La Mort de Dieu dans Ainsi Parlait Zarathoustra de Nietzsche: quelles leçons pour les chrétiens d’Afrique aujourd’hui?

LA MORT DE DIEU dans Ainsi Parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche: quelles leçons pour les chrétiens d’Afrique aujourd’hui?

Ce Mémoire de Maitrise en Philosophie a pour titre « La Mort de Dieu dans Ainsi Parlait Zarathoustra de Nietzsche. Le titre aurait pu s’arrêter ici. Mais l’auteur, M. QUENUM Raoul Thibaut, a voulu en tirer des leçons pour les chrétiens d’Afrique aujourd’hui, c’est tout son droit. Notre auteur veut tirer de la conception nietzschéenne de la mort de Dieu, des leçons vitales pour le contexte africain, afin d’amener ce dernier (l’Africain) à transcender son pessimisme et son désespoir pour faire émerger son continent dans le concert des nations » (p. 99). Je voudrais féliciter le candidat pour sa bibliographie très fournie, même si tous les livres n’apparaissent pas en notes de bas de page. Mais la philosophie est une science rigoureuse. D’abord nous ne comprenons pas l’intitulé sur la couverture « philosophie de l’interculturalité », ce sera notre première question à l’auteur. Deuxième question, sur quels textes vous basez-vous pour soutenir que la mort de Dieu est purement symbolique (p.5). Que faut-il entendre par « la raison humaine est inapte à penser toute idée de mort, de mal envers ce transcendant » (p.5), « la philosophie de Nietzsche est faite de discours labyrinthique » (p.21)? « éthique artistique de soi » (p.54), Importance du culte de l’âne dans l’organisation de notre thème (p. 56), « péchés qui crient vengeance, appelés encore bestialité » (p. 87), l. 11, . Parfois vous tombez dans du délire p. 94, l. 12 « le chant des Anges et des Saints noirs annonce un réveil de la personnalité nègre ». Qu’entendez-vous par « autogestion de l’Eglise africaine », p. 95, l. 3. Parlez-moi de l’éclipse de Dieu selon Martin Buber et son lien avec votre thème (p. 98, l. 6)

Notre première critique concerne la méthode de recherche en philosophie. Nous n’avons trouvé nulle part dans le texte, d’analyse des principaux concepts: Dieu (ou la divinité), la mort, la vie. La problématique devient alors très difficile à trouver. L’auteur ne fonde pas son argumentation sur l’ouvrage. L’ouvrage m’apparaît comme un prétexte pour régler son compte au système traditionnel du christianisme (p. 73). Il me semble qu’il y a très peu de références à Ainsi parlait Zarathoustra. Pour ce texte de 99 p;, il y a en tout 4 références à la p. 31, 1 à la page 37, 1 à la page 38, 4 à la page 41, 3 à la page 42, 3 à la page 43, 1 à la page 45, 1 à la p. 46, 4 à la p. 48, 1 à la p. 49. On pourrait penser qu’il y a beaucoup de références, ce n’est pas le cas. Il s’agit de brèves allusions, qui ne fondent aucune argumentation. Nous aurions aimé une présentation plus explicite de l’œuvre autour du thème de recherche, en montrant les passages clefs de l’œuvre, leur genre… Comme cette œuvre est une œuvre charnière, nous aurions aimé voir après la critique nietzschéenne de la divinité, la proposition d’une autre divinité qui devrait venir remplacer l’ancienne. C’est ici que la figure de Dionysos, comme dieu de Nietzsche aurait trouver son sens et sa justification. Tout cela se trouvait dans votre travail mais de façon désorganisé.

Notre seconde critique concerne votre seconde œuvre: les leçons pour les chrétiens d’Afrique aujourd’hui. Vous voulez vous intéresser à « la pertinence du système chrétien » (P. 62). Vous quittez le domaine de la philosophie pour la théologie africaine, la pastorale…Mais votre argumentation est faite de bonnes affirmations gratuites du genre :  » La formation des futurs pasteurs dans les séminaires, repose très souvent sur une morale irréalisable » (p. 62). « une morale utopique » (Ibidem) ou encore « le christianisme perd de plus en plus ses valeurs. Le texte semble parfois imprécis dans l’argumentation « A certains endroits l’avortement est légalisé, de même que le mariage homosexuel » » (p. 65). Il n’est plus crédible au XXIè siècle » (p. 65). Ou encore  » Le mensonge est l’arme du christianisme dit Nietzsche » (p.96, l.15), il n’ y a aucune références au texte). Ou encore « Nietzsche se lance à son attaque ». « Nietzsche le qualifie de monstre de la vie » (p. 9è, l.1)J’aurais aimé à la page 63 que vous utilisiez Nietzsche et non Drewermann, pour étayer vos propos. Je ne puis vous suivre et la lecture de cette partie a été une souffrance pour le philosophe que je suis. Des pages entières étaient des affirmations non fondées en philosophie. Quelquefois vous tombez dans la trivialité ou la banalité quotidienne, du genre journalistique:  » (A propos de l’Afrique), victime de la famine, de rivalités ethniques, des guerres, des coups d’Etat, des maladies pandémiques… » (p. 77). Nous sommes sur le plan de l’énumération, de la représentation, et non de la conceptualisation. Mais il y a plus grave. Nietzsche vous sert de justification pour vos longs développements, hors-philosophie. Ce n’est pas cela un travail de recherche: Nous considérons donc les pages 58 à la fin comme non utiles à une recherche sur Nietzsche. Il me semble même que vos ouvertures sur Nietzsche sont des emprunts à Deleuze et Morel que vous ne prenez pas la peine de nous signaler. Nous trouvons aussi que votre esquisse sur les religions manifestent aussi de votre envie de faire un essai. Mais un essai n’est pas un TER. Cette approche religieuse et philosophique de Dieu des pages 9 à 20 n’est pas la méthode habituelle pour commencer un mémoire de ce type.

Pour terminer, nous voulons vous indiquer quelques fautes de grammaire et de style: en général, nous aurions voulu que l’accord au pluriel se fasse quand vous employé le « nous ». p. 4, il a des problèmes de ponctuation, 1ère l., 2è §, dernière l.,, Des références manquent au texte cité de l’Antéchrist. Problème de concordance de temps 2è § 1ère l. La première phrase de votre mémoire est assez imprécise et d’une légèreté incroyable. Je pourrais l’étendre à tout le texte. p. 5, p. 6, « infirme », « vassalité », « propos à coloration esclavagiste » p. 10, 2è §, « il », « qui et-ce dernier », p. 11, 5è l. « celui ». « subsistance » « messie », « juifs », « verbe », p. 12, « la foi », p. 13 « les hindous », « la création », p. 14, « hindous » 4X, p. 18, « ordre d’idées », p. 19, 2è l. ponctuation. « citation mal amenée l.10, p. 20, l. 3 accord au pluriel., l. 10 Maj. p. 25 , l. 13, « pour ce fait », p. 26, dernière ligne. Maj. p. 27, concordance de tps « prend », « instaura », p.28, l.16, Maj. p.29, l.17, retrait après le . p.41, l.8, maj., p.46, l.4, mot sauté. l.7 enfin en deux mots. p.47, l.2, maj. p. 48, l.13, mot sauté. p. 49, l.25, maj., l.27, pluriel. « table de valeur », p. 55, l. 6, maj., l.10, « référant », l.24, maj., là, p. 56, l. 15, « entrain », l.18, min. après :, p. 59, l. 2, Renaissance, l. 18, Reforme, p.61, l. 3, « élision » , p. 62, l.3, ponctuation, l. 19, « c’est les prêtres », p. 65, l. 22, « prédications » au lieu de « prêches » péjoratif., l. 25, maj. p. 67, l. 3, « invite-il », p. 68, l. 11, maj., l.14, Bien en minuscule. p.74, l. 22 « comme-ci, comme-ça », p. 76, l. 2″ l’esprit libre et sain que qualifie notre auteur de l’esprit puissant »?, l.9 « seigneur », l.77, l. 4, « SIDA » « socio-politique » « économique », p. 78, l. 16, pluriel », p. 81, l. 4, « avoir recours », p. 85, l. 16, « autres », p.92, l.11, « claire ».

Dr AKE Patrice Jean, Assistant à l’UFR-SHS de l’Université de Cocody

Professeur Permanent à l’UCAO-UUA

pakejean@yahoo.fr

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