Rédaction d’homélies

REDACTION D’HOMELIES

9 MARS 2008

En ce 5è Dimanche de Carême, ce dernier dimanche de carême, c’est un ami de Jésus qui nous est présenté. Nous connaissons son nom : Lazare ! En hébreu, ce nom peut signifier : "sans espoir ! "Quand le Seigneur arrive à Béthanie, Lazare est mort – même si Jésus suggère qu’il est endormi seulement. Mais en fait, il est déjà enterré. Non seulement il est enterré, mais lié. Des bandelettes entourent tout son corps. Pourquoi faire, je n’en sais rien. Etait-ce vraiment nécessaire de ligoter les morts ? On lui a mis des bandelettes autour de ses bras et de ses jambes, un voile sur le visage, il est sans vie dans un tombeau avec une pierre devant, la mort et l’odeur de pourriture à l’intérieur. C’est ce mort que Jésus ramène à la vie.

Ce que Jésus a fait pour Lazare, il veut le faire pour nous. Il veut le faire pour l’humanité tout entière. Comme le disait magnifiquement un clown, Jésus est un ouvreur de tombeau et un dérouleur de bandelettes ! Qu’il en ait le pouvoir, nous le savons, car lui-même n’est pas demeuré dans la mort. Il a rendu Lazare à la vie de ce monde, mais en ressuscitant, il a ouvert la voie d’un monde nouveau, pour vous et pour moi, un monde de bonheur et de bonne odeur. Un monde sans entraves, sans chaînes, sans prisons, sans ghettos, sans zones tampons entre les hommes. Un monde ou personne n’aurait plus besoin de papiers, un monde de frères et de sœurs.

10 MARS 2008

Drame de l’inconduite : il ne se passe pas de jour que la presse ne rapporte des meurtres provoqués par l’infidélité conjugale ou le désir de faire violence à autrui. Le livre de Daniel stigmatise certains hauts personnages dépravés et exalte la fidélité de ce qu’il y a de meilleur en Israël, symbolisé par la chaste Suzanne. Un enfant, Daniel, inspiré par Dieu, réhabilite une innocente en confondant ses accusateurs. Ceux-ci subiront le sort qu’ils voulaient infliger à leur victime. Puisque justice est faite, tout est en ordre aux yeux de l’homme de l’Ancien Testament. Dans l’Evangile, Jésus offre le pardon. Chez lui, la miséricorde l’emporte sur la stricte justice prévue par la Loi. Cette miséricorde n’est pas naïveté. Elle consiste au contraire à savoir très lucidement que tout homme est coupable, mais aussi que tout coupable peut, s’il est aimé, s’engager dans une vie nouvelle. Apprenons-nous, nous aussi, à être bons et patients dans nos jugements ?

11 MARS 2008

Le panneau indiquant le gouffre à éviter, le phare pour le navire avec la tempête, les feux de l’aérodrome pour l’avion perdu dans le brouillard, voilà bien des signes par lesquels les hommes peuvent avoir la vie sauve. Dieu lui-même pose sur le chemin de notre vie, des signes de salut. Le serpent de bronze, du livre des Nombres, est un. Au cours d’une longue route à travers des lieux arides, les Hébreux mettent en doute l’aide de Dieu. Un châtiment punit leur incrédulité. Ils ne pourront y échapper qu’en posant un acte de foi. Il leur suffira de tourner leur regard vers un signe qui annonce le gibet du Calvaire, source du salut universel. Saurions-nous à notre tour discerner le signe du Crucifié, révélateur de Dieu et sauveur des hommes. Ces hommes qui sont frappés d’un mal, celui de leurs péchés, deviennent impuissants à renouer les relations rompues avec Dieu. Saurons-nous reconnaître le signe qui nous est donné pour guérir de ce mal incurable, lui qui est cloué au poteau, le Fils de Dieu, en qui nous retrouvons l’accès au Père ?

 

12 MARS 2008

Sur une place publique en Extrême-Orient, un feu achève de se consumer ; dans la fumée qui se dissipe, on aperçoit le cadavre de l’homme qui s’est immolé pour que triomphe la cause des siens. Bien qu’il soit une faute contre Dieu et contre l’homme, ce suicide n’est pas sans grandeur et il nous met en question. Les trois jeunes gens du livre de Daniel ont préféré mourir plutôt que de renier leur foi. Plutôt que de commettre un péché d’idolâtrie, ils préfèrent le supplice du feu. Mais Dieu est là qui veille et les sauve. Jésus également est mort pour la vérité. La vérité libère. Mais ceux qui sont esclaves de l’erreur et du péché n’en veulent pas. Ils rejettent celui qui leur apporte la lumière, même s’il se dit « le Fils », c’est-à-dire le Fils de Dieu par excellence. Qui de nous en effet accepterait de mourir pour sa foi ?

13 MARS 2008

Ce ne sont pas toujours les plus zélés partisans d’un homme qui servent le mieux son dessein fondamental. Que de maîtres trahis par leurs disciples, plus fidèles à la lettre qu’à l’esprit de leurs orientations. La grandeur d’un homme est souvent d’avoir ouvert la voie à un autre, mais de cela ses sectateurs sont incapables de convenir. La grandeur d’Abraham, c’est non seulement d’avoir été choisi par Dieu mais d’avoir cru à ses promesses. Dieu pouvait dès lors conclure avec lui une alliance solide, qui ferait d’un émigré le père d’une multitude. Quant à Jésus, il est antérieur et supérieur à Abraham. Face à ceux qui se targuent d’être les fils d’Abraham lui-même, il s’affirme plus grand qu’Abraham lui-même. En effet, Fils de Dieu, « il est » dans un éternel présent ; de plus, au « jour » du Christ s’accomplit ce qui avait été promis à Abraham : l’alliance perpétuelle avec la multitude.

14 MARS 2008

Un homme aux abois perd souvent le contrôle de ses actes ; il commet alors la faute qui va consommer sa perte. Quelle différence chez un homme persécuté qui met en Dieu sa confiance. Jérémie, ce prophète persécuté mais confiant, est la figure la plus touchante du Christ douloureux. Ici, il est submergé par l’hostilité et la trahison. Pourtant, sa confiance en Dieu reste intacte. Jésus, quant à lui confond ses agresseurs qui ont déjà en mains des pierres pour le lapider. Mais sa personnalité fait qu’ils hésitent. Alors sans humour, Jésus leur demande quelle œuvre bonne lui vaut cette lapidation, et leur oppose une argumentation du plus pur rabbinique, fondée sur le psaume 81, verset 6. Pouvons-nous proclamer notre amour pour le Christ avec hardiesse ?

15 MARS 2008

Tous les peuples de la terre aspirent plus ou moins distinctement à l’unité. Les organismes internationaux en sont l’expression. Dieu rassemble ici dans le livre d’Ezéchiel les dispersés d’Israël. De sa terre d’exil, le prophète annonce que Dieu lui-même rassemblera tous les membres de son peuple, en quelque endroit qu’ils se trouvent, et il mettra à leur tête son lieutenant le roi David. Prophétie qui ne s’accomplira en plénitude que lorsque le Fils de David fera entrer les hommes dans son Royaume au prix de son sang. Jésus meurt pour l’unité des croyants. Les autorités religieuses suprêmes trament un complot contre l’envoyé de Dieu : les personnages les plus doctes ne sont pas toujours les plus accueillants à la vérité. Mais dans leur refus même, les richesses doctrinales qu’ils ont acquises peuvent s’exprimer comme à leurs dépens. C’est le cas de la parole du grand prêtre, où l’évangéliste voit une prophétie de la mort rédemptrice du Christ et de sa conséquence, le rassemblement de tous les fils de Dieu.

16 MARS 2008

Dimanche des Rameaux. Le Christ entre à Jérusalem, la ville royale, sous les signes prophétiques du nouveau roi annoncé par les prophètes : « humble, monté sur un ânon, le petit d’une ânesse ». Beaucoup des gens, venus à Jérusalem pour la fête, se joignent à la petite caravane et lui font une ovation. Dans quelques jours, les mêmes  ou leurs semblables  se joindront à la foule pour le huer et demander sa mise à mort à l’invitation de leurs chefs. Faut-il ne voir ici qu’un signe supplémentaire de l’instabilité des foules promptes à suivre des mots d’ordre ou qu’un signe de l’inconséquence humaine ?

 La fête que nous célébrons aujourd’hui n’est pas une sorte de carnaval. C’est la mise en scène annoncée du grand mystère qui va se jouer dans quelques jours à Jérusalem. Celui que l’on acclame comme le Roi d’Israël sera arrêté et mis à mort cruellement. Celui qui est honoré est bien le même qui sera jugé et exécuté comme nous en entendrons le récit tout à l’heure par la lecture de la Passion. C’est aussi, d’une certaine façon, le résumé du drame qui a traversé toute la vie publique de Jésus. Écouté et suivi quand il manifestait sa puissance par des signes et des miracles, il sera peu à peu abandonné à mesure qu’il annoncera le chemin dans lequel il s’engage. Oui, Frères et Sœurs, nous sommes bien disposés à écouter et à suivre un beau parleur ou un faiseur de miracles, celui qui pourrait satisfaire toutes nos aspirations, même les plus inimaginables, surtout s’il ne nous en coûte rien. Mais sommes-nous prêts à suivre Celui qui nous appelle à prendre avec lui le chemin de l’offrande par amour, le chemin du sacrifice de la Croix ?

9 AVRIL 2008

Le temps pascal dans lequel nous sommes entrés est une longue fête pendant laquelle, avec plus de calme et dans la joie intime de nos âmes, nous faisons l’expérience de la douceur divine, nous ne nous lassons pas du festin d’amour du Seigneur. En ce jour, nous sommes aux prises avec Etienne, dont les Actes relatent la persécution. Sa mort prouve la vérité de ce paradoxe : « Le sang des martyrs est semence de chrétiens ». Cette volonté de Dieu qui est parfois difficile à comprendre est celle de son amour pour tous les hommes qu’il veut sauver. Ce que Dieu veut en clair, c’est que tous les hommes viennent à Jésus en croyant en lui comme celui qui conduit à Dieu. Ainsi la volonté de Dieu n’est pas un vouloir arbitraire et inflexible, mais le désir de sauver tous ceux qui croient en son Fils. Saurions-nous trouver le seul chemin qui nous mène à la vie éternelle ?

10 AVRIL 2008

Un éthiopien, eunuque et haut fonctionnaire de la reine Candace, par une foi humble, trouve la vérité. Son fort désir de la parole de Dieu le conduit à Philippe qui par l’Esprit Saint lui en révèle le sens. Celui qui croit au Ressuscité de Pâques trouve le salut, la lumière et la joie. Croire est tout de même un don de Dieu. En effet, Dieu ne peut être connu que dans la communion à celui qu’il a envoyé. Cette union, à laquelle le Père attire tous les hommes, se réalise par le sacrifice de Jésus, qui se trouve annoncé dans l’évangile sur le pain de vie. Pourrions-nous, en ces temps de grâce,  quitter nos somnolences et nos pesanteurs spirituelles,  pour être attentifs à l’enseignement de celui qui est le Pain vivant descendu du ciel et qui donne la vie éternelle ?

11 AVRIL 2008

Le Seigneur Ressuscité apparaît à Paul, se révèle à lui et en fait son témoin. Ce jeune pharisien, persécuteur des chrétiens, celui que la croix scandalisait, reçoit mission de proclamer que l’Eglise est ouverte à tous les hommes. Jésus est le Seigneur universel, et il sauve gratuitement tous ceux qui croient en lui, les païens comme les Juifs. Il unit tous ceux qu’il sauve et leur donne mission, comme à Paul, d’être des artisans d’unité. Quant à nous, nous devons communier au corps du Christ. Face à l’incompréhension qu’il rencontre, Jésus ne révèle pas encore comment le croyant pourra manger sa chair, mais il affirme la nécessité pour participer à la vie qu’’il a reçue du Père.

12 AVRIL 2008

Le Christ qui est sorti vivant du tombeau, la nuit pascale, donne à présent sa vie aux croyants. En rendant la vie à Tabitha, une chrétienne de Jaffa et la santé à Enéas, malade depuis huit ans, Pierre annonce la vie nouvelle dont la foi au Christ est la source. Aujourd’hui en se donnant aux communiants, le Christ les rassemble dans l’unité de son corps. Cette réalité vivante a toujours heurté les incroyants. Il ne faut pas prendre corps et chair du Christ à la lettre comme les habitants de Capharnaum. Pierre lui-même comprendra plus tard que Jésus annonce dans son discours sur le pain de vie sa glorification ; il accueille déjà dans la foi la parole du Seigneur qui enseigne au nom de son Père. Si le premier trésor de nos âmes respectives, c’est notre sainte foi, sommes-nous capables d’aller vers le Christ, même quand ce qu’il dit nous paraît trop lourd à porter ?

13 AVRIL 2008

En ce dimanche du Bon Pasteur, ce 4è dimanche de Pâques, nous prions pour les vocations et nous supplions : que vienne l’Esprit Saint sur nous tous ! Dieu appelle chacun de nous. Il appelle tout homme, toute femme à la vie. Par son Fils Jésus, le Bon Pasteur, « il appelle chacune de ses brebis par son nom, il les fait sortir ». Il leur donne la liberté pour aimer. Pour Dieu, la vie, c’est aimer ! Nous sommes faits pour aimer, pour être aimés. Ce bonheur, ce désir d’être reconnu, Dieu l’a rendu aussi nécessaire que la respiration. Lorsque ce bonheur est là, il y a en nous un élan irrésistible : donner la joie aux autres ! Que vienne sur nous l’Esprit d’amour !

La vocation de chacun est celle d’aimer. Voilà la vocation commune à tous, signifiée par le sacrement du baptême. Le pape, l’évêque, le prêtre ou le diacre, les couples mariés, les consacrés, les célibataires, tous ont même vocation, celle de vivre selon l’Évangile : aimer, manifester l’amour au milieu des hommes. Par le Christ, nous sommes tous enfants d’un même Père, le Dieu d’amour. Dans la vie issue du baptême commun à tous, deux sacrements se font particulièrement écho : le sacrement de l’Ordre et celui du Mariage, et Jean Paul II a aimé parler aux prêtres, aux couples et aux familles. Oui, le prêtre et le couple marié ont une connivence profonde, celle de l’amour.

14 AVRIL 2008

C’est dans  une vision que l’Esprit parle à Pierre d’ouvrir l’Eglise aux païens, car tous les hommes sont appelés au baptême. A la suite de Pierre, l’Eglise accueille la volonté du Seigneur manifestée clairement lorsque l’Esprit fut donné à Corneille ; désormais, le salut est offert à tous. Le Bon Pasteur peut ainsi appeler chacun par son nom. Un lien très fort unit le Bon Pasteur et ses brebis, comme celui de Jésus et ses disciples. Ce lien trouve son origine dans celui du Père et du Fils. Afin que tous les hommes soient rassemblés en une seule Eglise par la parole du Christ, cet amour ira jusqu’au sacrifice. Avons-nous des oreilles attentives et un cœur de bonne volonté pour avoir le désir d’entendre la voix du Seigneur ?

15 AVRIL 2008

C’est à Antioche que pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise, les disciples de Jésus reçurent le nom de chrétiens. Implantée ainsi par la parole de Dieu et le zèle des croyants, l’Eglise d’Antioche, est la première communauté chrétienne, reconnue par les Apôtres. Dieu agit dans l’Eglise d’Antioche, comme il agit dans son Fils. Tandis que les Juifs attendent le Messie, ils demandent à Jésus de se déclarer comme l’envoyé de Dieu. S’ils accueillaient son témoignage, ils comprendraient, à le voir agir, que sa relation avec le Père est plus profonde que celle d’un envoyé. Quel cœur docile et quelles oreilles attentives pourraient reconnaître la voix de Dieu ? 

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