’y répondre tout au long des soixante-dix livres qui composent la Bible. En résumant à l’extrême, on peut dire : l’homme est issu du cœur de Dieu. Dieu l’a créé à Son image, c’est-à-dire capable d’aimer et désireux d’être aimé. Le temps terrestre est un stage où nous apprenons l’éternité, un parcours initiatique. Toutes les conditions d’un choix nous sont données : vivre dans l’amour ou vivre en dehors de l’amour. Nous sommes sur une planète-école pour choisir qui nous voulons être. Chaque jour contribue à nous construire ou à nous détruire. Chaque jour nous nous choisissons égoïste ou généreux, lâche ou courageux, grincheux ou joyeux. Notre cœur est tiraillé entre bien et mal, entre tendresse et indifférence, entre vie et mort. Qui va décider si tel jeune homme va entrer dans un chemin de résistance contre l’injustice, ou sombrer dans la collaboration avec le mal ? Ceux qui s’aperçoivent au soir de leur vie qu’ils ont tout gâché, qu’ils ont tout faux étaient-ils au départ tellement différents de ceux qui aujourd’hui s’émerveillent d’avoir pu donner tant d’amour à des multitudes ? Le combat spirituel auquel Jésus fut soumis à l’aube de son ministère de messager de l’amour est le même que celui de la tentation au jardin d’Éden. C’est au même combat que nous sommes invités nous aussi tout au long de notre vie. C’est à l’heure du choix qu’on peut distinguer l’animal de l’homme. L’être humain est celui qui peut dire : " Je préfère l’amour. " Ce jour-là, il invente l’homme.

Le tentateur n’a rien à offrir. Tout est esbroufe dans ses promesses. Tout est mensonge. À Jésus, il propose les méthodes de la réussite : Comment convaincre sans peine ? Il lui suggère le culte de la performance. " Séduis-les, subjugue-les par des prodiges. Ils n’ont que faire de l’amour et de la liberté. Tu as vu trop grand. Ce qu’ils veulent c’est le pain, l’ordre et la sécurité. " " Le père du mensonge ", c’est son nom, est un illusionniste. Du chapeau de l’alcool et de la drogue, il promet de tirer la guérison de toutes nos angoisses… et au bout c’est l’aliénation mentale. Derrière le rideau rose de l’amour jetable et de l’infidélité, il promet de tirer des voluptés inouïes et, à terme, c’est la détresse des couples et des enfants. Derrière des slogans politiques triomphants il promet la victoire sur le chômage et à terme c’est la haine raciale.

2 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

En ce lundi de la première semaine de Carême, l’évangile de Mathieu nous parle du jugement dernier. Ce n’est une parabole mais une description prophétique. Le Fils de l’Homme vient dans sa gloire, comme un roi, juger tous les peuples et sanctionner leur conduite d’après les œuvres de miséricorde qu’ils auront exercées envers les gens dans le besoin. Il leur révèle alors que leurs gestes avaient un sens profond, ignoré d’eux. Pour couronner tout son enseignement sur l’avènement du Fils de l’Homme, il étend à tous les hommes ce qu’il avait auparavant dit des seuls disciples : il s’identifie à tous les miséreux qui sont ses frères. En ce temps de carême, quels disciples de jésus avons-nous secourus ? Quels actes de piété avons-nous posés ? Avons-nous déjà éprouvé le besoin de Dieu ou le besoin de nos frères et sœurs ?

3 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Nous prolongeons la méditation du texte du Mercredi des Cendres aujourd’hui. L’accent est mis sur la prière, troisième pilier de notre carême. Prier ce n’est pas dire des choses vaines, ni multiplier des formules magiques pour fléchir la divinité, ni encore donner dans la longueur. La prière que Jésus enseigne est celle qui est contenue dans les paroles mêmes de Dieu. Ainsi en touchant le cœur du Père, nous serons exaucés. Tous nous éprouvons des difficultés à prier. Quel contenu mettons-nous sous les mots que nous adressons à Dieu ?

4 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Le signe du Fils de l’Homme nous est proposé dans l’évangile de ce jour, à notre méditation. Les auditeurs de Jésus lui ont demandé un signe merveilleux parce qu’ils conçoivent les signes à l’image des prodiges de l’Exode et de ceux d’Elie. Jésus se refuse à faire de telles merveilles : il est le signe par excellence dans sa personne et dans sa prédication. A ses contemporains qui se refusent à l’accueillir, il oppose les païens d’autrefois qui ont accepté la parole de Salomon et de Jonas. En ce temps de carême, faisons pénitence à notre tour, purifions-nous. Ecartons de nous, tout vain prétexte qui nous empêche de faire retour vers le Christ.

5 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Prier le Père, tel est le leitmotiv de l’évangile de ce jour. « Demandez et l’on vous donnera ». L’ordre du Christ est aussi formel que la promesse qui lui fait suite. Mais si le premier mot est au présent, le second est au futur. Dans la conscience religieuse de l’homme moderne, l’intervalle qui sépare la demande du moment où l’on se sait exaucé s’est considérablement agrandi. Pourtant, son sentiment profond doit rester la confiance inaltérable d’un petit enfant envers son Père.

6 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

En ce vendredi de Carême, Dieu nous invite à réfléchir sur les nouvelles exigences du Royaume de Dieu. La vraie justice, selon saint Mathieu, est la fidélité des disciples à la loi de Dieu, fidélité nouvelle, rendue possible et urgente par l’interprétation autorisée que jésus donne de cette loi. Quant à sa position sur le meurtre et la réconciliation, elle est toute nouvelle également. Il résume les punitions énoncées dans la loi, sans se fixer à leur formulation littérale. Plus exactement, il ne dit pas que tel homme est passible de mort ; il proclame qu’il relève d’un jugement de condamnation, qui est le jugement de Dieu. Parfois nous voulons nous venger délibérément ou bien nous nous conduisons envers Dieu comme des têtes vides et sans cervelle. Ou encore nous nous rebellons contre lui. Que ce temps de pénitence nous montre le chemin de la réconciliation, en sorte que nous puissions affronter sereinement le jugement de Dieu.

7 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

L’amour des ennemis a, de tous temps, constitué une pierre d’achoppement à la foi des chrétiens. Bien sûr, la haine des ennemis n’est pas prescrite dans l’Ancien testament. Dans la communauté de Qumran, quiconque n’appartenait pas au groupe des fils de lumière était voué à la haine qui livre les fils de ténèbres à la vengeance divine. Il s’agit probablement ici de l’ennemi de la communauté religieuse et les allusions aux persécutions que nous livre saint Mt. Cette haine violente dans le domaine religieux désigne donc plutôt une opposition collective qu’une passion individuelle. Souvent nous attendons pour nos bons actes une récompense qui nous vient de Dieu. En ce temps de Carême, rappelons-nous que sa récompense est souveraine et ne tient qu’à sa seule bonté. Notre perfection aussi doit correspondre à celle de Dieu, dont la générosité s’étend sur les bons et les méchants. Demandons à Dieu de nous donner la force pour aimer nos ennemis.

8 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Frères et sœurs dans le Christ,

L’Évangile que la liturgie nous propose chaque année en ce deuxième dimanche de Carême, nous raconte la Transfiguration de Jésus en présence de trois de ses apôtres, ceux-là même qu’il appellera à l’accompagner lors de son agonie avant d’être livré à mort. Jésus emmène ses disciples à la montagne pour prier, pour dialoguer avec Son Père, lui manifester son Amour et échanger sur sa vie et sa mission. À ce moment les trois disciples sont témoins d’une chose qui les dépasse. Le visage de Jésus devient lumineux, il irradie la lumière par tout son corps et ses vêtements deviennent d’un blanc resplendissant. Les Apôtres se réjouissent de voir Jésus converser avec Moïse et Élie. Ils veulent s’installer dans ce bonheur et construire trois tentes pour faire durer cette rencontre. Mais une nuée vient les envelopper, et d’entre les nuages se fait entendre une voix :"Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le".

Le message a été donné. Tout devient normal. Jésus et ses disciples retournent sur le chemin qui le conduira par Sa Passion et Sa mort, à la Gloire de la Résurrection.
Que retenir de cette histoire un peu étrange pour notre vie de chaque jour ? Je note que Jésus est monté à la montagne pour prier. La montagne est le lieu de la Révélation, de la présence de Dieu qui se manifeste aux hommes. Jésus est transfiguré dans sa relation à Dieu, dans sa prière. Et nous, que se passe-t-il dans notre prière ? Est-ce que nous nous contentons de réciter des prières sans nous soucier du cadre dans lequel nous prions ? Est-ce que nous savons faire silence et d’abord écouter Dieu qui nous parle ? Car notre prière n’est pas un monologue mais un dialogue et nous avons à écouter Dieu qui nous parle, qui nous invite et qui nous aime, qui nous appelle et attend notre réponse. Prier c’est accueillir Dieu dans notre cœur et lui répondre. Et si notre prière ne conduit pas à une transfiguration comme celle dont les Apôtres ont été témoins, elle peut nous apporter une paix et une confiance, une sérénité et un calme qui redonnent courage et force dans notre fidélité à Jésus Christ."Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le."

17 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Le pardon entre frères expliqué aux disciples par Jésus, à travers la parabole du débiteur impitoyable est un pilier essentiel de notre foi de chrétiens. Pour Jésus, le pardon est indéfini. C’est au-delà de ce qu’on peut se fixer comme un peu cette somme énorme (soixante millions de francs or). Telle est notre situation devant Dieu. Vis-à-vis de lui, nous sommes dans des situations sans issue, et nous devons notre salut qu’à la pitié de notre Maître. Parfois nous semblons intolérants envers nos frères. Nous en voulons à ceux qui nous ont fait du tort. Armons-nous de bonté, de patience et de douceur pour pardonner à nos frères et sœurs, comme Dieu nous pardonne. Son pardon en effet nous est toujours accordé.

18 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Jésus porte en ce jour, la loi à son accomplissement. Il ne supprime pas la loi ancienne, mais, lors même qu’il pose des exigences qui la dépassent, il porte cette loi à sa perfection véritable. Il ne se propose pas simplement d’accomplir la prophétie, il veut la mener à sa perfection, et ainsi donner son vrai sens au code de vie religieuse qu’était devenue la loi ; il lui fait ainsi atteindre sa perfection radicale et recouvrer sa simplicité originelle. Nos fautes nous paraissent souvent légères et nos péchés négligeables. Or chaque détail des commandements a son importance. Gardons-nous donc de la mesquinerie et de l’étroitesse d’esprit et soyons fidèles en ce temps favorable, à la loi d’amour du Christ.

19 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

En ce jour où nous célébrons la solennité de saint Joseph, époux de la Vierge Marie, l’évangile de saint Mathieu nous invite à méditer sur la généalogie de Jésus, où l’auteur biblique met en relief, la figure de Joseph. Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie. En tant que fils de David, il accueille Jésus dans sa lignée. C’est cela la gloire de Joseph. En plus, il donne à l’enfant, le nom qui révèle le sens de sa mission de sauveur, grâce à l’ange. Ce dernier lui révèle la conception virginale de Marie en outre – L’ange révèle que, même si Marie est enceinte du fait de l’Esprit Saint, Joseph a cependant un rôle capital à jouer : conférer à cet enfant la filiation davidique en lui donnant son nom.

Cet homme a donc une place à part dans l’histoire du salut, à titre d’époux et de père, il va jouer un rôle providentiel auprès de la Vierge et de Jésus ; Saint Mathieu confirme qu’il est un homme juste en ce sens qu’il ne veut pas se faire passer pour le Père de l’Enfant Divin. Il agit justement parce qu’il sait bien que l’Enfant est un Enfant Divin. Rendons grâce au seigneur, pour l’humble fidélité de saint Joseph à son exigeante destinée. Prions pour tous les consacrés, prions pour tous les Pères de famille.

20 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Quel est le premier commandement ? Ceci est une question légitime que le chrétien est en droit de se poser en ce temps de carême. Le premier commandement qu’aucun autre ne peut remplacer, est l’amour de Dieu. Il faut lui accorder cette priorité pour n’être pas loin du Royaume de Dieu. Le second commandement, l’amour du prochain, essentiel dans l’Evangile, se greffe sur l’amour de Dieu dont il tire son dynamisme. Le scribe ne veut pas se couper de tout ce qui donne la vie. Voilà pourquoi Jésus le félicite. Il voit en lui un disciple enthousiaste. Qu’en ce jour, nous puissions demander au Seigneur la force de l’aimer de toutes nos forces. Que sa charité nous transfigure pour qu’à notre tour, nous puissions aimer le prochain.

21 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

La parabole du pharisien nous est proposée à notre méditation ce matin. Cette parabole n’est pas une comparaison entre le pharisien et le publicain, mais un exemple qui présente une attitude à imiter ou à éviter : elle conduit le légiste à dépasser sa perspective étroite. Jésus critique ici ceux qui sont assurés de leur justice et qui veulent la montrer. C’est pour lui un appel à l’humilité. Le pharisien s’acquitte vraiment des pratiques pieuses de sa secte et il y trouve l’assurance de sa justice, mais il n’attend rien de Dieu. Quant au collecteur d’impôts, le publicain, il dit vrai lui aussi : il est pécheur ; mais cette confession sincère l’ouvre à Dieu et à sa grâce. La justice, que le pharisien prétendait acquérir par ses œuvres, est un don que Dieu seul peut accorder. A nous qui croyons être d’honnêtes pratiquants, demandons à Dieu d’abaisser notre orgueil. Qu’il nous prenne en pitié et nous donne la force de l’imiter, lui qui s’est abaissé jusqu’à la mort.

22 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Il est des regards qui en disent long, souvenez-vous ! Souvenez-vous de ce regard du malade qui guettait vos réactions pour être rassuré. Souvenez-vous de cet handicapé qui n’avait d’autre langage que son regard. Souvenez-vous de ce regard qui communiait à votre souffrance. Souvenez-vous de ce regard qui vous demandait tout simplement si vous aimiez encore. Peut-être vous souvenez-vous aussi de ce regard qui vous condamnait ou qui exprimait une rancune. La relation entre deux personnes ne s’exprime pas que par des mots, elle s’exprime aussi par des silences qu’accompagne un simple regard. Et si la relation avec le Christ s’exprimait aussi par un échange de regards ? Telle est l’invitation que nous adresse le Seigneur dans cette page d’Évangile que nous venons d’écouter.

Le regard du Christ élevé sur la croix est un regard qui sauve. Le regard que nous portons sur le crucifié est un regard qui fait confiance. Alors nos regards peuvent se croiser ! Son regard est un regard qui sauve, nous promet Jésus. Ses auditeurs se souviennent de l’événement dont il fait mémoire : le serpent de bronze élevé par Moïse dans le désert. Au cours des quarante années de marche au désert, les Hébreux furent attaqués par un ennemi redoutable, des serpents à la morsure « brûlante ». Moïse fit un caducée, un serpent de bronze guérisseur, élevé sur un bâton, « celui qui tournait les yeux vers le signe élevé, était sauvé, non pas par l’objet regardé, mais par le Seigneur » précise le Livre de la Sagesse. Jésus se présente donc comme celui qui vient, « non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé ». Durant toute sa vie publique, Jésus portera ainsi ce regard sauveur sur tous ceux qu’il rencontrera. Rappelez-vous son regard sur les foules affamées, et égarées comme des brebis sans berger, son regard sur les exclus à qui il rendra la dignité, sur les malades à qui il donnera la guérison, sur les pécheurs à qui il offrira son pardon, sur le jeune homme riche qu’il se prend à aimer. Et dans son regard porté sur Pierre qui vient de le renier, qu’exprime-t-il ? Sinon son amitié.

23 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

Le second signe à Cana résume l’évangile de ce jour. Saint Jean, ici envisage Jérusalem comme la véritable patrie du Christ et non Nazareth où les habitants sont restés sceptiques en sa mission. L’officier qu’il rencontre à Cana de Galilée est vraisemblablement un païen et pourrait symboliser l’accès des Gentils à la vie, en contraste avec le manque de foi des Galiléens. Il prie Jésus à venir guérir son fils qui est mourant. Il le supplie sans poser de conditions, sans postuler le miracle. Il a une foi sans réticence en Jésus et en sa parole. Cette foi ouvre à la vie, au salut. A l’exemple du fonctionnaire royal, devenons, chaque jour, des modèles de croyants. Demandons au Seigneur de descendre dans nos maisons, avant que ne meurent les enfants qui sommeillent en nous. En les faisant vivre, donnons-nus de renaître à la simplicité qui s’émerveille à l’œuvre de Dieu.

24 MARS 2009

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ !

La guérison d’un paralytique à Jérusalem, lors de la fête de la Pâque, nous est proposée, en ce temps de conversion. Cette guérison eut lieu à Bethzatha, au nord-est du temple de Jérusalem. A cet endroit, des fouilles récentes ont permis de retrouver des ruines de la piscine. Il eut à cet endroit un sanctuaire consacré à Sérapis, dieu guérisseur. A cette foi païenne que partage le paralytique, Jésus oppose la foi au Dieu vivant. A la question : veux-tu guérir ? le malade fait une démarche de foi, qui fait suite à l’intervention de Jésus. Ce malade qui était incapable de faire un pas vers la guérison et le salut, et qui en a conscience, est guéri par Jésus. Sa venue rend inutile sa source miraculeuse ; désormais c’est Jésus seul qui sauve. A nous les baptisés d’aujourd’hui, qui oublions notre baptême pour rechercher d’autres sources thermales, d’autres fleuves pour guérir de nos maladies, recentrons notre foi en Jésus-Christ le vrai médecin de nos âmes. Prions alors pour les malades qui désespèrent parce qu’ils sont malades depuis longtemps. Prions pour ceux qui sont seuls, sans soutien et qui n’ont personne pour les entourer d’affection et de charité.

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