La Philosophie chrétienne au XXè siècle 1

LA PHILOSOPHIE CHRETIENNE AU XXè SIECLE

RESUME

Dans ce cours sur la philosophie chrétienne au XXè siècle, nous essayons, dans ce siècle foisonnant de philosophies, de déceler les traces de la notion de philosophie chrétienne chez les auteurs contemporains qui l’ont utilisé lors d’un débat initié par la société française de philosophie en 1931. Existe-t-il une philosophie chrétienne ? La question mérite d’être posé. Elle est surtout une question existentielle qui oblige celui qui la pose à prendre position.

MOTS CLEFS

Philosophie, christianisme, contemporain, néo-thomisme, existentialisme.

ABSTRACT

Is there a Christian philosophy ? To a question of this sort almost any reply might be given, on the face of it, in view of very diverse conceptions which exist both of philosophy and of Christianity. My intention is not to talk at random, I shall discuss several characteristic answers to our question in the hope of reaching some positive idea of what Christian philosophy is and of making, if possible, a fresh contribution to the subject. So the first part of my teaching deal with the famous debate which took place in France in 1931 and which set against one another the finest intellects of that country.

KEY WORDS

Philosophy, Christianity, contemporary, neo-thomism, existentialism.

INTRODUCTION : EXISTE-IL- UNE PHILOSOPHIE CHRETIENNE?

Le christianisme visant comme entrée de jeu à réformer l’ensemble de sa conduite pour introduire le fidèle à une vie nouvelle, doit naturellement rencontrer dans la réalisation de cet idéal, la philosophie, dont le but est d’éclairer et d’orienter l’existence humaine. Philosophie dont les types sont extraordinairement nombreux et divers, depuis la retraite cynique jusqu’au défoulement existentialiste, en passant par tous les équilibres posibles entre le verbe et l’action, entre la recherche de la connaissance et celle de la libération. Etant donné que, par ailleurs, les dons de l’Esprit sont multiples et les avances de la grâce étonnament variées, la synthèse des deux projets doit donner lieu à un nombre considérable de rythmes normatifs n’ayant en commun que le titre de philosophie chrétienne. Dans la production strictement philosophique, que seule nous retiendrons, quelques constantes se manifestent, ce sont plus précisément des traits structuraux. Les diverses œuvres s’organisent autour d’une opposition fondamentale, elles se constituent même dans et par leur participation directe à un conflit ontologique. Celle-ci oppose deux compréhensions du sens de l’être, et donc les désignations de l’effectif rapport de l’homme à lui-même, et les déterminations manifestant effectivement l’être qui en découlent. Le conflit de la substance et de l’insubstantiel de la présence et de l’évidemment, de la plénitude sensible ou vitale et de la vacuité de la conscience et de la temporalité, non seulement peut servir de fil conducteur pour une lecture réflexive de notre histoire philosophique, mais surtout il permet d’en comprendre la variété des productions.

Dans cette production assez hétéroclite, nous nous intéresserons à la philosophie chrétienne du XXè siècle. D’abord, essayons de répondre à la question de Maurice Nédoncelle qui s’interroge de savoir s’il existe une philosophie chrétienne? Voici ce qu’il écrit : « Si un philosophe est chrétien, il n’a pas besoin d’avoir honte de l’être. Mais, si quelqu’un d’autre lui dit : ‘‘Alors, vous avez une philosophie chrétienne’’ (ou, pour rendre les choses pires, une philosophie catholique ou protestante), il eût être à peine heureux ou même extrêmement déconcerté. Car ce qu’on est en train de lui dire, est quelque chose du genre : ‘‘Vous n’êtes pas un philosophe au sens strict, vous vous servez de la religion pour étayer vos raisonnements. Vous êtes prétentieux, mais il vous manque un terrain d’application pour vos idées, vous n’êtes pas habilité à en tirer certaines déductions. »  [1]

Mais, poursuit-il, cela n’est pas aussi simple; cette allusion ou cette remarque simple d’esprit n’est pas suffisante pour faire le tour de la question. En cela notre auteur évoque Karl Jaspers qui écrivait il n’y a pas si longtemps que : « La Bible et la tradition biblique ne sont pas les fondements de notre philosophie…La recherche philosophique en Occident – qu’elle soit reconnue ou non – utilise toujours la Bible, même quand celle-ci est attaquée[2]. » Cela est manifestement vraie, et le problème nous précède toujours.

Décidément le problème n’est pas aussi simple qu’il puisse paraître. En effet, en y réfléchissant, nous voyons qu’il est assez complexe. Affrontons-le franchement. Existe-t-il une philosophie chrétienne? A une telle question, presqu’aucune réponse ne peut être donnée. Car une telle question fait apparaître diverses conceptions de philosophies et de christianismes.

Puisque l’intention de notre auteur n’est pas d’en parler à tout propos, il nous invite à discuter des nombreuses réponses qui caractérisent la question afin d’atteindre une réponse positive à la question de savoir ce qu’est une philosophie chrétienne et d’apporter sa contribution à ce vaste débat.

Nous ne verrons pas dans ce cours l’émergence de cette pensée chrétienne à l’époque des Pères de l’Eglise.  Signalons toutefois que même chez St Augustin, l’expression de philosophie chrétienne est assez rare. Etienne Gilson qui en a fait une recherche bibliographique atteste l’avoir relevée qu’une seule fois[3]. Il semble, en somme que philosophie chrétienne ne signifie rien d’autre chez Augustin que religion chrétienne, ce qui s’accorderait avec sa fameuse formule, reprise plus tard par Erigène et Malebranche : la Religion, c’est la vraie philosophie. Notre point de départ sera donc le fameux débat de 1931 qui a eu lieu en France sur la philosophie chrétienne où les intellectuels de différents bords ont pris une part active. Ce sera la première partie de ce cours. La seconde partie sera une présentation de ces différents auteurs du XXè siècle que nous considérerons comme philosophes chrétiens. Notre troisième partie dégagera notre position, car nous sommes nous aussi partie prenante dans ce débat.

PREMIERE PARTIE : LE DEBAT DE 1931

A. LES PREMIERS ECRITS AVANT 1931

Notre siècle ne fut certainement pas le premier à appliquer l’épithète de « chrétienne » à la philosophie d’une certaine façon. Nous allons traquer cette idée de « philosophie chrétienne » en deux étapes. La première étape part d’Augustin dont nous avons donné les références de textes, pour s’arrêter au débat de 1931 qui a véritablement posé le problème de la philosophie chrétienne à l’époque contemporaine. Nous suivons pour cette partie du travail, la remarquable recherche d’Etienne Gilson, l’esprit de la philosophie médiévale, particulièrement ses notes bibliographiques devant servir à l’histoire de la notion de philosophie chrétienne.

Nous voulons citer en premier Erasmedans son ouvrage Enchiridion militis Christiani[4]. Au chapitre II, l’auteur parle de l’utilité pour le jeune homme de s’initier à la philosophie grecque, mais sans s’y attarder, ni surtout y demeurer. Il se réclame de St Basile, de St Augustin et de St Jérôme. La poésie d’Homère et de Virgile est toute allégorique. Dans la citation de la col 7 à 8, il emploie l’expression de philosophie chrétienne. Au chapitre 3, il écrit que toute sagesse vient du Christ; il est lui-même la vraie sagesse (col. 9-12). Cet écrit tourne autour de l’idée de philosophie chrétienne sans l’aborder directement.

Dans un autre de ses ouvrages intitulé, Ratio seu methodus compendio perveniendi ad veram theologiam[5], il écrit que la théologie opposée à la philosophie grecque; c’est une « philosophia coeslestis », « Christi coelestem philosophiam » (col. 83D), et il ne faut pas la corrompre en y mêlant trop de philosophie grecque.- Dogmes nouveaux inconnus des philosophes et introduits par le Christ (84E). Il proteste contre l’abus des commentaires scolastiques et l’oubli des Ecritures elles-mêmes (132D); cf (133F-138C). Erasme s’en prend surtout à Scot et Occam, mais parle avec respect de St Thomas dans cet écrit.

Dans un court traité intitulé Raraclesis, id est adhortatio ad christianae philosophiae studium,[6], Erasme aborde la question d’une façon spéciale. C’est son texte le plus important sur la question. La « philosophia Christi » est oubliée ou ridiculisée par ses contemporains; il veut les rappeler au Christ, qui est le seul docteur (139B-D); c’est au baptême que se trouve « prima Christianae philosophiae professio » (141D). Erasme donne une définition de la philosophie chrétienne au 141E, 141F. Pour lui cette philosophie chrétienne ne se trouve que dans l’évangile et dans les écrits apostoliques (142CD) , contre les scolastiques (143AD).

D’autres textes comme celui contenu dans la Catechismus concilii Tridentini, pars I, cap, 2, art 6, ou encore celui de François Suarez, dans ses Metaphysicae Disputationes de 1597, surtout le 2è paragraphe de l’ouvrage, dans Ratio et discursus totius operis parlent de philosophie chrétienne de façon explicite. Vous pouvez aussi consulter les Opera Omnia[7]. Nous voudrions en revanche nous étendre sur un auteur dominicain du nom de  Chrysostome Javellus[8]. Pour mieux le connaître nous vous demandons de vous rapporter à l’article de M.D. CHENU, paru dans le Dictionnaire de Théologie Catholique[9], ou encore sa note pour l’histoire de la philosophie chrétienne parue dans la Revue des sciences philosophiques et théologiques[10].

Le Père CHENU note avec raison que le titre a été suggéré par Erasme[11] et que cette philosophie est une théologie. Nous pouvons ajouter que tout se passe comme si ce dominicain s’était proposé de constituer une « philosophie chrétienne », répondant au vœu d’Erasme. C’est en effet, une morale; elle est en liaison avec l’Antiquité par Aristote et plus encore par Platon; elle est si simple, essentiellement religieuse et plus parénétique que dialectique. Sur l’esprit qui l’anime, nous vous suggérons de voir surtout, dans Christiana philosophia[12]la partie I, 1 : De Celsitudine divinae et christianae philosophiae moralis. La morale chrétienne l’emporte sur les autres, parce que : 1°) elle dépend de Dieu (p. 379); 2°) ses interprètes s’accordent (p.380); 3°) elle est plus complète (p. 380-381); 4°) pure de toute erreur (p. 381-382); 5°) féconde en résultats excellents (p. 382-387). Le corps de l’ouvrage comprend l’étude des vertus théologales et cardinales (« prudence chrétienne, justice chrétienne etc) des sept péchés capitaux, des sept dons du Saint Esprit, des bonnes œuvres, des sept Béatitudes et du Souverain Bien. Le reste du volume reproduit deux écrits antérieurs de Javelli, Philosophia civilis christiana(la cité chrétienne, le prince chrétien, le peuple chrétien) et la Philosophia oeconomica christiana (la famille chrétienne, ses membres et leurs fonctions).

Honoré Guez de Balzac[13] sera notre sixième référence. Particulièrement dans son discours cinquiesme, de la trop grande subtilité dans les choses de religion, une allusion est faite à la philosophie chrétienne par l’auteur quand il écrit : « Et à votre avis (Dieu) n’aurait-il point envoyé le saint Thomas des derniers temps aux successeurs d’Aristote, afin de les traiter selon leur humeur, et de les convertir à leur mode; afin de les gagner par leurs syllogismes et par leur dialectique? Ce saint Thomas de l’Ecole n’aurait-il point été choisi, pour être l’Apôtre de la nation des Péripatéticiens, qui n’était pas encore bien assujettie et bien domptée[14]… », etc. Une autre allusion est à noter dans le discours sixiesme[15]; Dans le discours onziesme, la référence est plus explicite quand l’auteur écrit : « Je veux suivre Moïse, à quelque prix que ce soit…Ce que j’ai entendu, je l’ai admiré; ce que je n’entends pas je l’admire davantage. Quelqu’un a dit autrefois cela de la physique d’un philosophe païen; ne me sera-t-il pas permis de la dire de la Métaphysique chrétienne[16]? » Il poursuit en ajoutant que « l’humilité, vertu inconnue d’Aristote, est essentielle pour la comprendre[17] » Le discours douziesme, pose le problème des rapports de l’autorité et de la raison[18].

On ajoutera à ce traité, l’Apologie contre le docteur de Louvain[19], et tout le reste du volume, notamment les essais adressés à Descartes, qui contiennent des remarques sur la question. Le Socrate chrétien, où l’on ne voit communément qu’un exercice de rhétorique, prend une certaine unité lorsqu’on étudie en fonction du problème de la philosophie chrétienne.

Chez André Martin Ambrosius Victor de l’Oratoire[20], la philosophie chrétienne est identifiée avec la philosophie de saint Augustin. L’ouvrage est une mosaïque de textes empruntés à saint Augustin et groupés selon un ordre systématique. La notion de philosophie chrétienne est expliquée dans la préface[21]. Quant à l’expression « philosophie des païens », elle n’est pas rare sous la plume de Malebranche; son opposition à ce qu’il désigne ainsi (Aristote et la scolastique aristotélicienne) est un thème si caractéristique de sa pensée, que son meilleur historien définit sa doctrine comme une « philosophie chrétienne, qu’il faudrait écrire avec un trait d’union[22]. » Rien de plus juste.

Pourtant, Gilson n’est pas sûr que l’expression même de « philosophie chrétienne » se rencontre dans ses ouvrages. On y rencontre fréquemment « philosophes païens » et « philosophes chrétiens »; on y rencontre aussi « philosophie païenne », mais qu’il oppose à cette dernière, c’est la philosophie véritable[23]. Comme Malebranche connaissait bien André Martin Ambrosius Victor, on peut se demander s’il n’a pas intentionnellement évité ce terme, que tout historien considérera comme nécessaire lorsqu’il s’agit de lui. Peut-être voulait-il marquer par là que la philosophie des chrétiens est, en effet, la philosophie véritable, c’est-à-dire la philosophie tout court, sans épithète, et non une espèce du genre philosophie, dont la philosophie païenne serait l’autre espèce : « La Religion, c’est la vraie philosophie[24] ».

BIBLIOGRAPHIE

AMBROSIUS VICTOR(André Martin, de l’Oratoire).- Philosophia christiana Ambrosio Victore theologo collectore, (Paris, 1667), 5 vol. in-12

ANDRE(Père).- Œuvres (Paris, 1766), 4 vol.

BALZAC(Honoré Guez De).- Socrtae chrestien (Paris, A. Courbe, 1652), In-12

BRUCKERI(Jacques).- Historia critica philosophiae, tome III, (Lipsiae, 1766)

FERRARI(Jos. Ant.) (O.M. Conv.).- Philosophia peripatetica adversus veteres et recentiores praesertion philosophos, firmioribus propugnata rationibus Joannis Dunsii Scoti subtilium principis. (Venetis apud Thoman Bettinelli, 1754), grec in 8°, 2édit., augmentée.

GILSON(Etienne).- L’esprit de la philosophie médiévale, (Paris, Vrin 1948)

GOUDIN(Antoine).- Philosophia thomistica, juxta inconcussa, tutissimaque Divi Thomae dogmata, (Matriti, Typis societis, 1796), 4 vol, in 8°

GOUHIER(Henri).- La philosophie de Malebranche (Paris, J. Vrin, 1926)

JASPERS(Karl).- The Way to Wisdom, (Yale University Press, 1951)

JAVELLUS(Chrysostome).- Universam mortalem Aristotelis Platonis et christianam philosophiam epitome  in cerias partes distinctae…Lugduni, H. de la Garde, 1646, In fol et table (Bib. Nat., R. 946)

NEDONCELLE(Maurice).- Is there a christian philosophy ? (New York, Hawthorn Books, 1960)

SPIZELLUS(Th.).- Literatus felicissimus, sacrae metanoeae proselytus ; sive de conversione literatorum commentarius, (Augustae Vindelicorum, 1685), In-16, 555p.

 

 


[1] NEDONCELLE(Maurice).- Is there a christian philosophy ? (New York, Hawthorn Books, 1960), p. 7(C’est nous qui traduisons)

[2] JASPERS(Karl).- The Way to Wisdom, (Yale University Press, 1951), cité dans NEDONCELLE.- O.c, p. 7

[3] Galat, V, 1, Cont. Julian. Pelag., IV, 14, 72; P.L., t. XLIV, col. 774GILSON(Etienne).- L’esprit de la philosophie médiévale, (Paris, Vrin 1948), p. 413

[4] Des id. Erasmi Roter. Opera omnia Ludguni Batav. 1704 In Fool. T. V, col. 2-66 dans GILSON(Etienne).- L’esprit de la philosophie médiévale, O.c., p. 413

[5] t. V, col. 75-138 dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[6] t. V., col. 137-144 cité dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[7] Paris, Vivès 1861, t. XXV, début, sans pagination, cité par GILSON.- O.c., p. 413ss

[8] JAVELLUS(Chrysostome).- Universam mortalem Aristotelis Platonis et christianam philosophiam epitome  in cerias partes distinctae…Lugduni, H. de la Garde, 1646, In fol et table (Bib. Nat., R. 946), dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[9] tome VIII, col. 535-536, dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[10] tome XXI (1932), dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[11] la première édition de Javelli date de 1640 dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[12] p. 378-665 dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[13] BALZAC(Honoré Guez De).- Socrtae chrestien (Paris, A. Courbe, 1652), In-12, cité dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[14] Ibidem, p. 72-73, cité dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[15] p. 106-108, cité dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[16] p. 275-276, cité dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[17] p. 278-282, cité dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[18] p. 320-326, cité dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[19] p. 355-396, cité dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[20] AMBROSIUS VICTOR(André Martin, de l’Oratoire).- Philosophia christiana Ambrosio Victore theologo collectore, (Paris, 1667), 5 vol. in-12 cité dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[21] Vol I, cap. VI dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[22] GOUHIER(Henri).- La philosophie de Malebranche (Paris, J. Vrin, 1926), p. 108-164, cité dans GILSON.- O.c., p. 413ss

[23] MALEBRANCHE(Nicolas).- Recherche de la vérité, Préface, cité dans GILSON.- O.c., p. 431ss

[24] Morale I, 2, 11, cité dans GILSON.- O.c., p. 413ss

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