Zarathoustra et le prêtre de Nietzsche(suite 2)

On pourrait aussi retrouver chez Gœthe le concept du démonique (dämonisch) dans les Conversations de Gœthe avec Eckermann. Ce concept échappe à l’explication rationnelle ; le démonique est comme une puissance problématique et mystérieuse assimilable à un destin, qui s’empare des volontés d’un individu remarquable pour lui faire accomplir certaines actions nécessairement, alors que celui-ci croit toujours suivre ses inclinations. L’homme démonique est ainsi comme l’instrument de la puissance qui régit l’univers. Ainsi pour reprendre les mots mêmes d’Andler,  au contact de Goethe, « Nietzsche a remarqué, comme une particularité de l’homme supérieur, le don et le goût d’apprendre. N’avoir pas d’orgueil, ne pas hérisser sa propre originalité au contact d’une autre, mais l’ouvrir et l’élargir en y accueillant toutes les pensées dont elle peut s’alimenter, ce fut pour Nietzsche, au temps où il sentait croître en lui sa force novatrice, le secret même du génie[1]. »

A cette liste des ancêtres du Zarathoustra, nous n’oublierons pas Schiller et sa grande influence sur Nietzsche. Ce sont les Brigands de Schiller qui, en 1859, « donnent à Nietzsche adolescent une impression de surhumanité ; et le mot d’Uebermenschlich, c’est à leur occasion que Nietzsche le prononce pour la première fois.[2] » En écoutant plus tard, l’hymne à la joie de Schiller, « Nietzsche eut la révélation d’un sentiment de la vie qui lui en restera durable[3]. » C’est aussi de Schiller que Nietzsche héritera de ce pessimisme intellectuel qu’il appellera l’  « héroïsme de la vérité[4] ».

D’autres ancêtres de Nietzsche qu’Andler nomme, figure Hœderlin qui dans son Hypérion, « veut élargir son âme jusqu’à y condenser en un moment tous les âges d’or révolus, la quintessence des plus hauts esprits, la force de tous les héros du passé[5] ? ». Il y a aussi Fichte, ce grand philosophe de la conscience morale. Il apprend à Nietzsche que « le vouloir est la racine profonde de l’homme, (et que) l’essence que le moi trouve au fond de lui-même dans sa pureté, indépendamment de la position des objets vils externes[6]. »

Terminons cette série par Schopenhauer qui reste le vrai maître de Nietzsche, parce qu’en lui s’était faite cette synthèse de l’esprit romantique et de l’esprit gœthéen.  Nietzsche va être profondément séduit par cette pensée de Schopenhauer selon laquelle « toute représentation n’est que la face externe d’un fait plus profond qui est un vouloir. Une intuition immédiate a déposé au fond de nous cette connaissance irrationnelle, et en la généralisant nous obtenons la loi de l’être. Le monde est représentation et volonté[7]. » Mais le pessimisme de Nietzsche est plus courageux que celui de Schopenhauer.

Il nous restera à présent à mentionner l’influence des moralistes français sur Nietzsche, comme Montaigne, Pascal, la Rochefoucauld, Fontenelle, Chamfort et Stendhal. Nous mettons de côté les deux historiens que sont Jacob Burckhardt et Emerson. Ces idées allemandes, françaises, suisses et américaines ont préparé le Zarathoustra de Nietzsche. Mais de cette rencontre des idées, Nietzsche a produit un travail nouveau, formatif et dirigé. Il a senti la nécessité de les unir. Le Zarathoustra devient alors un mythe nouveau où « des choses qui ne s’étaient encore jamais regardées face à face, brusquement s’affrontent, s’éclairent et deviennent intelligibles les unes par les autres[8]. » Mais quel est ce nouveau mythe ?

Dans son Ecce Homo, Nietzsche nous révèle ceci : « Parmi mes œuvres, mon Zarathoustra occupe une place à part. En l’offrant à l’humanité, je lui ai fait le plus grandiose présent qu’elle ait jamais reçu. Ce livre, dont la voix porte au delà des millénaires, est non seulement le livre le plus haut qui soit, le vrai livre de l’air des cimes – tout le phénomène humain se trouve à des distances infinies au-dessous de lui – c’est aussi le plus profond jamais surgi des trésors les plus secrets de la vérité, un inépuisable puits où nul seau ne descend qui ne remonte chargé d’or et de bonté[9]. »  Pour Nietzsche, Zarathoustra qui parle dans ces pages, n’est pas un prophète, ni un hybride de maladie et de volonté de puissance, qu’on appelle fondateur de religion. Il nous demande plutôt de faire attention à l’accent qui sort de la bouche de Zarathoustra. Il s’agit d’un accent alcyonien. Zarathoustra n’est pas un fanatique. Son enseignement, aux dires de Nietzsche n’est pas une prédication, on n’y exige pas la foi. Il faut simplement avoir le privilège d’être auditeur. Cela ne fait pas de Zarathoustra, un séducteur. Il est aussi différent de n’importe quel sage, de n’importe quel saint, de n’importe quel sauveur du monde.

Quand Nietzsche se décide à conter l’histoire de son Zarathoustra il affirme : « La conception fondamentale de l’œuvre, l’idée de retour éternel, la forme la plus haute d’acquiescement qui puisse être atteinte, – remonte au mois d’août 1881 : elle a été griffonnée sur un feuillet, avec la mention : ‘‘ 6 000 pieds au-dessus de l’homme et du temps.’’ Ce jour-là, j’allais à travers bois, le long du lac de Silvaplana ; je fis halte près d’un énorme bloc de rocher dressé comme une pyramide, non loin de Surlei. C’est là que me vint cette pensée[10]… » C’est ici seulement, où Zarathoustra prend figure d’annonciateur chargé d’exposer la doctrine du retour éternel, que nous comprenons la place immense qu’il occupe dans l’univers intérieur de Nietzsche. Pour Andréas-Salomé Lou, « Zarathoustra vivait en Nietzsche comme une présence immanente, mais distincte de l’apparence périssable et humaine que lui, Nietzsche, avait revêtue en tant qu’individu[11]. » Selon elle, Nietzsche était né par hasard  dans une époque qu’il n’avait pas choisie, il était conditionné physiquement et intellectuellement par les circonstances et les vicissitudes de son existence éphémère. Ainsi, cet atypique se considérait comme une décadent, « digne tout au plus d’être détruit, et condamné à l’être ; mais il se considérait aussi comme le médium, aux facultés nécessairement pathologiques, dont l’éternité se sert, de tout temps, pour prendre conscience d’elle-même ; il avait la certitude d’être l’incarnation vivante du génie de l’humanité, par la voix duquel le passé dévoile au présent toutes les énigmes de l’avenir[12]. » Aussi Lou témoigne en disant que Nietzsche croyait incarner ce qu’il « nous a décrit comme la forme la plus haute de la décadence humaine : déchiré par les douleurs de l’enfantement qui présageaient la naissance d’un être surhumain, il se voyait sous les traits d’un homme qui décline et se brise, pour faire place à une créature nouvelle et suprême, qui sauverait le monde[13]. » Aussi Zarathoustra est à la fois l’enfant et le Dieu de Nietzsche ; il est l’acte et l’œuvre d’art d’un individu unique, mais aussi la synthèse de cet individu avec toute la lignée humaine, avec le sens de l’humanité lui-même. Il est aux dires de Lou « la créature et le créateur, l’être plus fort et de plus d’avenir, qui domine de très haut la personnalité souffrante et torturée de son auteur – il est le surNietzsche[14]. » Ainsi poursuit notre auteur, « s’établit entre Nietzsche et Zarathoustra un va-et-vient mystérieux, un échange d’idées continuel, qui entretient l’illusion qu’ils ne cessent, alternativement, de se dissocier et de se fondre l’un dans l’autre[15]. » Voici pour l’auteur.

Quant à l’ouvrage, un autre commentateur, Friedrich Würzbach affirme que « le Zarathoustra contient des traces de la Bible et du Zend Avesta, des prophètes et des prédicateurs, des psaumes et des dithyrambes[16].» Il poursuit plus loin : « La teneur de l’œuvre n’explique pas pourquoi Nietzsche a fait à cet antique et légendaire fondateur de religion perse l’honneur de s’en servir comme le truchement et le porte-parole de ses discours[17]. » Toujours selon ce commentateur, « il n’y a aucune parenté d’idées entre la doctrine du vieux Zoroastre et le Zarathoustra de Nietzsche[18]. » Sa sœur, poursuit notre auteur, « rapporte que la figure de Zarathoustra aurait été confusément présente dans l’esprit de Nietzsche dès sa première jeunesse, mais aurait subi au cours des années bien des métamorphoses[19]. » Mais finalement – dit plus tard Nietzsche – « j’accordai la préférence à un Perse. Les Perses ont été les premiers à penser l’histoire en grand et en général. Une série de périodes dont chacune est présidée par un prophète. Chaque prophète a son ‘‘hazar’’, son règne de mille années. Ce royaume de mille années fut déterminant[20]. » Nietzsche lui aussi voulait présider à un tel royaume. Ce n’est qu’après la rédaction de la première partie que la personnalité historique de Zarathoustra commence à l’intéresser. « Aujourd’hui, j’ai appris par hasard ce que signifie Zarathoustra, à savoir Etoile en or. Ce hasard m’enchante[21]. »

Et notre commentateur d’ajouter quelques lignes plus loin :  « Zarathoustra est la forme authentique et pure du nom Zoroastre, c’est donc un mot perse[22]. » Plus loin, Würzbach poursuit en disant que « Zarathoustra est le héros et le porte-parole de Nietzsche, mais que le Zarathoustra de Nietzsche contredit le Zarathushtra historique[23]. » En effet, dit-il, « Nietzsche s’en rendait nettement compte et tenta de donner une explication quelque peu hasardeuse : ‘‘On ne m’a pas demandé, on aurait dû me demander ce que signifiait justement dans ma bouche, dans la bouche du premier immoraliste, le nom de Zarathoustra : car ce qui fait la singularité inouïe de ce Perse dans l’histoire, c’est précisément le contraire de cela. Zarathoustra n’a vu que dans la lutte entre le bien et le mal la roue motrice dans l’engrenage des choses ; la traduction de la morale dans le domaine métaphysique, en tant que force, cause et fin en soi, est son œuvre. Mais cette question à tout prendre constituerait déjà la réponse. Zarathoustra est l’auteur de cette erreur fatale : la morale. Dès lors, il faut aussi qu’il soit le premier à le reconnaître. Non pas seulement qu’il ait une expérience plus longue et plus ancienne qu’aucun autre penseur – toute l’histoire n’est que la réfutation expérimentale du principe d’une prétendue hiérarchie morale dans le monde – l’important c’est que Zarathoustra est plus véridique qu’aucun autre penseur[24]’’. » Et il parle de sa doctrine qui à elle seule, « a fait de la véracité la vertu suprême – en opposition à la lâcheté de      ‘‘l’idéaliste’’ qui prend la fuite devant la réalité[25]. » Zarathoustra a plus de courage dans le corps que tous les penseurs réunis et c’est pourquoi chez lui « dire la vérité et bien lancer le javelot, telle est la vertu perse[26]. » Et Würzbache de conclure en faisant parler Nietzsche par la voix de Zarathoutra : ‘Me suis-je fait entendre ?…Le triomphe de la véracité sur la morale, la victoire sur soi-même remportée par le moraliste, et la transformation en son contraire, – en moi – c’est là ce que signifie dans ma bouche le nom de Zarathoustra[27]. »

En achevant cette partie, nous voulons souligner brièvement les sources philosophiques et les sources religieuses du Zarathoustra de Nietzsche. D’abord les sources philosophiques A cet égard, le prologue de Zarathoustra qui refermait déjà le livre quatrième du Gai Savoir n’est autre qu’une réécriture de l’Allégorie de la caverne qui ouvre le 7è livre de La République de Platon. Relisons le début de ce passage : « Lorsque Zarathoustra fut âgé de trente ans, il quitta sa patrie près du lac Ourmi et s’en alla dans la montagne. Là, il jouit de son esprit et de sa solitude et ne s’en lassa point dix ans durant. Mais enfin son cœur se transforma, et un matin, se levant avec l’aurore, il s’avança vers le soleil et lui parla ainsi " Ô grand astre !     … … Depuis dix ans, tu viens ici vers ma caverne…. Je suis dégoûté de ma sagesse comme l’abeille qui a recueilli trop de miel … je voudrais donner et distribuer jusqu’à ce que les sages parmi les hommes soient redevenus joyeux de leur folie. Pour cela je dois descendre dans les profondeurs[28] ».

N’est-ce pas là la même démarche que suit le prisonnier de la Caverne qui s’élève du Monde Sensible pour contempler le Soleil véritable dans le Monde intelligible et redescendre afin de guider les hommes ?

A la vérité, Ainsi parlait Zarathoustra n’est que le prolongement de l’apologie de Socrate [29]. Les deux hommes, instruits par la Révélation divine, se donnent pour mission de se rendre auprès de leurs semblables en vue de leur enseigner la vérité. Cette vérité réside désormais dans une science humaine, dans le « connais-toi toi même » et dans l’avènement du « Surhomme ».

Ensuite les sources religieuses. Mais Dieu est-il alors définitivement mort. Que non ! Le prologue du Zarathoustra constitue un véritable hymne au Dieu soleil : « II s’avança vers le soleil et lui parla ainsi : Ô grand astre ! Quel serait ton bonheur si tu n’avais pas ceux que tu éclaires ! Bénis-moi donc! Bénis la coupe qui veut déborder[30]. »

Cette prière résonne comme un écho de La République : « Quel est donc de tous les Dieux du ciel celui que tu peux désigner comme le Maître ? demande Glaucon et Socrate de répondre C’est le soleil évidemment. C’est le Soleil que je nomme le fils du Bien, que le Bien a engendré, semblable à lui même[31] ». L’allégorie de la Caverne, met en scène la lumière du Soleil qui projette les ombres confuses sur les parois de la grotte. Le prisonnier qui s’est libéré du monde sensible acquiert la Révélation de la vérité cosmique : « C’est le soleil quittait les saisons et les années, qui gouverne tout dans le monde visible, et qui, d’une certaine manière, est la cause de tout ce qu’il voyait avec ses compagnons dans la caverne [32]»

Cette héliolâtrie, ce culte du Soleil[33], dont les prémisses apparaissent chez Platon, se transformera en une véritable religion avec Julien L’Apostat, empereur romain de 331-369. Neveu de Constantin, successeur de Constance ce chrétien se convertit à l’héliolâtrie et rédigea un hymne fervent au Soleil-Roi qui débute par cette confession « Je suis l’adepte du Roi Helios car j’ai été pénétré dès mon enfance d’un amour passionné pour les rayons de ce Dieu[34]. »

Ainsi, dans cette quête de la sagesse philosophique, la prière aurorale de Zarathoustra « au grand astre apportant sa clarté au-dessous du monde » rejoint la parole du Socrate de la République « Ce qui répand la lumière de la vérité sur les objets de la connaissance et confère au sujet qui connaît le pouvoir de connaître, c’est l’idée du Bien qui a pour fils le Soleil[35]. » En somme, la foi héliolâtrique qui plonge ses racines dans le platonisme et le julianisme éclaire de ses rayons la sagesse de Zarathoustra.

Nous soulignons en fin de compte la profonde fidélité de Nietzsche à la doctrine de l’Académie. De fait, Zarathoustra qui, à la suite de longues années d’ascèse spirituelle, s’élève de sa caverne pour aller apporter la vérité à l’humanité, n’est que la réincarnation de Socrate qui, illuminé par l’Oracle de Delphes, se propose d’enseigner la vertu à ses concitoyens. Si l’un rejette les fables sur les divinités du panthéon grec et si l’autre proclame la mort de Dieu, il n’en demeure pas moins qu’ils se sont faits les zélateurs d’une nouvelle religion fondée sur la culte de la raison, de la lumière qui dérive du Dieu Soleil, cette héliolâtrie semble être en définitive la signification éthique de l’allégorie de la caverne et du prologue de Zarathoustra. Il nous reste à présent de décrypter le mythe de Zarathoustra.


[1] Ibidem, p. 20

[2] Ibidem, p. 33

[3] Ibidem, p. 33

[4] Ibidem, p. 34

[5] Ibidem, p. 53

[6] Ibidem, p. 72

[7] Ibidem, p. 81

[8] Ibidem, p. 248

[9] NIETZSCHE(Friedrich).- L’Antéchrist, suivi de Ecce Homo, (Paris, Folio/Essais, Gallimard, 1974), Avant-Propos 4, p. 95, textes et variantes établis par Giorgio Colli et Mazzino Montinari, traduit par Jean-Claude Hémery.

[10] Ibidem, p. 160

[11] LOU(Andréas-Salomé).- Friedrich Nietzsche à travers ses œuvres , (Paris, Bernard Grasset, 1992), traduit de l’Allemand par Jacques Benoist-Méchin, p. 182.

[12] Ibidem, p. 182

[13] Ibidem, pp. 182-183

[14] Ibidem, p. 183

[15] Ibidem, p. 183

[16] WÜRZBACH(Friedrich).- introduction à NIETZSCHE.- Ainsi Parlait Zarathoustra (Paris, Gallimard, 1942), traduction Maurice Betz, p. 8.

[17] Ibidem, p. 8

[18] Ibidem, p. 8

[19] Ibidem, p. 8

[20] Ibidem, p. 8

[21] Lettre à GAST, 20 MAI 1883 citée par WÜRZBACH.- O.c., p. 8

[22] Note à GAST, 23 AVRIL 1883 citée par WÜRZBACH.- O.c., p. 8

[23] WÜRZBACH.- O.c., p. 11

[24] Ibidem, p. 12

[25] Ibidem, p. 12

[26] Ibidem, p. 12

[27] WÜRZBACH.- O.c. pp.11-12.

[28] NIETZSCHE(Friedrich).- Ainsi parlait Zarathoustra, O.c., p. 9 et ss

[29] HIGGINS(Kathleen Marie).- Nietzsche’s Zarathustra (Philadelphia, Temple University Press 1987), p. 73 ss

[30] NIETZSCHE.- O.c. Ibidem, p. 9ss

[31] PLATON.- Œuvres Complètes , Tome VII – 1ère Partie, la République VI 508 b – c, (Paris, Belles Lettres 1975), texte d’Emile Chambry.

[32] République 516b

[33] ELIADE(Mircéa).- Traité d’histoire des religions, (Paris, Payot, 1987), p. 115 ss

[34] SANKHARE (Oumar).-  Actes du Symposium International à l’occasion du Centenaire de la Mort de Friedrich Nietzsche, Dakar, 18 avril-20 avril 2001, paru dans A.M.O. numéro du 4 novembre 2001, p. 121.

 

[35] République 509 a.

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