Archive for août 2008

QU’EST-CE QUE LES LAUDES

août 29, 2008

Du latin laudes : « louanges ». L’office de Laudes est celui du matin : il doit ce nom à la tonalité laudative qui le caractérise, face au renouveau quotidien des bienfaits de la création. Le premier Psaume est un Psaume du matin, tandis que le dernier est un Psaume de louange ; dans l’office prévu par la Règle de saint Benoît, le dernier élément de la psalmodie est constitué chaque jour par les trois derniers Psaumes du Psautier qui ne sont que pure louange : ces Laudes (Ps 148, 149, 150) ont contribué à donner son nom à l’office matinal.

Avant le ou les Psaumes de louange, on psalmodie un Cantique de l’Ancien Testament. Le sommet de Laudes est le chant du Cantique évangélique de Zacharie, le Benedictus : on le chante debout. La prière d’intercession qui suit est marquée par l’offrande et la louange pour la journée qui commence. Quand Laudes est le premier office du jour, on chante d’abord le Psaume invitatoire.

QU’EST-CE QUE L’ESPRIT-SAINT

août 29, 2008

L’Esprit Saint, ou Esprit de Dieu, ne peut se séparer du Père et du Fils. Il se révèle avec Jésus de Nazareth, le Christ, mais il peut aussi se révéler de façon propre. Il est une personne au sein du Dieu unique et Trinité. Il se définit plutôt par ce qu’il fait : il est le “vecteur” ou ce qui permet l’action de Dieu. Il est comme la présence agissante de Dieu. Il est aussi le lien entre Dieu Père et Dieu Fils, et nous le voyons dans le lien entre Jésus-Christ et son Père. C’est par cet Esprit que Jésus a agi pendant les quelques années de son ministère.

ALLONS-NOUS RESSUSCITER?

août 29, 2008

C’est une affirmation de foi en la parole de Jésus « Celui qui croit en moi, même s’il meure, vivra. Et moi, je le ressusciterai au dernier jour » Jn 6/44 – 11/23-26

Ce ne sera pas une simple réanimation de notre corps. Tout en étant bien le nôtre, il sera différent. Pour répondre aux critiques des sadducéens contre la résurrection, Jésus a dit :"Ceux qui auront été jugés dignes d’avoir part à l’autre monde et à la résurrection d’entre les morts ne se marient pas. Ils ne peuvent plus mourir car ils sont pareils aux anges" Luc 20/35-36)

Pour répondre aux problèmes que suscite la résurrection, St Paul écrit : "Comment les morts ressuscitent ils ? avec quel corps reviennent ils ? … Toutes les chairs ne sont pas les mêmes … On est semé dans la corruption, on ressuscite dans l’incorruptibilité … on est semé corps psychique, on ressuscite corps spirituel" (1Cor.15/35-44) Un corps spirituel est un corps semblable à celui du Christ ressuscité qui apparaît à ses disciples.

Au centre de la foi chrétienne, il y a la certitude que le Christ a triomphé de la mort par sa résurrection et que nous ressusciterons nous aussi avec un corps transfiguré.

QU’EST CE QUE L’AVENT?

août 29, 2008

Adventus, en latin, signifie « avènement ». Le temps liturgique de l’Avent est consacré à une ardente préparation de la venue du Seigneur.

Il commence le quatrième dimanche avant Noël. Marqué par une pénitence de tonalité joyeuse, il utilise les ornements violets ; on se passe habituellement d’accompagnement musical pour les chants liturgiques, et d’ornementation florale.

L’Avent célèbre le triple avènement du Seigneur : sa naissance à Bethléem dans le passé, sa venue dans les cœurs par la grâce, et son retour glorieux à la fin des temps. Dès le début de l’année liturgique, la triple référence au passé, au présent et à l’avenir, qui appartient à la structure de la liturgie ici-bas, est rendue manifeste (voir Mémorial).

On passe sans heurt d’une année liturgique à une autre. Les derniers dimanches du temps ordinaire préparent à la Parousie du Seigneur et au jugement dernier ; la fête du Christ-Roi en est l’aboutissement. Le début de l’Avent considère surtout le dernier avènement du Christ (avenir).

A partir du 17 décembre commence une grande semaine de préparation à Noël, plus attentive à la commémoration du mystère de l’Incarnation et de la naissance du Sauveur (passé), pour que nous puissions mieux recevoir la grâce du salut (présent). La liturgie actualise ainsi le passé dans le présent, pour instaurer l’avenir ; elle le fait avec un art consommé, signe de la plénitude dont elle est dépositaire.

A QUEL MOMENT CELEBRER LE SACREMENT DE CONFIRMATION

août 29, 2008

À quel moment dans l’année ?

Dans l’année, le moment privilégié sera le temps pascal ou, à défaut et par extension, un dimanche du temps ordinaire. En effet, l’initiation chrétienne prend toute sa place dans la célébration de Pâques avec la vigile. C’est pendant cette célébration que les adultes reçoivent ensemble ces trois sacrements de l’initiation (baptême, confirmation, eucharistie). Pour bien relier la confirmation à l’initiation chrétienne, le temps pascal sera donc le plus approprié, qui se termine par la Pentecôte, fête du don de l’Esprit Saint à l’Église. Mais en dehors du Temps pascal, on privilégiera les dimanches (ou les samedis soirs) du Temps ordinaire, qui sont la célébration hebdomadaire de Pâques.

Peut-on célébrer la confirmation pendant les autres périodes de l’année, comme le Carême ou l’Avent ? Cela n’apparaît pas très opportun même si cela n’est pas interdit. En effet, le carême nous prépare à vivre en plénitude le Temps pascal, avec des prières, des textes qui nous aident à cheminer vers Pâques. Le Carême ne porte pas à la fête, or la célébration de la confirmation doit être plutôt festive. De plus, dans les paroisses, les catéchumènes adultes se préparent au baptême pendant le carême, avec des célébrations propres. Il y aurait risque de chevauchement et, dans la paroisse, de brouiller la dynamique de la préparation à l’initiation chrétienne. Pour l’Avent, le cas n’est pas similaire mais ce temps a aussi sa tonalité propre.

De toute façon, la date sera choisie en concertation avec l’évêque ou son délégué.

En fonction de la date, quelles lectures, quelles oraisons et quelle couleur liturgique choisir ?

Les règles liturgiques sont simples (cf. le Cérémonial des évêques n° 459) :
s’il s’agit d’un dimanche du Temps pascal (de Pâques à Pentecôte), ou d’un dimanche de Carême ou de l’Avent, ou d’un jour de fête solennelle ou dans l’octave de Pâques, on doit prendre les lectures, les oraisons et la couleur liturgique de la messe du dimanche ou de la solennité.
s’il s’agit d’un dimanche du temps ordinaire, ou du temps de Noël, ou d’une fête ou tout autre jour, on peut prendre dans les lectures proposées dans le rituel en annexe III, ou bien celles du jour, ce qui a tout son sens un dimanche en paroisse. On prendra les oraisons proposées dans le Rituel de la confirmation. La couleur des ornements liturgique sera le rouge, symbole du don de l’Esprit, ou le blanc, symbole de la résurrection et couleur employée pour Pâques, jour du baptême et de l’initiation chrétienne par excellence.

À quelle heure et dans quel lieu ?

L’horaire et le lieu de la célébration seront choisis pour permettre aux confirmands, à leur famille, et leurs amis, ainsi qu’à la communauté paroissiale habituelle d’être présent et de bien participer à la célébration

voir les question de la taille de l’église et de la visibilité de tous).

Si la célébration a lieu en dehors d’une église paroissiale, comme la chapelle d’un établissement scolaire, on veillera bien sûr à en informer le curé de la paroisse du lieu, voire à l’inviter à la célébration.

EN QUOI CONSISTE LA PREPARATION POUR LA CELEBRATION DES OBSEQUES

août 29, 2008

La préparation de la célébration peut constituer un temps fort pour la famille, car la rencontre avec la paroisse a souvent un impact émotionnel. Lorsque l’on fait l’expérience du deuil, on éprouve un besoin d’écoute, de solidarité et d’amitié.

On aborde les points suivants :
la personnalité du défunt et les circonstances de son décès,
le sens que l’on veut donner à la célébration en tenant compte de l’assemblée,
le choix des textes,
les intentions de prière pour la prière universelle,
le choix ou non de l’eucharistie
les chants et la musique,
la participation des proches
éventuellement un témoignage sur le défunt.
on peut personnaliser la célébration, par un poème ou un texte qui était cher au défunt, ou en écoutant un morceau de musique qu’il aimait.

QU’EST-CE QUE LE CHANT GREGORIEN?

août 27, 2008

Le Grégorien, « chant propre de l’Église romaine » (Vatican II, Cons­titution sur la sainte Liturgie, 116), a été attribué au pape saint Gré­goire le Grand (590-604). En fait, saint Grégoire a surtout fixé le texte des prières romaines dans son Sacramentaire grégorien, de même que le formulaire des diverses pièces chantées à la messe. D’autre part, le Grégorien a certainement hérité de Rome les récitatifs du célébrant (oraisons, Préfaces) et la structure mélodique de base.

Sa forme classique n’est cependant pas apparue avant le vIIIe siècle, qui enrichit le fonds romain de l’ornementation gallicane. Le Chant grégorien est donc le résultat de la confluence des traditions romai­nes et franques ; sa diffusion est due à l’action unificatrice de Charlemagne, servie bientôt par les premières notations manuscrites en signes neumatiques, si précieux pour l’intelligence du rythme et de l’interprétation grégorienne (Ixe-xe siècles). Les chants de la messe et même de l’office sont transmis avec une grande fidélité au cours des siècles suivants, quels que soient les types de notation. Une plus grande liberté existe pour le Kyriale.

Des excroissances grégoriennes se développent simultanément : séquences, tropes,proses, hymnes de toutes sortes, plus ou moins liés à la musique populaire.

A la fin du Moyen Age, on avait perdu le sens du mot latin dans la phrase musicale, le sens du rythme et de la modalité. La concurrence de la polyphonie et du contrepoint alourdissent les mélodies grégo­riennes classiques, si remarquables par leur souplesse et leur légè­reté ; le Grégorien est transformé en « plain-chant », ce chant uni (planus), grave et soutenu, qui est un chant monodique destiné à des foules : les Messes de Henry du Mont (1610-1684) en sont un exemple de qualité ; le regrettable est qu’on ait amputé les pièces classiques, pour les adapter à ces nouveaux canons.

On sait comment l’Abbaye de Solesmes fut la cheville ouvrière de la restauration grégorienne dans la deuxième moitié du xIXe siècle, sous l’impulsion de Dom Guéranger ; cette redécouverte est partie de l’étude minutieuse des manuscrits de Chant grégorien, étude qui s’est concrétisée dans la publication de la Paléographie musicale. Le mot latin et son accentuation, le neume ou signe manuscrit mélodique et rythmique, la modalité : telles sont les clés essentielles d’une interprétation authentique du Grégorien. Les principaux livres de Chant grégorien sont l’antiphonaire et le graduel.

QUEL EST L’AVIS DE L’EGLISE SUR LA CREMATION?

août 27, 2008

L’Église ne refuse plus la crémation à condition que celle-ci ne soit pas envisagée par opposition et provocation à la foi catholique. Le document officiel qui gère cette situation est la « Note de Mgr Feidt » du 4 juin 1986, publié dans le Directoire canonique et pastoral pour les actes administratifs des sacrements (éd. Paroi-Service, 1984).

La position la plus récente de l’épiscopat correspond à ce qui a été publié dans Les points de repère en pastorale des funérailles, par la Commission épiscopale de liturgie.

L’article qui fait le point de la situation et donne le mieux les enjeux, du point de vue de l’Église catholique, est l’article de J.-C. Hugues dans Célébrer 274 (oct-nov 1997), et qu’il a développé dans La Maison-Dieu, n°213, 1998.

La position actuelle des évêques (notamment dans le chantier en cours de révision du Rituel des funérailles) n’est pas encore totalement arrêtée. La réflexion s’oriente plutôt vers : L’Église ne refuse pas la crémation (sauf cf. point 1 ci-dessus) et situe celle-ci après les funérailles à l’Église, en même lieu que l’inhumation. L’Église porte un soin particulier à la destination des cendres. C’est pourquoi les responsables pastoraux ont le devoir d’avertir les familles qu’il y a là un enjeu important pour l’Église (ni dispersion ni conservation à domicile ; dépôt dans un lieu « mémoire »). La communauté chrétienne peut proposer une prière au lieu de crémation (cela est même conseillé pour ritualiser ce moment difficile) : il sera conçu comme la prière au cimetière (en adaptant, bien sûr), en s’appuyant sur le Rituel II.

Lorsqu’il n’est pas possible de faire autrement (personne décédée à l’étranger ou loin du lieu de résidence…), et que la crémation a lieu avant les funérailles à l’église, la bonne solution semble être (dans la mesure du possible) : prière du dernier adieu au lieu de crémation et célébration de funérailles en l’absence de corps et sans l’urne. Si, malgré tout, dans le cas précédent, le dernier adieu n’a pu se faire avec le corps et qu’on ne peut empêcher la présence de l’urne à la célébration à l’église, alors on y fait le dernier adieu mais sans le rite d’aspersion et l’encensement qui sont réservés au corps.

L’ENFER ET LE PURGATOIRE EXISTENT-ILS?

août 27, 2008

On se représente souvent l’enfer comme un châtiment éternel (le feu de l’enfer) que Dieu impose aux pécheurs. Cette représentation est fausse : ce n’est pas Dieu qui nous impose un châtiment. Il ne cesse pas d’aimer tous les hommes, mais par amour, il respecte notre liberté jusqu’au bout, il nous laisse la possibilité de refuser totalement son amour. C’est une tragique possibilité. Ainsi, l’enfer consiste à être volontairement séparé de Dieu. Mais personne ne peut dire si quelqu’un se trouve dans cette situation. L’Eglise elle-même s’est toujours refusée à prendre position, même dans les cas des plus grands pécheurs ! Dieu seul connaît le cœur de chacun !

Et le purgatoire ? Pour pouvoir rencontrer Dieu face à face, l’homme pécheur a besoin d’une purification et cette purification est éprouvante car elle opère une sortie totale de l’égoïsme, de son quant à soi, de son amour-propre. Et cela n’est pas facile ! C’est le sens qu’il faut donner au terme purgatoire quand on l’utilise. Le Purgatoire n’est pas un lieu intermédiaire entre le ciel et l’enfer (qui eux-mêmes ne sont pas des lieux !), il est un état, une attente, une ouverture définitive du cœur et de l’esprit à l’amour de Dieu.

QU’EST-CE QUE LES VEPRES?

août 27, 2008

Du latin vesper : « soir », issu du grec espéros : « soir ». L’office de Vêpres constitue l’Heure solennelle du soir ; il fait pendant à l’office de Laudes. A la fin de la journée, l’Église qui, depuis Lau­des, n’a cessé de rester en contact avec Dieu, grâce à l’office du Milieu du jour ou aux offices de Tierce, Sexte et None, retrouve son intimité, de façon plus prolongée.

Elle remercie pour les mer­veilles de la création, pour l’activité qu’elle a pu mener, et se complaît dans la présence de son Seigneur, comme les apôtres le soir de Pâques (cf. Jn 20, 19), tout en attendant son retour définitif. L’office de Vêpres comprend, après l’introduction, une hymne, deux Psaumes, un Cantique du Nouveau Testament (voir Cantique), une lecture brève, un répons bref, le chant du Magnificat, et les prières d’intercession et de conclusion.

Le sommet de Vêpres est le chant du Cantique évangélique de Marie, le Magnificat, au cours duquel il est bon, au moins à certains jours, de faire à l’autel l’offrande de l’encens en « sacrifice du soir » (cf. Ps 140, 2). Voir Lucernaire. Les Solennités et tous les dimanches commencent la veille au soir, par la célébration des premières Vêpres. Cette coutume est reprise aux Juifs, pour qui les jours allaient du soir au soir. Quelques Solennités majeures ont une messe de vigile qui doit être célébrée le soir, intégrant ou non la psalmodie de Vêpres.