L’exigence de qualité à l’université 6

technologies, les Africains pourront améliorer la qualité de l’enseignement supérieur.

5. Les résultats

Concernant les résultats, l’opportunité que peut offrir la mondialisation, c’est de permettre aux produits des différents systèmes universitaires d’être traités sur le même pied d’égalité. Des diplômes obtenus dans une université d’Afrique doivent être reconnus au même titre que ceux délivrés dans n’importe quelle université d’Europe. De la sorte, les étudiants formés dans un système d’enseignement supérieur du Sud devraient pouvoir intégrer sans trop de difficulté celui du Nord et vice-versa. C’est pourquoi, la mondialisation et les réformes qu’elle entraîne s’accompagnent ou devraient s’accompagner d’un certain nombre de conventions sur la reconnaissance des diplômes. Ainsi, au niveau de l’UNESCO, des conventions ont été élaborées par région à travers le monde : pour l’Amérique latine et les Caraïbes en juin 1975, les Etats arabes en 1978, l’Europe en 1979, l’Afrique en 1981 (Arusha), l’Asie et le Pacifique en 1983. En 1992, une réunion conjointe des cinq comités régionaux et d’un comité intergouvernemental a été organisé pour étudier la possibilité d’adopter une convention universelle sur la reconnaissance des études et des diplômes de l’enseignement supérieur. Mais il n’a pas été possible de trouver un consensus. Toutefois la volonté de trouver un instrument de portée internationale a abouti à l’adoption d’un instrument normatif, moins contraignant : la Recommandation internationale sur la reconnaissance des études et des titres de l’enseignement supérieur adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO à sa 27è session de novembre 1993.

conclusion

Comme processus global et multidimensionnel, la mondialisation a des répercussions plus ou moins profondes sur tous les domaines. Cet impact dans l’enseignement supérieur, donne lieu pour la qualité, à la fois à des défis et à des opportunités. La bonne qualité de l’éducation est celle qui permet à l’homme de satisfaire ses besoins matériels, moraux, spirituels, culturels, économiques, etc. C’est pourquoi, la question de l’exigence de qualité se pose en terme holistique et non parcellaire. L’éducation de qualité est donc celle qui repose sur les quatre piliers proposés par le rapport Delors, à savoir : apprendre à connaître, apprendre à faire, apprendre à vivre ensemble, apprendre à être[1]. L’éducation vise d’abord à apprendre à comprendre le monde qui nous entoure en élargissant nos connaissances. Elle permet aussi de se doter de compétences nécessaires pour transformer et adapter notre environnement à nos besoins. Elle nous dispose à vivre ensemble avec les autres par la non violence et la coopération mutuelle. Enfin elle doit permettre l’épanouissement complet de l’homme, dans toute sa richesse et la complexité de ses engagements. Voyage intérieur qui ouvre l’individu au rapport à autrui en un mouvement dialectique de maturation, allant de la naissance à la fin de la vie, l’éducation de qualité est l’éducation pour tous tout au long de la vie.

 

 

 

 

 

 


[1] DELORS(Jacques) (présidé par.).- Rapport à l’UNESCO de la Commission internationale sur l’éducation pour le XXIè siècle, (Paris, éditions Unesco et éditions Odile Jacob, 1996).

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