Archive for juin 2006

La problématique de l’éducation à la paix 3

juin 30, 2006

LA PROBLEMATIQUE DE L’EDUCATION A LA PAIX : PROPOSITIONS POUR L’ECOLE IVOIRIENNE

2. PROPOSITIONS POUR L’ECOLE IVOIRIENNE (suite et fin)

Si l’éducation est au point d’intersection des réflexions pédagogiques et théologiques, notre réflexion sur l’éducation à la paix ne saurait s’achever, sans que nous ne donnions la parole aux pédagogues de l’éducation nouvelle. L’essentiel pour les tenants de l’école nouvelle est de placer les enfants dans un contexte environnemental, leur permettant de renouer avec la nature. Ce contact avec la nature et la réalité doit leur assurer la possibilité d’un développement plein et entier de leurs potentialités.

En regardant l’école aujourd’hui dans notre pays, nous pouvons penser que l’abus de pouvoir a dénaturé l’école. Celle-ci est devenue un organisme de parti (par exemple la Fesci par rapport au FPI) et un instrument de combat. On fait de l’école un moyen de s’emparer de l’enfant. Cet état de fait serait dû à l’importance excessive dans notre pays du politique et de l’administration ; il conviendrait de modifier cette situation, et pour ce faire, il importe de modifier le système d’éducation. Cette modification doit se réaliser dans le sens d’une meilleure adaptation de l’homme aux situations privées avant tout ; il faut moins de discours et plus d’applications pratiques dans l’école, il faut une éducation moins exclusivement cérébrale, moins exclusivement classique et plus pratique, à une éducation qui, au lieu de former presque uniquement des candidats fonctionnaires, forme surtout des agriculteurs, des industriels et des commerçants.

Cette éducation nouvelle, d’un point de vue pratique, se doit d’organiser des écoles selon le modèle familial, plutôt que ces « énormes casernes scolaires ». Le but de l’école est de faire aussi rapidement et aussi complètement que possible des hommes, au point de vue moral, au point de vue intellectuel et au point de vue physique ; avec des programmes mieux adaptés à la nature de l’enfant. Ce dernier doit trouver en lui des ressources nécessaires à son épanouissement, raison pour laquelle il se trouve placé au centre du processus éducatif, accompagné et guidé par des adultes qui sont à son écoute.

Eduquer à la paix pour cette école nouvelle, c’est canaliser les instincts des étudiants et élèves et non les réprimer. On peut aussi objectiver ces instincts. La paix par l’école implique aussi la lutte contre le mal en canalisant le plus tôt possible l’instinct combatif de l’enfant, objet de l’éducation morale ; ensuite, le développement de la solidarité  entre les humains grâce à l’éducation sociale ; enfin une connaissance accrue de la « famille humaine » et de son chef représenté par le Père Céleste.

Finalement que conclure à la fin de cette étude ? Nous soutenons qu’une éducation à la paix est possible. Mais pour se faire, elle doit être très étroitement assujettie à l’éducation en général, à l’éducation dans sa globalité. Cette éducation aura besoin d’une éthique autonome qui devra assurer la compréhension des autres, ce qui nous conduira à une attitude nouvelle de réciprocité, et ainsi nous nous libérerons de nos égoïsmes primaires.

Père AKE Patrice Jean, pakejean@hotmail.com

La problématique de l’éducation à la paix 2

juin 30, 2006

LA PROBLEMATIQUE DE L’EDUCATION A LA PAIX : PROPOSITIONS POUR L’ECOLE IVOIRIENNE(suite)

2. PROPOSITIONS POUR L’ECOLE IVOIRIENNE

Eduquer à la paix devient une nécessité et une urgence dans nos écoles. L’initiative prise par l’UFR-SHS de l’Université de Cocody pour la gestion et la résolution des conflits au sein de cette institution mérite d’être encouragée. Il faut éduquer à la paix parce qu’elle est fragile et parce qu’elle est sacrée. L’éducation à la paix signifie par conséquent deux choses :

Premièrement, à l’instar de ce que l’on fait pour l’enfant, nous proposons que la paix fasse partie de la formation et du développement de l’être humain. Le rétablissement de la paix sera le fruit de longues années d’éducation favorisant de nouvelles attitudes ainsi que la valorisation de l’identité propre et de la citoyenneté. Dans ce cadre l’école apparaîtra comme un agent de changement et le moteur entraînant la communauté vers la stabilité, la reconstruction et le développement durable. Elle devra être un lieu d’expérimentation d’un programme d’éducation pour la paix fondé sur l’utilisation de différentes techniques essentiellement ludiques : jeux, théâtre, chant, drame, histoires, travaux de groupe. Ce programme prendra naissance dans un contexte d’absence quasi totale du système formel d’éducation.

Deuxièmement, étant donné que comme divinité, la paix doit être tenue pour sacrée, sa violation attire sur son auteur la colère et la punition du dieu. La sanction de l’inconduite humaine vis-à-vis de la paix comme divinité, c’est la guerre, c’est-à-dire l’exposition de la vie de l’homme à la mort. On comprend pourquoi les Athéniens et les Romains honoraient la Paix comme une grande déesse à qui statues et temples étaient dédiés. Pour les croyants d’aujourd’hui, la première et vraie action fondamentale en faveur de la paix est la prière, car la paix est un don de l’amour de Dieu. Mais pour être un éducateur de la paix, il faut avant tout vivre dans la vérité. Vivre dans la vérité, c’est avoir le courage de se poser des questions sincères sur le sens de la vie. C’est également se former une claire rectitude de pensée et d’action, de respect et de dialogue avec les autres. Mais par dessus tout, pour être éducateur de la paix, il faut avoir ce rapport avec Dieu qui demande la conversion personnelle et l’ouverture à son mystère. La vérité est liée à la justice, avec le respect de la dignité de chaque personne. Eduquer à la paix c’est donc aussi éduquer aux droits de l’homme. Selon la Déclaration Universelle des droits de l’homme, l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales (Art. 26). Le concept qui sous-tend l’éducation aux droits de l’homme est que l’éducation ne devrait pas uniquement avoir pour vocation de dispenser une formation purement professionnelle, mais contribuer au développement des individus, pour qu’ils aient les capacités d’interagir avec la société. L’éducation aux droits de l’homme et les droits de l’homme dans l’éducation visent à doter les élèves et les étudiants des moyens d’accompagner et de produire des changements dans la société. L’éducation est perçue comme un moyen d’autonomiser les gens, d’améliorer leur qualité de vie et d’accroître leur capacité à participer aux processus de prise de décision qui conduisent aux politiques sociales, culturelles et économiques.

Finalement, sans amour sincère et désintéressé, la justice ne peut pas garantir la paix au monde. La paix authentique ne fleurit que quand la haine, la rancœur et l’envie sont vaincus au fond du cœur ; quand on dit non à l’égoïsme et à tout ce qui pousse l’être humain à se replier sur lui-même et à défendre ses propres intérêts. Si l’amour se traduit en geste de service gratuit et désintéressé, en parole de compréhension et de pardon, la vague pacificatrice de l’amour gonfle et grossit jusqu’à envahir la communauté humaine toute entière. Il est alors plus facile de comprendre ce qu’est la liberté, le quatrième pilier de la paix. La liberté est la reconnaissance des droits des personnes et des peuples et le libre don de soi dans l’accomplissement responsable des devoirs à accomplir par chacun à tout moment de sa vie.

En conclusion, les voies de la paix passent par l’éducation. Grâce à cette dernière, la personne est capable de reconnaître son identité propre et aussi celle de l’autre. Notre identité sera d’autant plus claire qu’elle ne sera pas en opposition avec celle de nos frères, comme si l’humanité pouvait être constituée de parties antagonistes. La paix est inséparable d’un regard sur l’homme, dans la vérité et la justice. L’éducation à la paix comporte également la connaissance et l’acceptation des diversités. Apprendre à gérer les crises, pour ne pas les laisser dégénérer en conflits, fait partie de cette éducation à la paix.

Père AKE Patrice Jean, pakejean@hotmail.com

La problématique de l’éducation à la paix 1

juin 30, 2006

LA PROBLEMATIQUE DE L’EDUCATION A LA PAIX :                   PROPOSITIONS POUR L’ECOLE IVOIRIENNE(suite)

1. QU’EST-CE QUE L’EDUCATION A LA PAIX ?

L’éducation désigne ce qui façonne les qualités de l’homme ou ce qui résulte de cette transformation, délibérée ou non. Cette éducation, dit Rousseau, nous vient de la nature, ou des hommes ou des choses. L’éducation chrétienne, quant à elle a un projet éducatif qui répond aux exigences de l’éducation intégrale des élèves. Elle fait appel de plus à tous les responsables dans le domaine de l’éducation – parents, enseignants, élèves, autorités scolaires – pour qu’ils s’assurent tous les moyens et toutes les ressources disponibles qui permettent à l’école catholique de remplir sa mission sociale et apostolique.

Pour le catholique, l’école est un moyen privilégié qui permet la formation intégrale de ses membres et un service de grande importance en faveur de tous les hommes. Mais beaucoup de contestations entravent cette mission, dues à une laïcité mal comprise. Certains pensent que l’église veut instrumentaliser l’école à des fins religieuses et confessionnelles et alimentent le lit du fleuve protéique de mauvais aloi. D’où un appel à l’état pour suppléer à l’école catholique et la faire disparaître à jamais. Mais surtout le grand mal, c’est de l’affaiblir au niveau financier.

Malgré toutes ces déviances, l’école demeure un lieu d’humanisation pour l’assimilation de la culture. L’école est en effet, un lieu privilégié de promotion intégrale au moyen de l’approche vivante et vitale du patrimoine culturel. Elle doit inciter l’élève à l’exercice intellectuel en faisant appel au dynamisme de l’intelligence qui cherche à voir clair et à faire des découvertes, en lui faisant prendre conscience des expériences vécues et des certitudes acquises. L’école instruit pour éduquer, c’est-à-dire pour permettre à l’homme de s’épanouir, pour le libérer des conditionnements qui pourraient l’empêcher de vivre en homme autonome et responsable. Comme institution éducative, l’école doit se proposer comme fin de découvrir la dimension éthique de la culture en vue de promouvoir le dynamisme spirituel du sujet et d’aider celui-ci à atteindre la liberté morale qui suppose et perfectionne la liberté psychologique. Elle doit être en outre une communauté dans laquelle les valeurs se manifestent dans des rapports interpersonnels authentiques entre les divers membres qui la composent et dans l’adhésion non seulement individuelle, mais communautaire, à la vision de la réalité qui inspire l’école.

Eduquer à la paix, est donc la mission par excellence de l’école. Les dérives constatées ici et là ces dernières années dans nos écoles et universités n’invitent nullement à penser que les étudiants et élèves font la promotion de la paix. Et pourtant c’est dans le cadre formel de l’école que l’éducation à la paix a plus de chance de réussite. En effet, l’éducation à la paix peut se traduire par l’élaboration d’un programme à la fois global et bien circonscrit qui, tout en étant transdisciplinaire, puisse être enseigné comme un sujet distinct. L’éducation aux droits humains et à la démocratie doit systématiquement faire partie de l’éducation de base. C’est dès le début de l’éveil à la vie qu’il faut prendre conscience de l’incommensurabilité de cette vie humaine, fragile, mais infiniment précieuse.

Père AKE Patrice Jean, pakejean@hotmail.com

 

 

La problématique de l’éducation à la paix

juin 30, 2006

LA PROBLEMATIQUE DE L’EDUCATION A LA PAIX : PROPOSITIONS POUR L’ECOLE IVOIRIENNE

Depuis les 18 et 19 Septembre 2002, la Côte d’Ivoire est entrée en guerre et ce conflit armé a transformé ce pays en un véritable champ de bataille. Cette guerre a levé la semence de barbarie mais avec elle, les aspirations à la paix se sont faites profondes et profuses au point de nous persuader que les Ivoiriens aujourd’hui pensent à la paix. Or le tout n’est pas de penser à la paix, mais d’éduquer à la paix. La paix ne peut se penser indépendamment de la guerre, en dehors de toute opposition à elle. Le latin pax vient de pangere, fixer, enfoncer, planter, river, établir solidement et s’engager à, promettre, conclure un pacte. Le grec eiréné pourrait dériver de eirèn, un jeune homme qui peut parler dans les assemblées à Sparte. La définition grecque insiste particulièrement sur le sens moral, la paix comme calme de l’âme et de l’esprit.

Eduquer à la paix aujourd’hui dans nos écoles s’avère une nécessité et une urgence. La réalité de la violence à l’école n’est récente et nous constatons une certaine porosité entre l’école et la société. Du point de vue de la société ivoirienne, la violence trouve une de ces composantes dans le reflet d’une évolution sociale. Le contexte économique et social dans ses mutations et ses bouleversements n’est sans doute pas étranger à ce phénomène. Ainsi l’enfant scolarisé au XXIè siècle est porteur de l’empreinte de la société, il est également porteur de son histoire, familiale et culturelle ; il sait ce qu’est le chômage par exemple ; il connaît nombre de difficultés auxquelles est confronté son entourage, proche ou lointain ; il peut développer un sentiment de frustration face à la débauche de produits proposés par la société de consommation. Il ressort que tant dans la société qu’à l’école nous soyons entrés dans une « société de conflits ».

La violence à l’école est à mettre en parallèle avec les incivilités en général. L’historien René Rémond fait précisément remarquer que « la délinquance est devenue un problème de société. » Il voit l’incivilité comme « la rupture du pacte citoyen et le retour de la violence dans les rapports sociaux…l’individu accepte de plus en plus difficilement un minimum de règles. » Nous assistons, toujours, selon R. Rémond, à un glissement de la violence de la vie politique vers les rapports « ordinaires et interindividuels » ; ainsi les « secousses » et les rackets, par exemple, sont devenus un phénomène banal à l’intérieur des établissements scolaires. Latents ou développés, ces problèmes de violence sont de nature polymorphe. Face à ce constat, nous positionnant comme membre de la communauté éducative catholique d’une part et comme membre de la communauté humaine d’autre part, nous nous interrogeons sur ce phénomène qui touche tant les enfants que les adultes, et corrélativement sur la nature des relations entre les êtres humains en général sans distinction d’âge ou de sexe. Sur un plan global touchant l’ensemble de la société ou sur le plan spécifique de l’école, du collège ou du lycée, ces pratiques à caractère factuel nous paraissent inacceptables. Des relations harmonieuses entre les hommes, qui instaurent l’espace commun où il est possible de vivre ensemble de manière constructive et non plus destructive, semblent difficiles à établir. En effet, dans des situations de violence, de conflit ouvert, aucun espace de parole n’est plus accessible aux antagonistes.

Ce qui, dans l’histoire des hommes, est patent, c’est l’histoire des guerres plus que celle de la paix. Cependant, « il n’est personne qui veuille avoir la paix » écrit Saint Augustin ; « et ceux-là mêmes qui veulent avoir la guerre, ne veulent rien autre chose que vaincre ; il n’ont donc que le désir d’arriver par la guerre à une glorieuse paix. C’est donc en vue de la paix que se fait la guerre…la paix est donc la fin désirable de la guerre. » Parce que la paix et la guerre sont deux notions complémentaires, nous essayerons dans un premier temps de définir  ce que nous entendons par éducation à la paix. Puis nous verrons les quelques propositions pour sa mise en œuvre dans le système éducatif ivoirien mais aussi les quelques difficultés qui entravent sa réalisation.

PERE AKE  Patrice Jean, pakejean@hotmail.com

 

Moraliser le football 3

juin 30, 2006

MORALISER LE FOOTBALL : LEÇONS A TIRER DU MONDIAL 2006

2. Les valeurs et l’éthique du football(suite et fin)

Une autre valeur du football que nous montre ce mondial 2006 est la charité. Ici aussi le FIFA et l’association SOS Villages d’enfants ont lancé une campagne caritative pour la coupe du monde. Celle-ci durera jusqu’à la finale et aura pour objectif de collecter suffisamment de fonds pour financer la construction de six nouveaux villages au Brésil, au Mexique, au Nigeria, en Afrique du Sud, en Ukraine et au Vietnam. A travers la grande famille du football, la FIFA et l’association SOS Villages d’enfants espèrent recueillir suffisamment de dons pour offrir aux enfants en détresse, un nouveau foyer dans un environnement familial. Sans le soutien d’une famille, trop d’enfants sont privés de ce que nous tenons pour acquis : l’accès aux soins, à l’éducation, une alimentation équilibrée, un toit, l’attention des adultes et le droit à l’enfance. Les fonds recueillis via la communauté footballistique dans le cadre de l’opération « 6 villages pour 2006 » serviront à offrir à des centaines d’enfants démunis l’affection qu’ils méritent. L’argent récolté sera utilisé pour la construction et l’entretien de ces six villages, mais aussi pour la création de centres sociaux et d’écoles qui bénéficieront à l’ensemble des collectivités locales. Plusieurs joueurs de renommée mondiale ont choisi d’être des ambassadeurs de cette grande campagne. Tous ont souhaité soutenir cette belle initiative en prêtant leur image à l’opération 6 villages pour 2006.

L’amitié est une autre valeur développée au cours de cette Coupe du Monde. L’Allemagne fait campagne pour l’hospitalité et l’amitié. Cette campagne nationale a été établie à l’initiative du Comité d’organisation de la Coupe du Monde de la FIFA Allemagne 2006 avec d’autres partenaires. Finalement cette Coupe permet à ce pays de montrer son art et sa culture. Au regard de ces nouvelles valeurs, nous pensons que le football a sa raison d’être dans le rapprochement des peuples, d’où notre troisième axe de réflexion : l’éthique et le football.

3. L’ETHIQUE ET LE FOOTBALL

Si aujourd’hui la finance a une place prépondérante dans le football, l’organisation d’un tel événement à l’échelle mondiale nécessite beaucoup de moyens que n’ont pas nos pays africains. Les coûts des transferts des joueurs, des billets, des paris avant matchs, sans compter les droits de diffusion des chaînes de télévision, d’Internet, les constructions dans les stades qui seront transformés après le mondial en salles polyvalentes, sont autant de lieux où l’argent peut être honnêtement gagné. Nous pensons qu’il faut moraliser le football mondial pour qu’il reste et demeure un jeu. La première proposition que nous faisons est celle qui consiste à revenir sur le tirage au sort. Il n’y a aucune raison de privilégier une grande équipe par rapport à une autre. Lors du tirage au sort, nous soutenons que les boules qui serviront à cet effet soient toutes placées dans le même vase et tirées au fur et à mesure pour constituer les équipes qui s’affronteront. Le fait que deux grandes équipes se rencontrent dès le premier match et soient dans la même poule, où est le problème ? Si le football n’est qu’un jeu et rien qu’un jeu, nous devons le moraliser en cultivant chez tous les acteurs et actrices, le fair-play et les autres valeurs éthiques que sont la non violence, l’esprit d’équipe… L’argent doit pouvoir servir à faire du bien, à développer ce sport dans les pays pauvres. Ainsi l’argent qui sert à organiser des dépenses somptueuses peut servir à construire des stades d’envergure dans les pays pauvres ou bien des écoles de football de qualité pour les enfants où ils allieront le sport et l’étude. Les richesses alors de ce sport seront redistribuées sur toute la planète.

La seconde proposition que nous voulons faire est que nous cessions de trop nous passionner de football. Aujourd’hui, dans tous les pays du monde, nous parlons en termes de Dieu-football. Effectivement, le football est devenu une véritable idole à qui nous vouons un culte. Il nous faut donc moraliser ce sport pour qu’il reprenne sa véritable place dans nos vies et dans nos cœurs. Les acteurs mêmes de ce sport que sont les joueurs, même s’ils sont grassement payés aujourd’hui, ne sont pas à l’abri d’un malheur qui peut mettre fin à une carrière prometteuse : une fracture de la jambe ou une rupture d’un ligament musculaire et c’est la fin d’une vie reluisante. C’est l’argent de toute une vie qu’ils sont en train de recevoir maintenant et qu’ils devront réinvestir pour le restant de leurs vies. A ce jeune garçon qui confiait à son père qu’il voulait jouer au football pour devenir un autre Drogba, ce dernier a donné son accord, à la seule condition qu’il faut que ce sport soit moralisé, c’est-à-dire qu’il retrouve sa vraie place dans nos vies, autour des valeurs éthiques comme la fraternité, l’amitié, la non-violence, l’hospitalité, le flair-play, l’endurance dans le travail, la solidarité et la charité. Il a recommandé surtout à son fils de cultiver l’esprit sportif en alliant à la fois, le corps et l’esprit, en sa personne, pour un véritable équilibre de son être.

Père AKE Patrice Jean, pakejean@hotmail.com

Moraliser le football 2

juin 23, 2006

MORALISER LE FOOTBALL : LEÇONS A TIRER DU MONDIAL 2006

1.      L’IMMORALITE DANS LE MONDE FOOTBALLISTIQUE(suite et fin)

Un document de 40 pages a été publié qui vise notamment à rendre moins opaque, les transferts de joueurs et à créer un réseau d’information mondial sur les questions relatives aux paris. « Il reste désormais à la FIFA à s’atteler à l’immense chantier qui représente leur application », dit ironiquement, un expert. Ainsi, la Fédération internationale et son président ne sont pas épargnés par les critiques.

Le magazine Capital de juin 2006 a révélé les dépenses somptuaires engagées par le président Blatter. Elles ont consisté en la construction d’un nouveau siège de l’organisation à Zurich pour 130 millions d’euros, une « sauterie » en septembre 2005 de 1500 invités à Marrakech pour 10 millions d’euros, un dîner gala servi à 1000 invités au château de Chantilly et cinq jours de festivités pour le centenaire de la FIFA en mai 2004 ainsi qu’une facture de 5 millions d’euros. Quant aux voyages du président, ils ont coûté 14 millions d’euros à la FIFA en 2005. Ainsi, au regard de tout ce que nous venons de dire, l’argent gangrène le football mondial et cela nous conduit à un certain immoralisme. Mais nous ne voulons pas désespérer car comme le souligne excellemment Albert Camus, ce milieu peut nous apprendre l’éthique.

2.      Les valeurs et l’éthique du football.

Aujourd’hui le football revêt une importance majeure dans la vie de millions d’individus de par le monde, et il a souvent un effet majeur sur la culture dans laquelle il s’inscrit, ainsi que sur la vie des personnes. Les footballeurs comme Didier Drogba, notre compatriote, par leur courage et leur envie de vaincre sont montrés comme des modèle à imiter. Etant donné cette relation entre le football et l’éthique, le monde footballistique peut offrir aux théoriciens de la morale, un domaine d’étude fascinant, instructif, et constituer pour des personnes du monde entier une source de valeurs, influente, même si elle n’est pas toujours admirable.

Même si nous avions souligné dans notre premier axe de réflexion que le football soulevait des questions d’ordre éthique importantes et complexes, il s’agit à présent de relever que le football est moralement bon, que ce sport révèle des valeurs positives et ces valeurs ont partie liée avec la culture. Par exemple pour cette coupe du monde 2006 en Allemagne, la FIFA et l’UNICEF ont choisi de s’unir autour d’un nouveau mot d’ordre : « Unis pour les enfants, unis pour la paix ». Le but de cette campagne est de faire comprendre au plus grand nombre que l’avenir de la paix passera nécessairement par les enfants et que le football a la capacité de les guider vers un développement harmonieux. L’accent est mis sur les joueurs, mais aussi sur le football en tant que médium global. En effet, seul un sport de masse comme le football peut aujourd’hui délivrer de grands messages universels sur la tolérance, la non violence et la paix. En plus des diverses actions programmées tout au long de la Coupe du Monde de la FIFA 2006, la FIFA et l’UNICEF ont édité ensemble une brochure destinée aux entraîneurs, afin de leur apprendre à mieux gérer la violence chez les plus jeunes. Coaching Boys into Men se propose d’aider les entraîneurs du monde entier à donner le bon exemple à leurs joueurs, en insistant sur des notions essentielles telles que le flair play. Le document trace une comparaison audacieuse entre les valeurs propres à toutes les grandes équipes, l’intégrité, la sportivité, la discipline, l’esprit d’équipe et le respect, et celles qui gouvernent les rapports au sein de toute communauté prospère. En outre, le texte met l’accent sur les « moments d’éducation » : une série de scénarios réalistes qui illustrent parfaitement les grands thèmes de la campagne. On y apprend l’importance d’avoir un modèle positif et du respect mutuel, mais on y insiste également sur la nécessité de prévenir la violence et de rappeler que force et violence sont deux choses totalement différentes. Ces éléments devraient permettre à l’association entre la FIFA et l’UNICEF de se poursuivre bien au-delà de la Coupe du Monde de la FIFA 2006 et de se faire entendre partout dans le monde. Le football, à tous les niveaux, de l’élite aux championnats amateurs, va se mobiliser autour de cette initiative.

 (A suivre)…

Père AKE Patrice Jean, pakejean@hotmail.com

Moraliser le football 1

juin 23, 2006
 

MORALISER LE FOOTBALL : LEÇONS A TIRER DU MONDIAL 2006

1.      L’IMMORALITE DANS LE MONDE FOOTBALLISTIQUE(suite)

Aucun pays n’échappe aux prédateurs. En Allemagne, une trentaine de prévenus, d’arbitres, de joueurs et d’organisateurs de paris ont comparu en justice en octobre 2005, accusés d’avoir «arrangé » des matchs. En Suisse, le Français Marc Roger, ex-président du club suisse Servette de Genève, accusé de banqueroute frauduleuse, de gestion déloyale et d’abus de confiance après la faillite du club, a été arrêté par la police genevoise.

En Belgique, la chaîne de télévision flamande VRT assure que des rencontres de la première division ont été truquées cette saison pour favoriser des paris sur Internet. Au Portugal, 25 personnes, dont le président de la ligue portugaise de football et 9 arbitres, ont été interpellées en 2004 dans le cadre d’une enquête menée à travers le pays sur un trafic d’influence présumé dans le milieu de l’arbitrage. En Grèce, le secrétaire d’Etat aux Sports, George Floridis, ne mâche pas ses mots, déclarant que «la pourriture du monde du football nécessite un profond bouleversement du système ». En Turquie, les matchs truqués sont périodiquement dénoncés par la presse. Et les scandales s’étendent à l’Asie.

Li Shufu, propriétaire du club chinois de Canton, a déclaré à la presse ceci : « Le foot chinois est sale. Il n’y a pas un seul match qui soit honnête. Nous avons dépensé des centaines de milliers d’yuans pour acheter les arbitres. » « Le Vietnam doit impérativement éradiquer la corruption dans le football s’il veut faire progresser ce sport », a averti Peter Velappan, secrétaire général de la Conférence asiatique de football (AFC). « Nous avons des expériences de ce type en Indonésie, en Malaisie, à Singapour. Maintenant, c’est la Chine et le Vietnam. », révèle-t-il.

En Amérique latine, la palme d’or revient au Brésil où la dette cumulée des clubs est estimée à peu près à 450 millions d’euros. La corruption ambiante fait peser un climat de suspicion sur l’ensemble du football et certaines frustrations de voir les clubs mal gérés. « Le football brésilien ne survit que grâce à un talent qui l’a conduit à cinq titres mondiaux », résume un journaliste brésilien.

En France, après l’histoire de la «caisse noire » de saint Etienne dans les années 70, les «affaires » sont aujourd’hui focalisées autour de deux grands clubs qui sont l’Olympique de Marseille (OM) et le Paris saint Germain (PSG). Concernant l’OM depuis l’ère Tapie – qui fut condamné par la justice pour sa gestion «trouble » du club -, les méthodes n’ont guère évolué. L’actuel actionnaire principal Robert-Louis Dreyfus vient d’être condamné à trois ans de prison avec sursis pour abus de biens sociaux, dans le procès des transferts suspects du club entre 1997 et 1999, tandis que l’ancien entraîneur Rolland Courbis était condamné à deux ans de prison ferme. A Paris, le club a été mis en examen dans le cadre de l’enquête sur une entente présumée illégale entre le PSG et l’équipementier Nike sur des compléments de salaires.

Quant à l’Afrique dans tout cela ? A part la formation du Togo qui a défrayé la chronique lors de la dernière coupe du monde Allemagne 2006, pour une question de primes de matchs impayées, toutes les équipes semblaient ne pas avoir de problèmes d’argent. Néanmoins de telles failles peuvent être exploitées lors des matchs de qualifications (3è match) par des pays prédateurs qui auraient besoin d’une équipe faible pour se qualifier. Ainsi par exemple, nos arbitres africains pourraient entrer dans l’œil du cyclone, si d’aventure ils étaient mal rémunérés  par la FIFA. Nous ne parlerons pas de quelques sélectionneurs expatriés qui pourraient vendre les matchs à leurs compatriotes. Mais où la bât blesse, c’est la corruption qui gagne nos équipes africaines, où les joueurs eux-mêmes paient leur place dans la compétition en payant dirigeants et encadreurs. Certains en effet sont mieux payés que les derniers nommés. C’est ce qui explique tous ces tiraillements lors des classements des joueurs pour les matchs importants. Les places sont mis aux enchères.

En terminant cette partie, nous voudrions dire un mot sur les dépenses somptueuses de la FIFA. Selon Monsieur Sepp Blatter qui s’exprimait de la sorte, lors du 59è Congrès de la FIFA à Munich, le 8 juin 2006, « Le football est à la croisée des chemins, son succès fait aussi son malheur. »

 (A suivre)…

Père AKE Patrice Jean, pakejean@hotmail.com

Moraliser le football

juin 23, 2006
 

MORALISER LE FOOTBALL : LEÇONS A TIRER DU MONDIAL 2006

 La coupe du monde de football 2006 est à peine à sa troisième journée que déjà la plupart des équipes africaines sont en train de plier bagage pour rentrer à la maison. Le tirage au sort n’ayant pas été clément pour certaines nations africaines, nous ne nous attendions pas au miracle. Néanmoins, au vu de tous les matchs, nous avons parfois crié à l’injustice, quand les sifflets de arbitres sanctionnaient différemment les équipes africaines, européennes, asiatiques ou américaines. Lorsqu’une équipe africaine menait au score à la régulière, ou bien la mauvaise préparation physique ou morale ne lui permettait pas de maintenir un résultat, ou bien elle était rattrapée au score grâce au coup de pouce d’un arbitre qui soit faisait sortir un joueur, en mettant cette équipe déjà faible en infériorité numérique, soit il donnait un coup de pied à l’avantage de l’équipe la plus forte qui marquait un but. Tout cela permettait à l’équipe forte de revenir au score, voire même de prendre l’avantage au plan psychologique.

Quelqu’un ironisait en disant qu’aucune équipe africaine ne pouvait arriver au second tour, pour la simple raison que les arbitres avaient reçu des instructions très fermes à ce sujet : nos équipes n’avaient de supporters capables d’arriver à faire le plein des stades ; donc elles n’étaient rentables de ce point de vue. Tandis que les joueurs des nations comme le Japon, l’Australie, la Corée du Sud et même l’Arabie Saoudite étaient caressés dans le sens du poil sur le terrain par des arbitres véreux qui faussaient tous les résultats. Par conséquent, en plus de la nullité des entraîneurs étrangers à qui nos dirigeants africains versaient des salaires exorbitants qu’ils n’accepteraient jamais de donner à un africain, l’immoralité est en train de gagner du terrain dans le monde footballistique. Ainsi notre premier axe de réflexion insistera sur cet aspect de la question. Puis nous relèverons les valeurs du football et la moralité des règles. Enfin nous plaiderons pour une éthique du football dans notre troisième axe.

1.      L’IMMORALITE DANS LE MONDE FOOTBALLISTIQUE

Si le monde actuel vit au rythme de la valeur Argent, celle-ci est largement partagée dans l’ensemble de toutes nos sociétés. Le football suscite toutes sortes de convoitises. Les « affaires » de corruption, de trucages de matchs, de malversations touchent tous les pays. La planète football ne tourne plus rond. La manne générée par ce sport suscite des envies : le chiffre d’affaires mondial du football est estimé par les experts à peu près à 12 milliards d’euros. Des scandales à répétition, assurément menacent ce sport.

Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Monsieur Sepp Blatter estime que la récente affaire de matchs arrangés qui secoue le championnat italien (le calcio) depuis plus d’un mois est « terrible », et qu’il s’agit du « plus important scandale de l’histoire du football. » « Comment est-ce possible que le football italien soit tombé si bas et que les dirigeants de clubs aient pu choisir les arbitres ? », s’est-il demandé dans une interview accordée au quotidien Corriere della Sera.

L’affaire révélée par la diffusion dans la presse de retransmission d’écoutes téléphoniques ordonnées par la justice, puis l’annonce de l’existence d’une vaste enquête judiciaire sur des matchs présumés truqués de la saison 2004-2005, et de paris clandestins impliquant notamment des joueurs de la Juventus de Turin, champion d’Italie cette saison, a pris des proportions considérables. Une quarantaine de personnes ont été convoquées pour interrogatoire, dont les arbitres, le directeur général de la Juventus, Luciano Moggi, qui depuis, a été limogé par la famille Agnelli, actionnaire majoritaire du club, l’industriel Diego Della Valle, patron des chaussures Tod’s et président de la Fiorentina, et l’ex-président de la Fédération italienne Franco Carraro. Quatre grands clubs (Juventus, Ac Milan, Fiorentina, Lazio de Rome) sont menacés de relégation administrative en division inférieure. Dejà, en 1990, les observateurs les plus attentifs avaient noté l’influence de la mafia sur le football italien, grâce en particulier aux paris clandestins du « Totonero » qui permet le blanchiment d’argent <<et rapporte plus d’argent à la Camorra que le « Totocalcio » à l’Etat>> écrivent Jean-Marie Brohm et Marc Perelmann dans leur livre Le football, une peste émotionnelle.

(A suivre)…

Père AKE Patrice Jean, pakejean@hotmail.com

colloque 2007 sur le coeur

juin 23, 2006
 

Ce premier colloque du groupe La Palabre, Groupe de Recherche Multidisciplinaire des Universités de l’Afrique de l’Ouest et de Cocody, a porté sur le cœur. Pourquoi le cœur ? Parce qu’étant l’organe central de l’individu, il correspond de façon très générale à la notion de centre. En effet, le monde occidental en a fait le siège des sentiments, tandis que toutes les civilisations traditionnelles, y localisent au contraire l’intelligence et l’intuition. Ici le centre de la personnalité se déplace, de l’intellectualité à l’effectivité. C’est  Pascal qui disait que les grandes pensées viennent du cœur. Nous pouvons dire alors que, dans les cultures traditionnelles, la connaissance s’entend en un sens très large, qui n’exclut pas les valeurs affectives.

Le projet du groupe La Palabre étant de rassembler tous les universitaires qui ont tendance à se cloisonner chacun dans sa discipline, au lieu de tendre vers l’universel, nous pensons que ces genres de manifestations, permettent à chacun de douter de sa science, d’apprendre de l’autre et même de trouver l’étonnement qui lui permettre de penser sa propre science.

Autour du cœur, le centre vital de l’être humain, l’UFR des sciences médicales a apporté sa contribution au débat : trois articles rendant compte des communications qui ont été  entendues. La première du Prof. Gnagne Yadou Maurice, a présenté l’anatomie du cœur et le Prof. Yangni Angaté a parlé des maladies cardio-vasculaires. Une autre communication a porté sur l’hypertension artérielle ; elle a été donnée par le Prof. N’Dry Kouadio Prosper.

Dans un deuxième moment, la Faculté de Théologie a pris la parole. Nous savons comment dans la tradition théologico-biblique, le cœur symbolise l’homme intérieur, sa vie affective, le siège de l’intelligence et de la sagesse. C’est dans le cœur que se trouve le principe du mal, l’homme risque toujours de suivre son cœur mauvais. La perversion du cœur provient de la chair et du sang. Le Seigneur nous apprend que dans la Loi, le premier commandement est celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de tout ton esprit » et le second, « Tu aimeras le prochain comme toi-même ». Ainsi, le cœur est le premier organe qui se forme et le dernier à mourir. Le Dr Jean Sinsin Bayo a montré la théologie du cœur, dans la première encyclique du Pape Bénoît XVI, sur Dieu est Amour. Puis le Dr Gazoa Germain a exposé la spiritualité du Cœur chez Ste Thérèse de l’Enfant Jésus. Enfin le Dr Ablé Dago Pierre a fait l’histoire du Sacré Cœur de Jésus. Le Dr Koumaglo a scruté les écrits johanniques pour y déceler la place de l’amour.

La philosophie n’a pas été en reste. Le cœur selon les philosophes, vient du latin cor, et désigne d’abord le viscère puis le siège des sentiments et passions, et est souvent opposé, comme tel, aux facultés de l’esprit. Une communication du Dr Ahouo Raymond a porté sur l’importance du cœur dans le Timée et la République de Platon. Il a montré comment ce thymos constitue la partie intermédiaire et régulatrice de l’âme. Une autre communication du Dr Zacharie Béré a montré comment Pascal, s’inspirant du chevalier de Méré, a opposé le cœur à la raison comme l’intelligence intuitive au raisonnement discursif. Un communication du Dr Koffi s’appuiera sur Schopenhaueur, qui reprend l’opposition tête/cœur pour en faire une expression de la différence fondamentale entre intellect et volonté. Enfin le Dr Aké Patrice parlera de la grande figure du drame romantique allemand, Schiller, qui est dans le mouvement Sturm und Drang, dont la seule règle est d’écouter son cœur, d’être sincère, et aussi fort.

Dr AKE Patrice Jean, Directeur de la Publication

 

 

statuts de la palabre

juin 23, 2006

08 BP 22 Abidjan 08 Côte d’Ivoire

pakejean@yahoo.fr /pakejean@hotmail.com

http://www.spaces.msn.com/members/pakejean16

mot de passe : recherche

22400650/05669369/08097721

 

 

 

 

STATUTS DE LA PALABRE

Abidjan, LE 23 juin 2006

A Monsieur le Président de l’Université,

 

Monsieur le Président,

Nous venons respectueusement vous présenter les statuts de notre groupe de recherche « La Palabre »

 

ARTICLE 1 : Constitution et dénomination

Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts un Centre de Recherche Pluridisciplinaire à vocation interuniversitaire. Il a été créé le 24 Mai 2006. Il a été initié par un groupe d’Enseignants-chercheurs de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest, Unité Universitaire d’Abidjan mais est ouvert à tous les Enseignants-chercheurs de toutes les Universités de Cocody, ainsi qu’à toutes les Universités qui souhaiteraient collaborer à ce projet. Cette association est régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901. Cette association a pour titre : « La Palabre »

 

ARTICLE 2 : Buts

La Palabre a pour but de favoriser les échanges entre les différentes facultés de notre unité universitaire (UCAO-UUA), mais aussi les échanges inter universitaires, notamment grâce à la collaboration des universités de Cocody, Bouaké, Atlantide.

 

ARTICLE 3 : Siège Social

Le Siège social est fixé à l’UCAO-UUA, à la Faculté de Philosophie. Il pourra être transféré par simple décision de la Présidence de l’Université.

 

ARTICLE 4 : Durée de l’association.

La durée de l’association est illimitée.

 

ARTICLE 5 : Moyens d’action.

Les moyens d’action de la Palabre sont notamment :

§         Les publications, les cours, les colloques;

§         L’organisation de manifestations et de toute initiative pouvant aider à la réalisation de l’objet de la Palabre;

§         La vente permanente ou occasionnelle de tous les produits ou services entrant dans le cadre de son objet ou susceptible de contribuer à sa réalisation.

 

ARTICLE 6 : Ressources de la Palabre.

Les ressources de la Palabre se composent : des cotisations; de subventions éventuelles; de recettes provenant de la vente de produits, de services ou de prestations fournies par l’association, de dons manuels et de toute autre ressource qui ne soit pas contraire aux règles en vigueur.

 

ARTICLE 7 : Composition de l’association.

L’association se compose de :

§         Membres actifs ou adhérents

Sont membres actifs ceux qui sont à jour de leur cotisation annuelle. Ils ont le droit de vote au Bureau d’administration.

§         Membres d’honneur

Sont membres d’honneur ceux qui ont rendu des services signalés à l’association. Ils sont dispensés de cotisations mais n’ont pas le droit de vote au bureau d’Administration.

 

ARTICLE 8 : Admission et adhésion.

Pour faire partie de l’association, il faut adhérer aux présents statuts et s’acquitter de la cotisation dont le montant est fixé par le bureau d’Administration.

Le Bureau d’Administration pourra refuser des adhésions, avec avis motivé aux intéressés.

 

ARTICLE 9 : Perte de la qualité de membre.

La qualité de membre se perd par :

§         La démission

§         Le décès

§         La radiation prononcée par le bureau d’Administration pour non paiement de la cotisation ou pour motif grave.

 

ARTICLE 10 : Bureau d’Administration.

Le Bureau d’Administration se réunit au moins une fois par mois et comprend tous les membres de l’association à jour de leur cotisation.

Quinze jours au moins avant la date fixée, les membres de l’association sont convoqués à la demande du Président du bureau d’Administration, ou du tiers des membres de l’association. L’ordre du jour est indiqué sur les convocations.

Le Bureau d’Administration, après avoir délibéré, se prononce sur le rapport moral ou d’activité et sur les comptes de l’exercice financier. Elle délibère sur les orientations à venir.

Elle pourvoit à la nomination ou au renouvellement des membres du Conseil Scientifique.

Elle fixe aussi le montant de la cotisation annuelle.

Les décisions du Bureau d’Administration sont prises à la majorité des membres présents.

Le Bureau de la Palabre est composé comme suit :

Les Membres d’Honneur : Prof. Dibi Kouadio Augustin, Prof. Lou Bamba Mathieu, Prof. Francis Wodié, Prof. Aka Félix, Prof. Antoine Kacou, Prof. Sémiti, Prof. Boa Thiémélé Léon Ramsès, Prof. Assalé Aka Bwassi Dominique, Prof. Adopo François, Prof. Akissi Gbocho.

Directeur  : Père Aké Patrice Jean

1er Adjoint : Dr Akpoué Clément

2è Adjoint : Dr Raoul Kpa Yao Kouassi

Membres :  Tous les Enseignants qui le désirent et qui  s’acquitteront de leur cotisation annuelle (10. 000 FCfa ).

 

ARTICLE 11 : Dissolution.

En cas de dissolution prononcée par le Bureau d’Administration, convoqué selon les modalités prévues, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés par le Président de l’Université et l’actif, s’il y a lieu est dévolu à une association ayant des buts similaires, conformément à l’article 9 de la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.

 

ARTICLE 12 : Règlement intérieur.

Un règlement intérieur sera établi par le bureau d’administration qui le fera approuver par l’assemblée générale.

Ce règlement éventuel est destiné à fixer les divers points non prévus par les statuts, notamment ceux qui ont trait à l’administration interne de l’association.

 

Les présents statuts ont été approuvés par :

L’assemblée Constitutive du 30 Mai 2006.

 

Signatures :

Le Directeur :                                        1er Adjoint                                        2è Adjoint :

 

 

 

Cordialement,

Père AKE Patrice Jean

Directeur