JUSTICE, INJUSTICE, DROIT, VERITE, REUSSITE SOCIALE EN PAYS AGNI

          Sous la direction du Dr. AKE Patrice Jean, Maître-Assistant en Philosophie , Titulaire du Cours de Philosophie du Droit.

        

          Pour M. KRAMOH Franck Aristide (Licence 2), celui qui n’accepte pas l’injustice se dit en agni: "Souan bô wo koulo man nanholô". En pays agni, lors des querelles de familles, les villageois ont lobligation de se faire entendre et régler le litige devant le roi, qui représente le pouvoir suprême. Le roi est considéré comme un dieu sur terre.

          Celui qui a la passion de la justice, qui ne se laisse pas plier facilement, se dit: "Sonan bô oklo nigué huei, niakinan na oûolo ngban". En pays agni, ce sont les notables du roi qui ne se laissent pas plier facilement, et aussi qui incitent les villageois à aimer la justice, à la pratiquer, toutes les fois  où il y a un litige.

          "Celui qui ne se plaint pas" a pour équivalent en agni: "Souan bô ndjoudjoman". Par exemple, en pays agni, les esclaves n’ont pas le droit de se plaindre. Ils sont soumis aux exigences du roi et de tout son royaume.

          "Celui qui ne cherche pas les faveurs" se dit en agni "souan bô angloman ndroumou". L’esclave également ne cherche pas à être favorisé. Car tous les esclaves sont tous sur le même pied d’égalité, et ils doivent subir les corvées et humiliations jusqu’à la mort.

          "Celui qui ne flatte pas les autres dans un but intéressé" se dit: "Souan bô ouaka hemian go na onanian". Généralement, ce sont des personnes qui disent ce qu’elles pensent. Ici nos faisons allusion aux notables, lors des séances de jugement, autour du roi. Dans les conseils donnés au roi, ils ne cherchent pas à le flatter.

          La prison se dit en agni, "fiadê", ou "ebissoua". L’esclave était en prison, parce qu’il ne pouvait décider tout seul de son sort. Le prisonnier c’est "fiadêfouê", "ebissouafouê". Jadis, le prisonnier était mis à mort, ou encore on l’enterrait vivant. L’esclave se dit "kanga". L’esclave était marqué au fer et castré pour éviter qu’il fasse des enfants. Il passait la nuit à veiller le roi et son épouse et aidait la femme du roi à prendre son bain.

          Un homme libre se dit en agni "ndiyêfouê". En grande partie, c’est le roi qui est le véritable homme libre. Car aucun habitant ne pouvait intenter une poursuite contre lui.

          Un prisonnier était réhabilité de la manière suivante. Jadis, en pays agni, un prisonnier était considéré comme unêtre impur, au regard de la société. De ce fait, il existait, pour les Agnis, deux zones qu’un prisonnier devait traverser pour devenir un homme saint et purifié, afin de vivre au milieu de ses frères. La première zone, appelée "foufouassoué" représentait les ténèbres. La seconde "mondoua" était le lieu de la purification. Après cette action de réhabilitation, on immolait du poulet par exemple et on demandait la clémence des génies en faisant des libations. L’esclave purifié, était alors habillé de ses plus beaux atours.

          J’ai droit se traduit en agni "otimidiè". Le prince a le droit de devenir un roi. Je n’ai pas le droit a pour synonyme "otin man midiê". L’esclave n’a pas le droit de siéger lors des délibérations à la cour.

          Un homme de vérité se dit "na onolofouê". Le roi est un homme de vérité. Celui qui n’est pas un homme de vérité se dit "me tin ablafouê" Par exemple, celui qui a trahit tout un royaume.

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