L’EGLISE CATHOLIQUE ET LES CONFLITS SOCIO-POLITIQUES /CAS DE LA COTE D’IVOIRE

          Ce mémoire de Sr AGATHE NBONAO ZAHE a pour titre "l’Eglise catholique et les conflits socio-politiques en Afrique: Cas de la Côte d’Ivoire". Il s’agit d’un Mémoire en vue de l’obtention du diplôme de Maîtrise en Droit Civil, de l’UCAO-UUA, qui a été dirigé par le P. THOMAS SIXTE YETOHOU, Doyen de cette faculté. Le P. AKE PATRICE JEAN en a été l’examinateur.

          L’Eglise catholique de Côte d’Ivoire, tant par sa hiérarchie, que par ses fidèles laïcs, a, d’abord, une mission d’évangélisation. C’est cela sa mission première. Mais lorsque des conflits se présentent dans un pays, l’Eglise doit-elle rester dans sa sacristie ou bien doit-elle éléver la voix pour être du côté des opprimés, voire même doit-elle jouer le bon samaritain? Ce mémoire pose ainsi le problème du droit d’ingérence dans les rapports entre l’Eglise et l’Etat. Qu’est-ce que l’ingérence? L’ingérence a une connotation négative en termes d’immixtion et donc elle est une limite à la souveraineté, limite venant de l’extérieur. L’immixtion elle-même, étant l’intervention indue d’un tiers dans une question relevant de la compétence exclusive d’autrui. Si l’Eglise et l’Etat ont pour objectif le bien de la personne humaine dans sa double dimension spirituelle et matérielle, l’Eglise, en raison de ses prérogatives et de sa compétence ne se confond pas avec la communauté politique, c’est-à-dire, qu’elle n’est liée à aucun système politique.

          Ainsi la mission de l’Eglise est d’ordre religieuse(évangélisation). Elle comporte aussi une dimension sociale(promotion humaine). Au coeur de  sa doctrine sociale figurent les questions de justice et de paix.

          Ce mémoire évoque les principes directeurs des relations entre l’Eglise et l’Etat qui sont l’autonomie, l’indépendance et la saine coopération. Pour accomplir sa mission, l’Eglise doit jouir de son droit à la liberté religieuse et à sa propre liberté qui font partie des droits fondamentaux individuels, collectifs ou communautaires.

          L’auteur de ce présent travail a dans une deuxième partie, récapitulé les actions de l’Eglise Institution. De façon préventive, les Evêques ont attiré l’attention des gouvernants sur les dangers que court la société ivoirienne. Cette action préventive a été complétée par une autre action dite curative. Elle met aussi en exergue l’action des fidèles laïcs à travers l’association des cadres catholiques et celle des femmes catholiques. Les ONG ne sont pas en marge de son analyse, en particulier l’ONG St Viateur.

          En conclusion, notre impétrante pense que, bien que l’action de l’Eglise soit remarquable et dynamique, l’ampleur et la complexité des tâches à accomplir, la suspicion permanente et généralisée, n’ont pas permis d’apprécier à sa juste valeur les efforts consentis par l’Eglise pour la résolution de ce conflit. Cette action, en clair, présente quelques insuffisances liées à l’étendue de ces actions. La cible demeure catholique et l’action n’est pas assez relayée par les mass-médias. Finalement, elle propose que l’Eglise explore de nouvelles méthodes de prévention et de régléments de conflits socio-politiques.

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