Archive for mars 2008

JUSTICE, INJUSTICE, DROIT, VERITE, REUSSITE SOCIALE EN PAYS AGNI

mars 31, 2008

          Sous la direction du Dr. AKE Patrice Jean, Maître-Assistant en Philosophie , Titulaire du Cours de Philosophie du Droit.

        

          Pour M. KRAMOH Franck Aristide (Licence 2), celui qui n’accepte pas l’injustice se dit en agni: "Souan bô wo koulo man nanholô". En pays agni, lors des querelles de familles, les villageois ont lobligation de se faire entendre et régler le litige devant le roi, qui représente le pouvoir suprême. Le roi est considéré comme un dieu sur terre.

          Celui qui a la passion de la justice, qui ne se laisse pas plier facilement, se dit: "Sonan bô oklo nigué huei, niakinan na oûolo ngban". En pays agni, ce sont les notables du roi qui ne se laissent pas plier facilement, et aussi qui incitent les villageois à aimer la justice, à la pratiquer, toutes les fois  où il y a un litige.

          "Celui qui ne se plaint pas" a pour équivalent en agni: "Souan bô ndjoudjoman". Par exemple, en pays agni, les esclaves n’ont pas le droit de se plaindre. Ils sont soumis aux exigences du roi et de tout son royaume.

          "Celui qui ne cherche pas les faveurs" se dit en agni "souan bô angloman ndroumou". L’esclave également ne cherche pas à être favorisé. Car tous les esclaves sont tous sur le même pied d’égalité, et ils doivent subir les corvées et humiliations jusqu’à la mort.

          "Celui qui ne flatte pas les autres dans un but intéressé" se dit: "Souan bô ouaka hemian go na onanian". Généralement, ce sont des personnes qui disent ce qu’elles pensent. Ici nos faisons allusion aux notables, lors des séances de jugement, autour du roi. Dans les conseils donnés au roi, ils ne cherchent pas à le flatter.

          La prison se dit en agni, "fiadê", ou "ebissoua". L’esclave était en prison, parce qu’il ne pouvait décider tout seul de son sort. Le prisonnier c’est "fiadêfouê", "ebissouafouê". Jadis, le prisonnier était mis à mort, ou encore on l’enterrait vivant. L’esclave se dit "kanga". L’esclave était marqué au fer et castré pour éviter qu’il fasse des enfants. Il passait la nuit à veiller le roi et son épouse et aidait la femme du roi à prendre son bain.

          Un homme libre se dit en agni "ndiyêfouê". En grande partie, c’est le roi qui est le véritable homme libre. Car aucun habitant ne pouvait intenter une poursuite contre lui.

          Un prisonnier était réhabilité de la manière suivante. Jadis, en pays agni, un prisonnier était considéré comme unêtre impur, au regard de la société. De ce fait, il existait, pour les Agnis, deux zones qu’un prisonnier devait traverser pour devenir un homme saint et purifié, afin de vivre au milieu de ses frères. La première zone, appelée "foufouassoué" représentait les ténèbres. La seconde "mondoua" était le lieu de la purification. Après cette action de réhabilitation, on immolait du poulet par exemple et on demandait la clémence des génies en faisant des libations. L’esclave purifié, était alors habillé de ses plus beaux atours.

          J’ai droit se traduit en agni "otimidiè". Le prince a le droit de devenir un roi. Je n’ai pas le droit a pour synonyme "otin man midiê". L’esclave n’a pas le droit de siéger lors des délibérations à la cour.

          Un homme de vérité se dit "na onolofouê". Le roi est un homme de vérité. Celui qui n’est pas un homme de vérité se dit "me tin ablafouê" Par exemple, celui qui a trahit tout un royaume.

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Discussion sur GENEROSA AFRICA TELLUS

mars 31, 2008

 

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GENEROSA AFRICA TELLUS

          SACRE CONGREGATION POUR L’EDUCATION CATHOLIQUE DECRET N°2335/76/B/89

            La terre africaine, généreuse et variée, célèbre par le témoignage des premiers chrétiens, patrie de l’illustre et Saint Augustin, ensemencée à la foi catholique vécue en communion avec le bienheureux apôtre Pierre, a donné des chrétiens qui, devenus hérauts de l’Evangile, s’efforcent de se mettre au service de leurs frères.

          Mûs par ce souci de salut, les Responsables de l’Afrique Occidentale ont, après le Concile Vatican II et en véritables prévoyants, décidé la création d’un I’Institut Catéchétique où seraient préparés, de façon plus adaptée et plus approfondie, les messagers de l’Evangile.

          Ouvert à Abidjan de 1968, et avec l’aide généreuse du St Siège et de diverses Conférences Episcopales d’Europe et d’Amérique, cet Institut se développe avec succès.  Aussi, en 1975, par l’entremise de son Conseil Permanent, l’Assemblée Plénière de la Conférence Episcopale de l’Afrique de l’Ouest adresse-t-elle à la Sacrée Congrégation pour l’Education Catholique une demande en vue de son érection canonique. 

          La Sacrée Congrégation sus nommée, après une étude minutieuse en collaboration avec la Sacrée Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, hâte la création d’un Institut Académique dont le premier curriculum des études entre en vigueur la même année, en même temps qu’il est demandé aux responsables africains de préparer avec diligence les Statuts propres de cet Institut.

          Les 14 et 15 février de l’année suivante, en présence de plusieurs cardinaux et évêques et des hautes Autorités Civiles du pays, l’Institut est solennellement inauguré, avec les félicitations et les souhaits du Souverain Pontifie.

          Maintenant, passé le temps de l’expérience indispensable, la même Sacrée Congrégation, après avoir bien tout pesé et pris conseil auprès des Sacrées Congrégations pour l’Evangélisation et le Clergé, et selon les pouvoirs qui lui sont conférés par sa Sainteté le Pape Paul VI,

          Vu l’art. 4 de la Constitution Apostolique "Dieu et Maître de tout Savoir", par le Présent Décret:

          Erige canoniquement et le Promulgue pour toujours, l’Institut Catholique de l’Afrique de l’Ouest, situé à Abidjan et comportant

          Une Faculté de Théologie

          Une Faculté de Catéchèse

          Un institut de Pastorale et Catéchèse.

          Lui donne pouvoir de conférer respectivement les grades académiques de Théologie, et autres diplômes, aux Etudiants qui auront satisfait à toutes les exigences concernant les cours et examens ainsi que les clauses articulières des Statuts légitimement approuvés par la dite sacrée Congrégation.

          Confirme et déclare la proposition qui lui a été faite de constituer St Augustin, Evêque d’Hippone et docteur de l’Eglise, comme patron principal dudit Institut.

          Reconnaît et attribue à ce même Institut les droits, les privilèges, les honneurs et les fonctions, dont jouissent tous les Instituts Ecclésiastiques de par le monde.

          Demande au Comité Episcopal spécial de veiller sur la marche de l’Institut, étant saufs les droits et fonctions reconnus par les canons 1381 à 1382 du Code à l’ordinaire d’Abidjan qui, de ce fait, devient le Vice Président de ce Comité.

          Recommande à ce même Comité, avec insistance et au nom du Saint Siège, de promouvoir cet Institut en faisant respecter sa finalité propre: à savoir former, à travers leur propre culture, des ministres authentiques de l’évangélisation et exprimer, sous la conduite du Magistère ecclésiastique et conformément au Concile Vatican II, la doctrine de l’Eglise dans les modes de penser africains.

          Etant sauves toutes les autres prescriptions de la loi, en particulier sur les Instituts Académiques de l’Eglise, et nonobstant toutes dispositions contraires.

          Donné à Rome, du Siège de la Sacrée Congrégation pour l’Education Catholique, le 26 Mars 1978, en la Solennité de la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ.

          Le Préfet

          Son Emi. le Card. GARONNE;

 

GENEROSA AFRICA TELLUS

mars 31, 2008

          SACRE CONGREGATION POUR L’EDUCATION CATHOLIQUE DECRET N°2335/76/B/89

 

          La terre africaine, généreuse et variée, célèbre par le témoignage des premiers chrétiens, patrie de l’illustre et Saint Augustin, ensemencée à la foi catholique vécue en communion avec le bienheureux apôtre Pierre, a donné des chrétiens qui, devenus hérauts de l’Evangile, s’efforcent de se mettre au service de leurs frères.

          Mûs par ce souci de salut, les Responsables de l’Afrique Occidentale ont, après le Concile Vatican II et en véritables prévoyants, décidé la création d’un I’Institut Catéchétique où seraient préparés, de façon plus adaptée et plus approfondie, les messagers de l’Evangile.

          Ouvert à Abidjan de 1968, et avec l’aide généreuse du St Siège et de diverses Conférences Episcopales d’Europe et d’Amérique, cet Institut se développe avec succès.  Aussi, en 1975, par l’entremise de son Conseil Permanent, l’Assemblée Plénière de la Conférence Episcopale de l’Afrique de l’Ouest adresse-t-elle à la Sacrée Congrégation pour l’Education Catholique une demande en vue de son érection canonique. 

          La Sacrée Congrégation sus nommée, après une étude minutieuse en collaboration avec la Sacrée Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, hâte la création d’un Institut Académique dont le premier curriculum des études entre en vigueur la même année, en même temps qu’il est demandé aux responsables africains de préparer avec diligence les Statuts propres de cet Institut.

          Les 14 et 15 février de l’année suivante, en présence de plusieurs cardinaux et évêques et des hautes Autorités Civiles du pays, l’Institut est solennellement inauguré, avec les félicitations et les souhaits du Souverain Pontifie.

          Maintenant, passé le temps de l’expérience indispensable, la même Sacrée Congrégation, après avoir bien tout pesé et pris conseil auprès des Sacrées Congrégations pour l’Evangélisation et le Clergé, et selon les pouvoirs qui lui sont conférés par sa Sainteté le Pape Paul VI,

          Vu l’art. 4 de la Constitution Apostolique "Dieu et Maître de tout Savoir", par le Présent Décret:

          Erige canoniquement et le Promulgue pour toujours, l’Institut Catholique de l’Afrique de l’Ouest, situé à Abidjan et comportant

          Une Faculté de Théologie

          Une Faculté de Catéchèse

          Un institut de Pastorale et Catéchèse.

          Lui donne pouvoir de conférer respectivement les grades académiques de Théologie, et autres diplômes, aux Etudiants qui auront satisfait à toutes les exigences concernant les cours et examens ainsi que les clauses articulières des Statuts légitimement approuvés par la dite sacrée Congrégation.

          Confirme et déclare la proposition qui lui a été faite de constituer St Augustin, Evêque d’Hippone et docteur de l’Eglise, comme patron principal dudit Institut.

          Reconnaît et attribue à ce même Institut les droits, les privilèges, les honneurs et les fonctions, dont jouissent tous les Instituts Ecclésiastiques de par le monde.

          Demande au Comité Episcopal spécial de veiller sur la marche de l’Institut, étant saufs les droits et fonctions reconnus par les canons 1381 à 1382 du Code à l’ordinaire d’Abidjan qui, de ce fait, devient le Vice Président de ce Comité.

          Recommande à ce même Comité, avec insistance et au nom du Saint Siège, de promouvoir cet Institut en faisant respecter sa finalité propre: à savoir former, à travers leur propre culture, des ministres authentiques de l’évangélisation et exprimer, sous la conduite du Magistère ecclésiastique et conformément au Concile Vatican II, la doctrine de l’Eglise dans les modes de penser africains.

          Etant sauves toutes les autres prescriptions de la loi, en particulier sur les Instituts Académiques de l’Eglise, et nonobstant toutes dispositions contraires.

          Donné à Rome, du Siège de la Sacrée Congrégation pour l’Education Catholique, le 26 Mars 1978, en la Solennité de la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ.

          Le Préfet

          Son Emi. le Card. GARONNE;

Discussion sur SOLENNITE DE L’ ANNONCIATION

mars 31, 2008

 

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SOLENNITE DE L’ ANNONCIATION

          St Jean nous le redit dans son Evangile : " Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique pour que quiconque croit en lui ait la vie éternelle, et pour que le monde soit sauvé par lui". (Jn 3, 16). Voilà pourquoi le Verbe s’est fait chair. Le Fils de Dieu s’est fait homme pour que les hommes puissent devenir enfants de Dieu. Aujourd’hui, l’Ange Gabriel porte l’Annonce à Marie". L’Église fête l’Incarnation du Fils de Dieu au coeur de l’Humanité. Il faut toujours se rappeler que les fêtes de la Vierge Marie sont d’abord des fêtes du Christ son enfant. Le prologue de l’Évangile selon saint Jean le proclame : "Le Verbe s’est fait chair, Il a habité parmi nous". Le regard du croyant se porte tour à tour, sur le Christ – entrant dans le monde : il accomplit la volonté de son Père qui veut sauver toute l’humanité – et sur Marie, l’humble servante du Seigneur qui accueille avant tout dans sa foi le Sauveur du monde. L’Église se souvient qu’elle a commencé en ce jour : Dieu aime notre terre : Il a visité son peuple. "Heureuse es-tu Marie, toi qui as cru en la Parole qui t’a été dite de la part du Seigneur".

          Comment exprimer en langage actuel ce mystère source de la foi chrétienne ? D’un groupe de catéchèse jaillissait un jour cette litanie à continuer. " Marie, je la vois – debout – disant à Dieu son OUI… Elle est en -solidarité- avec l’attente de son peuple qui souffre et attend le Messie pour sa libération… Elle est la -super croyante- qui pense que Dieu ne laisse jamais tomber ceux qui comptent sur lui… Elle est toute entière -branchée- sur la puissance de l’Esprit de Dieu".

SOLENNITE DE L’ ANNONCIATION

mars 31, 2008

          St Jean nous le redit dans son Evangile : " Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique pour que quiconque croit en lui ait la vie éternelle, et pour que le monde soit sauvé par lui". (Jn 3, 16). Voilà pourquoi le Verbe s’est fait chair. Le Fils de Dieu s’est fait homme pour que les hommes puissent devenir enfants de Dieu. Aujourd’hui, l’Ange Gabriel porte l’Annonce à Marie". L’Église fête l’Incarnation du Fils de Dieu au coeur de l’Humanité. Il faut toujours se rappeler que les fêtes de la Vierge Marie sont d’abord des fêtes du Christ son enfant. Le prologue de l’Évangile selon saint Jean le proclame : "Le Verbe s’est fait chair, Il a habité parmi nous". Le regard du croyant se porte tour à tour, sur le Christ – entrant dans le monde : il accomplit la volonté de son Père qui veut sauver toute l’humanité – et sur Marie, l’humble servante du Seigneur qui accueille avant tout dans sa foi le Sauveur du monde. L’Église se souvient qu’elle a commencé en ce jour : Dieu aime notre terre : Il a visité son peuple. "Heureuse es-tu Marie, toi qui as cru en la Parole qui t’a été dite de la part du Seigneur".

          Comment exprimer en langage actuel ce mystère source de la foi chrétienne ? D’un groupe de catéchèse jaillissait un jour cette litanie à continuer. " Marie, je la vois – debout – disant à Dieu son OUI… Elle est en -solidarité- avec l’attente de son peuple qui souffre et attend le Messie pour sa libération… Elle est la -super croyante- qui pense que Dieu ne laisse jamais tomber ceux qui comptent sur lui… Elle est toute entière -branchée- sur la puissance de l’Esprit de Dieu".

VEILLEE PASCALE A L’UCAO-UUA 2008

mars 28, 2008

             A 19H 30, à l’entrée principale de l’UCAO-UUA, a commencé la veillée pascale. Cette nuit est une veille en l’honneur du Seigneur(Ex 12,42). Les fidèles au nombre d’environ 2500, se sont rassemblé en habits de fête. Le célébrant principal, le Père Vice-Président, AKE Patrice Jean les a retrouvé, avec les ministres concélébrants et les enfants de choeur. Les fidèles avaient en main leurs cierges, comme des hommes et des femmes qui attendent la venue de leur maître, afin qu’à son retour il les trouve en train de veiller et les fasse asseoir à sa table.

           Toutes les lumières de l’église étaient éteintes, un grand fagot a été préparé pour la bénédiction du feu nouveau et le célébrant a expliqué les raisons du grand rassemblement. Les fidèles sont rassemblés pour commémorer la Pâques du Seigneur en écoutant sa Parole et en célébrant ses sacrement, dans l’espérance d’avoir part à son triomphe sur la mort et de vivre avec lui pour toujours en Dieu. En bénissant la flamme, le Père célébrant à souhaiter à tous d’avoir un grand désir du ciel, pour parvenir, avec un coeur pur, aux fêtes de l’éternel lumière. Puis le cierge a été honoré lui-même comme le Christ parmi nous. Lui qui est l’alpha et l’oméga.

          Cette liturgie de la lumière a été suivie d’une grande procession avec le cierge pascal vers l’Eglise et s’est achevée par le chant de l’Exultet en latin. La traduction de ce premier mot est tirée  de la phrase "Exultez de joie, multitudes des anges…"

          Puis le peuple de Dieu a écouté avec recueillement les lectures saintes. Ces textes montraient comment dans les temps passés, Dieu notre Créateur a sauvé son peuple, et comment, dans ces temps qui sont les derniers, il nous a envoyé son Fils comme Rédempteur. A la suite ont été entendues les lectures tirées de Génèse 1,,1.26-31a, Génèse 22,1-13,15-18, Exode 14,15-15,1a, Isaïe 54,5-14, Isaïe 55,1-11, Baruch 3, 9-15.32-4,4 et Ezécheil 36,16-17a.18-28). Après ces lectures de l’Ancien Testament a retenti l’hymne pascale. Puis il y a eu l’écoute de l’épître et tous nous sommes levés pour écouter l’Alleluia et l’Evangile de la Résurrection. L’homélie du jour a été donnée par le Père AKE.

          Après l’homélie, nous sommes passés au 3è temps de cette Messe: la liturgie baptismale. Nous avons tous renouvelé nos voeux de baptême et après les prêtres concélébrants nous ont aspergés d’eau bénite. Le Vidi Aquam a été splendide, executé par la grande Chorale St Michel Archange de Nimbo. Après cela nous avons prié pour l’Eglise Universelle et l’allumage des cierges de l’autel a annoncé la 4è partie de la Messe: la Liturgie Eucharistique. Le Corps du Christ était visible dans les saintes Espèces. Immolé pour nous, cet Agneau Pascal est entré en nous comme sacrement. Vivons à présent du Ressuscité, suivons le désormais jusqu’à son Royaume, nous a dit le Célébrant Principal dans la Bénédiction Solennelle. Puis le Prêtre a renvoyé la foule dans l’allégresse alleluiatique.

Discussion sur CHANTAL SEBIRE ET LA CULTURE DE MORT DE NOTRE TEMPS

mars 28, 2008

 

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CHANTAL SEBIRE ET LA CULTURE DE MORT DE NOTRE TEMPS

 Chantal Sébire est cette femme de nationalité française, atteinte d’une tumeur incurable au visage, et dont le corps a été retrouvé le 19 Mars 2008 à son domicile à Plombières-lès-Dijon. Cette patiente a absorbé une surdose mortelle de Pentobarbital pour mettre fin à ses souffrances. Elle a décidé elle-même de sa mort, n’ayant pas obtenu de la justice le droit d’être euthanasiée. En effet, conformément à la législation en vigueur, la justice avait rejeté le 17 Mars 2008, sa requête. La loi leonetti, sur la fin de la vie, adoptée en 2005, avait instauré le droit "au laisser mourir", mais pas à l’euthanasie active. Ne faudrait-il pas rouvrir le débat sur l’euthanasie au niveau international, en cette fête de Pâques où notre Seigneur Jésus-Christ surgit vivant pour la plénitude de la vie humaine et divine, trois jours après sa mort.

 Le drame de Chantal Sébire et sa tragique issue ont provoqué une grande émotion dans le monde. Chacun de nous pressent l’ampleur de son épreuve, en cette situation marquée par de si lourds handicaps et cette grande souffrance. Ni les circonstances particulières de ce drame n’ont fait l’objet d’une grande attention, à la différence de la demande de mourir de cette jeune dame qui a été si largement commentée. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur les répercussions de tout cela sur les personnes atteintes de handicaps semblables à ceux de Chantal Sébire. Le débat public soulevé par ces événements s’est concentré sur la question d’une acceptation de notre monde de l’euthanasie. Une fois de plus plus des juristes s’élèvent pour que soeint reconnues des exceptions à la loi qui réprouve toute forme d’homicide.

 La position de l’Eglise catholique est constante à ce sujet. Nous rappelons ici la déclaration sur l’Euthanasie de 1980, publié par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi; le document du Conseil Pontifical "Cor Unum" quelques questions d’éthique relatives aux grands malades et aux mourants de 1981, l’encyclique Evangelicum Vitae de 1995, de Jean Paul II, en particulier les numéros 64 et 67 et la charte des personnels de la Santé de 1995. Tous ces documents du Magistère ont condamné l’euthanasie comme moralement inacceptable, en tant que meurtre délibéré d’une personne humaine innocente. En effet, il s’agit d’une action honteuse. Mais l’Eglise recommande qu’un malade gravement atteint soit assité spirituellement, moralement, pastoralement et médicalement au nom de la culture de vie et non de la culture de mort. Bien sûr que Chantal Sébire souffrait atrocement, mais cela ne devait en aucun cas justifier son suicide. Même si la science d’aujourd’hui trouvait en ce moment son mal incurable, certains médecins étaient favorables à continuer à utiliser dans son cas de l’analgésie et des soins palliatifs proportionnés à la douleur elle-même. Plus encore celle-ci devait être accompagnée d’une assistance humaine et spirituelle appropriée, peut-être adoucie et soulagée, dans un climat affectif et psychologique.

 Certainement que cette demande de mourir de cette patiente souffrant profondément, traduit une demande indirecte de recevoir davantage d’attention et d’intérêt de la part de son entourage et des personnes qui l’entourent, en plus des soins appropriés. En effet, si Chantal s’était sentie entourée d’une présence affectueuse, humaine et chrétienne, elle ne serait pas tombée dans la dépression et dans l’angoisse pour arriver à en finir avec la vie. Son acte est une défaite.

Père AKE Patrice Jean, Vice-Président de l’UCAO-UUA

Pake.uua@ucao-cerao.org

http://pakejean16.spaces.live.com

 

CHANTAL SEBIRE ET LA CULTURE DE MORT DE NOTRE TEMPS

mars 28, 2008

Chantal Sébire est cette femme de nationalité française, atteinte d’une tumeur incurable au visage, et dont le corps a été retrouvé le 19 Mars 2008 à son domicile à Plombières-lès-Dijon. Cette patiente a absorbé une surdose mortelle de Pentobarbital pour mettre fin à ses souffrances. Elle a décidé elle-même de sa mort, n’ayant pas obtenu de la justice le droit d’être euthanasiée. En effet, conformément à la législation en vigueur, la justice avait rejeté le 17 Mars 2008, sa requête. La loi leonetti, sur la fin de la vie, adoptée en 2005, avait instauré le droit "au laisser mourir", mais pas à l’euthanasie active. Ne faudrait-il pas rouvrir le débat sur l’euthanasie au niveau international, en cette fête de Pâques où notre Seigneur Jésus-Christ surgit vivant pour la plénitude de la vie humaine et divine, trois jours après sa mort.

Le drame de Chantal Sébire et sa tragique issue ont provoqué une grande émotion dans le monde. Chacun de nous pressent l’ampleur de son épreuve, en cette situation marquée par de si lourds handicaps et cette grande souffrance. Ni les circonstances particulières de ce drame n’ont fait l’objet d’une grande attention, à la différence de la demande de mourir de cette jeune dame qui a été si largement commentée. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur les répercussions de tout cela sur les personnes atteintes de handicaps semblables à ceux de Chantal Sébire. Le débat public soulevé par ces événements s’est concentré sur la question d’une acceptation de notre monde de l’euthanasie. Une fois de plus plus des juristes s’élèvent pour que soeint reconnues des exceptions à la loi qui réprouve toute forme d’homicide.

La position de l’Eglise catholique est constante à ce sujet. Nous rappelons ici la déclaration sur l’Euthanasie de 1980, publié par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi; le document du Conseil Pontifical "Cor Unum" quelques questions d’éthique relatives aux grands malades et aux mourants de 1981, l’encyclique Evangelicum Vitae de 1995, de Jean Paul II, en particulier les numéros 64 et 67 et la charte des personnels de la Santé de 1995. Tous ces documents du Magistère ont condamné l’euthanasie comme moralement inacceptable, en tant que meurtre délibéré d’une personne humaine innocente. En effet, il s’agit d’une action honteuse. Mais l’Eglise recommande qu’un malade gravement atteint soit assité spirituellement, moralement, pastoralement et médicalement au nom de la culture de vie et non de la culture de mort. Bien sûr que Chantal Sébire souffrait atrocement, mais cela ne devait en aucun cas justifier son suicide. Même si la science d’aujourd’hui trouvait en ce moment son mal incurable, certains médecins étaient favorables à continuer à utiliser dans son cas de l’analgésie et des soins palliatifs proportionnés à la douleur elle-même. Plus encore celle-ci devait être accompagnée d’une assistance humaine et spirituelle appropriée, peut-être adoucie et soulagée, dans un climat affectif et psychologique.

Certainement que cette demande de mourir de cette patiente souffrant profondément, traduit une demande indirecte de recevoir davantage d’attention et d’intérêt de la part de son entourage et des personnes qui l’entourent, en plus des soins appropriés. En effet, si Chantal s’était sentie entourée d’une présence affectueuse, humaine et chrétienne, elle ne serait pas tombée dans la dépression et dans l’angoisse pour arriver à en finir avec la vie. Son acte est une défaite.

Père AKE Patrice Jean, Vice-Président de l’UCAO-UUA

Pake.uua@ucao-cerao.org

http://pakejean16.spaces.live.com

Discussion sur LA PROTECTION DE LA PROPRIETE PRIVEE IMMOBILIERE EN COTE D’IVOIRE

mars 28, 2008

 

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LA PROTECTION DE LA PROPRIETE PRIVEE IMMOBILIERE EN COTE D’IVOIRE

          Ce mémoire de Maîtrise en Droit Civil a été présenté par Mlle AKPANGNY MINGOUMIN Christelle Désirée, étudiante à l’UCAO-UUA, sous la direction de Maître AYEKOUE TEBY. Le jury était présidé par le Père Thomas Sixte YETEHOU et l’examinateur le Père AKE Patrice Jean. L’impétrante a dans son introduction défini le droit de propriété comme "le droit de disposer des choses de la manière la plus absolue" (Article 544 du Code civil ivoirien). Il n’en fallait  pas plus pour déclencher la colère de l’examinateur qui a reproché au législateur une prétention que Dieu seul pouvait s’arroger. Nous sommes des lieutenants de Dieu et à ce titre, personne ne peut detenir quelque chose sur la terre de façon absolue.

          Ce droit de propriété est un droit réel avec trois caractéristiques que sont l’usus ou la jus utendi, la fructus ou la jus fructendi, et l’abus ou la jus abutendi. Si le droit de posséder est un droit fondamental, l’auteur s’est intéressé aux biens ou aux choses à posséder. L’article 516 du code civil ivoirien dit que tous les biens sont meubles ou immeuble. L’article 546 ajoute que la propriété d’une chose peut être soit mobilière, soit immobilière.

          L’intérêt de ce Mémoire réside dans le fait qu’en Côte d’Ivoire, la propriété immobilière est sujette à de multiples atteintes, qui entraînent des litiges ou même des crises d’une dimension parfois sous régionale. En s’intéressant à cette question, l’impétrante pense éviter ces crises. C’est pourquoi elle cherche les mesures préventives ou défensives mises en place par le législateur ivoirien pour garantir au justificiable une propriété juste et pleine. Pour bénéficier d’une protection, le justiciable doit remplir certaines conditions de protection et avoir des moyens pour défendre cette propriété.

           Pour approfondir ce travail, l’impétrante nous renvoie aus leçons de droit civil de Henri MAZEAU, de Jerôme HUET…mais cette bibliographie reste bien pauvre. Mlle AKPANGNY n’a rien cité dans sa bibliographie sur la Côte d’Ivoire. (Cf. Revue Ivoirienne de Droit n° 1-2 1979)

LA PROTECTION DE LA PROPRIETE PRIVEE IMMOBILIERE EN COTE D’IVOIRE

mars 28, 2008

          Ce mémoire de Maîtrise en Droit Civil a été présenté par Mlle AKPANGNY MINGOUMIN Christelle Désirée, étudiante à l’UCAO-UUA, sous la direction de Maître AYEKOUE TEBY. Le jury était présidé par le Père Thomas Sixte YETEHOU et l’examinateur le Père AKE Patrice Jean. L’impétrante a dans son introduction défini le droit de propriété comme "le droit de disposer des choses de la manière la plus absolue" (Article 544 du Code civil ivoirien). Il n’en fallait  pas plus pour déclencher la colère de l’examinateur qui a reproché au législateur une prétention que Dieu seul pouvait s’arroger. Nous sommes des lieutenants de Dieu et à ce titre, personne ne peut detenir quelque chose sur la terre de façon absolue.

          Ce droit de propriété est un droit réel avec trois caractéristiques que sont l’usus ou la jus utendi, la fructus ou la jus fructendi, et l’abus ou la jus abutendi. Si le droit de posséder est un droit fondamental, l’auteur s’est intéressé aux biens ou aux choses à posséder. L’article 516 du code civil ivoirien dit que tous les biens sont meubles ou immeuble. L’article 546 ajoute que la propriété d’une chose peut être soit mobilière, soit immobilière.

          L’intérêt de ce Mémoire réside dans le fait qu’en Côte d’Ivoire, la propriété immobilière est sujette à de multiples atteintes, qui entraînent des litiges ou même des crises d’une dimension parfois sous régionale. En s’intéressant à cette question, l’impétrante pense éviter ces crises. C’est pourquoi elle cherche les mesures préventives ou défensives mises en place par le législateur ivoirien pour garantir au justificiable une propriété juste et pleine. Pour bénéficier d’une protection, le justiciable doit remplir certaines conditions de protection et avoir des moyens pour défendre cette propriété.

           Pour approfondir ce travail, l’impétrante nous renvoie aus leçons de droit civil de Henri MAZEAU, de Jerôme HUET…mais cette bibliographie reste bien pauvre. Mlle AKPANGNY n’a rien cité dans sa bibliographie sur la Côte d’Ivoire. (Cf. Revue Ivoirienne de Droit n° 1-2 1979)