Esquisse d’une théorie de la libération de la femme africaine à partir de Par delà le Bien et le Mal de Nietzsche

Esquisses d’une théorie de la libération de la femme africaine à partir de Par delà le bien et le mal de Friedrich Nietzsche

DAH Nibaoué Edith, sous la direction du Prof. BOA Thiélémé

Ce Mémoire de Maîtrise en Philosophie a pour titre Esquisses d’une théorie de la libération de la femme africaine à partir de Par delà le bien et le mal de Friedrich Nietzsche. Son auteur, Sr. DAH Nibaoué Edith nous « invite à partir de la compréhension de la conception nietzschéenne de la femme pour mieux cerner les réalités actuelles auxquelles sont confrontées les femmes en général et les femmes africaines en particulier » (p. 5) En clair l’impétrante veut partir « d’un philosophe comme Nietzsche pour défendre la cause de la femme africaine » (p. 5). En effet, ce Nietzsche fait bien l’affaire, puisqu’il est un anti-moderniste » (p. 19) qui affirme selon vous, et citant Nietzsche, que « l’émancipation de la femme constitue l’un des pires progrès de l’enlaidissement générale de l’Europe » (p. 23). Plu loin, elle écrit « Nietzsche estime que l’émancipation de la femme s’accompagne de son enlaidissement moral et intellectuel: la femme moderne est sotte et sans intérêt, parce qu’elle se dépouille de la force de sa faiblesse, et tente d’acquérir des vertus masculines » (p.30). Il nous semble ne pas bien voir paraître la problématique.

En effet, en suivant des auteurs comme Peter J. Burgard, introduction to Nietzsche and the Feminine, ed. Peter J. Burgard (Charlottessville: University Press of Virginia, 1994), p. 1-2), Kelly Olivier, Womanizing Nietzsche: Philosophy’s Relation to the ‘Feminine’, (New York: Routledge, 1995), Ofelia Schutte: Nietzsche on Gender Difference: A critique » Newsletter on Feminism and Philosophy (1990), ou encore Beyond Nihilism: Nietzsche without Masks, (Chicago, University of Chicago Press, 1984), et le livre remarquable de Caroline Joan Picart, Resentment and the « Feminine » in Nietzsche’s Politico-Aesthetics, (The Pennsylvania State University Press, University Park, Pennsylvania 1999) duquel nous extrayons la présente critique. Notre auteur situe le contexte dans lequel pouvait émerger la problématique qui nous préoccupe. Le Prof. Picart distingue quatre positions opposées les unes aux autres: d’abord, 1) ceux qui croient que les écris de Nietzsche sont essentiellement féministes. Ensuite, 2) ceux qui pensent que les écrits de Nietzsche sont au moins potentiellement utiles aux féministes. Puis, 3) ceux qui maintiennent que les écrits de Nietzsche ont irrémédiablement misogynes. Enfin 4) ceux pour qui, le lien possible entre Nietzsche et le féminisme n’est même pas un problème à mentionner et dont on pourrait spéculer. (p.2)

Notre première question à l’impétrante est celle-ci dans quelle registre vous situez-vous?

Ensuite, l’œuvre que vos avez choisi pour parler de votre thème, Par delà le bien et le mal n’est pas la mieux indiquée pour traiter du féminisme et de la féminité chez Nietzsche. L’œuvre charnière Ainsi parlait Zarathoustra nous le pensons aurait mieux fait l’affaire. Cela a pour effet qu’il y a très peu de références à votre ouvrage de base, ce qui est une lacune fondamentale pour la recherche. En tout, vous citez, l’ouvrage(p.297, p. 295), deux fois (p.14), (la première est un morceau de phrase « et n’atteint à sa perfection que dans cette situation subalterne », la seconde est une comparaison avec l’homme « Un homme qui a de la pro fondeur dans l’esprit comme dans les désirs ne peut penser au sujet de la femme qu’en oriental »), une fois (p.18) (il s’agit de la page 289) « la femme a tant de raisons d’être pudique, il y a chez la femme quelque chose de si pédantesque, de si superficielle, de si primaire, tant de mesquine outrecuidance, de mesquin libertinage et de mesquine immodestie », une autre citation à la p. 22, « bien plus, la religion aidant, cette religion qui a fait siennes les ultimes aspirations politiques et sociales expriment elles-mêmes cette morale d’une manière plus évidente: le mouvement démocratique est l’héritier du mouvement chrétien » (Nietzsche, p. 211). A la p. 23, il y a trois citations mais qui sont déjà mentionnées plus haut (P. 295,297 et 289). p. 26, il ya une référence au texte (p.301). p. 27, texte déjà cité (p.297), p. 29, texte déjà cité (p. 297), p. 30, (Nietzsche p. 289, 297, 289) tous déjà mentionner. p. 31 (Nietzsche, 299, 297, 114) Un seul texte nouveau 114), les autres déjà cités. p. 32 (Nietzsche, p. 295, 299) Pas de nouveauté. Voici tous les textes qui vous ont servi à fonder votre argumentation, nous trouvons votre recherche pas assez fondée sur Nietzsche. Vous me permettrez de dire que ce n’est pas un travail d’études et de recherches en philosophie. Je voudrais revenir au titre de votre ouvrage: « Esquisses d’une théorie de la libération de la femme africaine à partir de Par delà le bien et le mal de Friedrich Nietzsche ». Le titre même trahit votre approche méthodologique. Vous partez d’une idée préconçue de la femme africaine que vous voulez libérer et vous voulez la fonder en Nietzsche. Ce n’est pas la bonne méthode. Mais, le contenu du texte m’a rassuré, car, il fallait partir de la notion de la femme chez Nietzsche, dans Par delà le bien et le mal; une fois, une fois votre problématique posée, vous avez vos hypothèses que vous cherchez ensuite à vérifier si elles sont fondées en raison, après seulement vous actualisez vos résultats avec les problèmes contemporains africains. Votre démarche dans le texte est bonne mais ne correspond pas au titre que vous nous donner. Il vous faut reformuler votre titre.

Quant au contenu, j’aurais souhaiter voir à la p. 2, sommaire au lieu de table de matières. Le texte dans sa forme esthétique est équilibré, la première partie a 17 pages, la deuxième partie, 23 pages, la troisième, 21 pages. L’introduction et la conclusion ont respectivement 7 et 4 pages. L’introduction me semble trop générale « l’histoire nous montre que… » De quelle histoire il s’agit? Ou encore « quelques faits constatés et des informations » (p. 4). Il y a trop de généralités. Toute cette page 4 est pleine de banalités de ce type. Nous ne percevons pas votre problématique. Votre définition de la femme (p. 6) « la femme se définit comme un individu de sexe féminin de l’espèce humaine dont l’antinomie lui permet de porter et de mettre au monde un enfant » Il n’y a aucune référence. De quel point de vue parlez-vous? Quelle approche étymologique? Mythologique? Symbolique? Pour un auteur comme Nietzsche qui voit « la philosophie plus comme une discipline poreuse mettant face à face, la psychologie, la critique de la culture, l’art, la rhétorique, la politique et le mythe » une approche plus pluridisciplinaire dans vos définitions aurait été plus pédagogique. Il y a des affirmations non fondées en raison (p. 13) « Nietzsche, à la suite du discours traditionnel, philosophico-théologique et littéraire relevé aussi par celui de la science et partagé par le sens commun, soutient que les femmes sont inférieures aux hommes. Elles sont d’une nature autre que celle des hommes. » ou encore p. 17, « selon Nietzsche, l’idée de l’infériorité de la femme provient de la philosophie grecque » Sur quels textes fondez-vous cette argumentation? Expliquez-moi ce développement de la page 86 « Il a fallu qu’Eve mange ce fameux fruit pour que l’être humain devienne un être de liberté et de responsabilité afin de sortir de la maison agréable du Père qui tait le paradis pour se prendre en charge » et vous ajoutez « pourquoi Dieu s’est passé de l’homme et que l’Esprit est entré directement dans la femme pour donner un Sauveur à l’humanité?  » (p. 86). Votre bibliographie est trop pauvre est commentateurs de Nietzsche.

Remarques syntaxiques et grammaticales: p. 6, l.24, p. 14, l.10, p. 19, l. 6, l.8, l.22, p. 20, l. 13, p. 20, l. 22, p. 22, l. 4, majuscule après :  » « . Il y a des pages en blanc, c’est-à-dire non remplies (p.12), p. 16, l.7 « conception aristotélicienne », p. 17, l.7, « élision » après « a écrit qu’Eve ». p. 17, l. 20, « Selon les auteurs cités jusqu’ici ». De quels auteurs parlez-vous? p. 18, l. 11, « Chez » en minuscule »

Faute de style, p. 20, l. 5-6, « Nietzsche s’interroge si dans ce siècle obscur… ». p. 20, l.19, « avant-coureur du dégoût », p. 22, problème d’interlignage, 3è §, « la » en minuscule. p.26, l. 18, « la » en minuscule. p. 27, l. 3, majuscule. p. 28, l. 4, majuscule, l.7, faute de style. p. 30, l. 10, le « de » est de trop. p. 31, l. 3, majuscule, l. 6, majuscule, l.17 : au lieu de ; p. 32, l. 17 et l. 22, majuscule. p.37, l. 20, p. 41, l. 17 « rémunéré ». p. 43, l. 8, majuscule, l.16, « à », p. 48, l. 6 et l.17, majuscule. p. 49, l. 1 majuscule, l. 20, tiret avant-coureurs. p. 50, l. 7, majuscule., p. 52, l. 6, et l. 14, majuscule, p. 56, l. 6, majuscule. p. 57, l. 13, maj. p. 58, l. 1, Vu, l. 6, maj;, p. 60, l. 5, maj. p. 67, l. 7 « égyptienne »., l. 16, maj. p.70, l. 17, texte mal aligné. p. 71, l. 3, retrait de ligne. p. 73, l. 3, faute de style., l. 21, maj. p. 74, l. 3, maj. 9, singulier. p. 75, l. 15, pluriel. p. 77, l. 2 accord. p. 78, l. 9, maj. p. 79, l. 9 style, l. 16, maj. p. 87, l. 2, maj. p. 88, l. 17, maj. p. 89, l. 24, maj. p. 92, l. 17, maj. p. 95, l. 5, et l. 11 (maj + min)

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